Vanité de la misère, misères de la vanité.
Au-delà du fait que les acteurs semblent engourdis par l’argent, qu’il n’y a aucune idée de cinéma dans ce film, et qu’une campagne de publicité indécente, digne de LVMH, a accompagné sa sortie ; l’adaptation des Misérables montre le problème de confier l’adaptation de chefs d’œuvre à des pillards contemporains, gavés de subventions, de régulations publiques ne protégeant plus que l’entre soi et de circuits oligarchiques, ne devant leur carrière qu’au réseau et leur accès à des mânes financières vérolées.
Tout ce petit monde concupiscent ne sait ni ne comprend rien non pas de la misère mais de l’âme humaine, et à l’heure d’offensives réactionnaires catastrophiques, transforme l’une des piliers de notre culture populaire et de l’âme de notre pays en une machine à sous engraissante et avariée.
À l’heure où l’on pleure les dizaines de millions d’euros publics qui devront être dépensés pour compenser les commerçants, voilà pas moins de 40 millions d’euros, provenant tous directement ou indirectement de la puissance publique, qui n’ont servi qu’à nourrir les estomacs bien nourris d’une caste parasitaire dont la France ferait bien de se débarrasser.
Pitié pour tous ces pleutres qui vivent des efforts de la nation et n’ont pas même idée d’à quel point ils ne font que la piller.