Le Premier ministre et son gouvernement sont aux abois.
La responsabilité de Sébastien Lecornu après sa gestion cataclysmique d'hier, ce n'est pas de dresser les Français les uns contre les autres, en les sommant de choisir leur camp (à part les casseurs, personne ne soutient les casseurs).
C’est d’apaiser et d’apporter des réponses politiques au mouvement social pacifique.
Il n'y a pas d'un côté les méchants manifestants (qui manifestent dans le respect républicain dans leur quasi totalité), et de l'autre le gentil gouvernement (hostile aux manifestants, dans sa totalité) qu'il faudrait sauver.
Notre camp, c'est la République, ses symboles et ses valeurs. Ni l'un ni l'autre n'ont été protégés hier. Ce sont aussi des droits associés, dont celui de manifester en sécurité.
Oui nous défendons la République, mais certainement pas La République En Marche, son mépris des mouvements sociaux depuis bientôt 10 ans, son incapacité totale à entendre la moindre revendication et sa dérive de plus en plus droitière, marquée par une doctrine de maintien de l'ordre qui couvre la France de honte dans le monde entier.
Mobilisations du 17 octobre: "C'est désormais le moment de choisir son camp", déclare Sébastien Lecornu, Premier ministre