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@franceinfo, je suis le journaliste qui a révélé la vidéo de Raphaël Glucksmann pour
@LeMediaTV. Pendant plus de deux minutes, votre plateau s'est interrogé sur le "contexte" de ces propos. Vu que personne n'a pensé à demander au Média TV, je vous réponds ici :
Ce n'était pas une conversation privée : c'était une réunion du courant de Boris Vallaud, le 17 septembre, devant une trentaine de cadres socialistes, avec un lien Zoom ouvert à distance. Parler de "violation de la vie privée" pour une réunion politique diffusée en visio, c'est confondre l'intimité d'une personne et l'activité d'un parti. Par ailleurs, les conversations privées des candidats à la présidentielle peuvent être d’intérêt général, il suffit de regarder Mediapart.
"Qu'est-ce que ça apporte au débat public ?" Ce qu'un candidat à la présidentielle dit de ses rivaux quand il se croit entre soi. Votre éditorialiste le reconnaît lui-même : le patron des députés PS, assis à côté, "ne bronche pas". C'est précisément une information.
On peut nous prêter toutes les intentions, mais une information se juge sur sa véracité. Sur votre plateau, personne n'a contesté ces propos. Quant à la comparaison avec les "journaux poubelles" des années 30, elle en dit long sur le regard porté sur la presse indépendante.
Révéler ce que les responsables politiques disent loin des caméras, c'est le travail de la presse, et le contenu des réunions de courants du PS se retrouve régulièrement dans vos colonnes comme dans celles de vos confrères.
Le plus ironique reste que franceinfo a construit tout un plateau sur notre révélation, sans jamais nous inviter. Je reste disponible pour la prochaine fois.