Une histoire folle : L’UE a sanctionné un colonel suisse pour ses phrases. On n’a pas jugé Jacques Baud. On l’a débranché.
Le 15 décembre 2025, l’Union européenne inscrit un Suisse de 70 ans sur une liste de sanctions, Jacques Baud.
Ancien colonel d’état-major, renseignement, ONU, missions OTAN en Ukraine.
Pourquoi ?
Parce qu’il écrit des livres et parle à la télé. Motif officiel : « porte-parole de la propaganda pro-russe ». L’exemple cité : il aurait accusé l’Ukraine d’avoir orchestré sa propre invasion pour entrer dans l’OTAN.
Dix lignes au Journal officiel, pas de juge, pas d’avocat, pas d’audience.
Il habite Bruxelles. Le lendemain, tout meurt, comptes, cartes de crédit, virements. Un ami n’a plus le droit de lui envoyer de l’argent. Interdiction d’entrer et de sortir de l’UE. Il est déjà dedans.
Donc prison à ciel ouvert.
Pendant sept semaines, des inconnus lui apportent du pain. Il peut regarder son solde. Il ne peut rien payer. Ni loyer. Ni nourriture. Ni métro.
La Suisse refuse de reprendre la sanction. En février 2026, la Belgique, « pour raisons humanitaires », lui rend le droit d’utiliser SON argent pour manger et payer son loyer.
Puis UBS, banque suisse, coupe tout quand même.
Voilà. En Europe, en 2025, on peut geler un homme pour une phrase, transformer le pain en dérogation, et laisser une banque faire ce qu’un État a refusé.
Voilà le récit. On n’a pas prouvé un crime. On a sanctionné une analyse.
Un homme a été débranché pour des phrases. Le pain est devenu une dérogation et le compte bancaire, une faveur.
La liberté d’écrire, est elle devenu un risque existentiel ?