La disparition d'Édouard Balladur me touche profondément.
À Matignon comme ailleurs, il a tenu son cap avec un calme et une dignité qui forçaient le respect.
Il fut proche de Nicolas Sarkozy, et toute notre famille politique lui doit une part de ce qu'elle est.
J'ai eu l'honneur, comme garde des Sceaux, de porter la révision constitutionnelle de 2008, née des travaux du comité qu'il présidait. Il aimait les institutions parce qu'il respectait les Français.
Député de Paris pendant plus de vingt ans, il a servi notre ville avec une élégance devenue rare.
À ses enfants, à ses petits-enfants, à tous les siens, j'adresse mes condoléances les plus sincères.