Le championnat du monde de cherry-picking a (encore) trouvé son grand gagnant.
Veuillez, je vous en prie, laisser un peu de place à la concurrence
@ericcoquerel. Vous écrasez la compétition.
C’est bien dommage parce que vous commencez intelligemment en précisant qu’il est plus intéressant de chiffrer la charge de la dette en part de PIB. Malheureusement, il s’agit là de votre seule fulgurance.
Vous commencez dès le début par citer des chiffres faux :
- « 4 % de charge de la dette/PIB en 1996 ». C’est en réalité 3,6
- « Un taux supérieur (à 2027) en 2008, 2011 et 2012 ». Encore faux, il était enregistré respectivement à 2,87, 2,7 et 2,6 contre… 2,9 % prévu en 2027.
- « Taux largement supérieur » entre 1996 et 2004 ». Cette phrase n’est vraie que pour 1996-2008
Si on est malheureusement habitués à ces inepties dans votre parti, il est toutefois beaucoup plus inquiétant (et c’est là ou intervient le cherry picking) de constater votre légèreté à l’égard des conséquences que peut avoir le glissement de la charge de la dette, que vous balayez joyeusement.
Pour rappel, vous qui vantez le taux charge de la dette/PIB, vous ne précisez pas que celui-ci est parti pour augmenter, et de façon drastique après 2027 (qui est la dernière date que vous citez).
Le taux est en effet prévu pour monter à 3,2 %, 3,5 % puis 3,7 % en 2030, soit au-dessus de 1996. Et encore, ce taux est calculé sur l’hypothèse d’un taux d’OAT à 4,3 % alors qu’il est déjà à 4,8 % aujourd’hui. Ainsi il est tout à fait probable que la charge de la dette soit largement sous-évaluée.
Essayez d’ouvrir les yeux sur la situation svp. Après tout, c’est vous qui êtes président de la commission des finances et donc, êtes supposé veiller au grain sur l’état financier du pays. Un état qui pourrait (et apparemment je vous l’apprends) très vite devenir catastrophique…
D’accord les taux d’intérêts sont hauts, mais n’en rajoutons pas avec des discours catastrophiques qui nous mettent encore plus sous la pression des marchés financiers et qui nous privent d’échanges rationnels.
Oui la charge de la dette est haute, mais non, elle n’est pas la plus importante de l’histoire. En pourcentage du PIB, elle est de 2,9 %. Elle a été largement supérieure dans le passé récent 🔽