La situation n'est évidemment pas assez grave pour que les fachos, les réacs et autres éléments "d'extrême-droite" descendent dans la rue pour défendre leur tribu. Il s'en faut de beaucoup. Dans trois jours, à Paris, tout sera nettoyé, les vitrines seront changées et les touristes ne verront rien de ce qu'il s'est passé. On est encore au stade de simples émeutes de rues, avec des racailles de banlieues qui cherchent à piller des magasins. Rien de grave, donc, sauf pour quelques commerçants indépendants qui perdent beaucoup. Les grandes enseignes, elles (Adidas, Rolex, Franprix, Courir, etc.) se remettront très facilement de ces quelques déprédations. Alors certes, les images qui tournent en boucle peuvent faire peur. Mais ce soir à Paris, les restaurants sont pleins à Montparnasse, et le public fait la queue devant tous les théâtres de la rue de la Gaîté. Bonne nuit, et rendez-vous au mois d'avril pour le premier tour de la présidentielle. C'est là que le sport va vraiment commencer.