Vincent Bolloré ne va plus pouvoir mettre en vedette sur CNews la brave Xenia Fedorova, agente russe.
Mais heureusement, Matthieu Pigasse prend le relais, en mettant en vedette sur Radio Nova cette brave Tatiana, agente russe.
C'est fou comme ils se ressemblent, ces deux là : toujours prêts à rendre service.
A l'ennemi.
Donc maintenant, sur une radio française (Radio Nova), on a une russe nostalgique de l’URSS qui nous explique que son pays s’est développé "au prix de ses propres vies", puisqu’il n’avait "pas de colonies".
Petit rappel historique: l’Empire russe a colonisé la Sibérie et l’Asie centrale, dont la Russie soviétique a continué d’exploiter les ressources pour se développer. Cette dernière a également repris certaines pratiques colonialistes, comme la russification forcée.
Après avoir pactisé avec l’Allemagne nazie pour se partager l’Europe de l’Est, l’URSS a envahi et annexé l’est de la Pologne et les pays baltes, avant d’imposer sa domination à une grande partie de l’Europe centrale et orientale pendant près d’un demi-siècle.
Avant même l’occupation soviétique, le taux d’alphabétisation atteignait déjà 94 % en Estonie (1934), 93 % en Lettonie et 92 % en Lituanie (1939). À titre de comparaison, la Russie soviétique affichait un taux de 82 % en 1939.
Quant aux droits des femmes, elles avaient obtenu le droit de vote dans les trois pays dès 1918-1919 et siégeaient déjà dans leurs assemblées parlementaires.
C’est facile de dresser un bilan glorieux de l’URSS quand on raconte son histoire du seul point de vue de Moscou, en effaçant celle des peuples européens et asiatiques colonisés, déportés et soumis à sa domination.