Jean-Luc Mélenchon en plein naufrage.
La violence est un naufrage. L’éloge de la violence ou son déni sont un naufrage.
Le complotisme est un naufrage. L’attaque contre les médias est un naufrage.
Rien n’est anodin dans ces messages d’aujourd’hui. Tout y est dangereux.
Ils révèlent un basculement profond : ne plus chercher à convaincre les Français d’une idée, mais les persuader qu’on leur cache la vérité.
Suggérer que les médias dissimulent et que les institutions manipulent, c’est le ressort même du complotisme et des dérives illibérales.
Un « responsable » politique qui s’emploie à délégitimer les institutions et les contre-pouvoirs ne combat plus un gouvernement. Il sape les fondements de la démocratie.
À force de convaincre que tout est manipulation, il rend impossible toute vérité partagée.
Ne restent alors que des croyances qui s’affrontent, des camps qui se radicalisent et une société qui se fragmente chaque jour un peu plus.
Voilà la véritable hypocrisie : prétendre défendre le peuple en détruisant ce qui lui permet de penser, de juger, de délibérer librement et de se réconcilier.
Plein soutien aux forces de l’ordre agressées et qui font face.
Plein soutien également aux secours entravés dans leurs interventions, aux commerçants pillés, aux maires dont les hôtels de ville ont été saccagés et aux manifestants dont les revendications sont rendues inaudibles par une violence qui, le plus souvent, leur est étrangère.
Nous ne laisserons pas la violence et l’exacerbation des passions conduire le pays au naufrage. Au naufrage politique, économique, financier, civique et démocratique.
Cela doit être l’obsession de tous les démocrates et de tous les patriotes.
Ce soir, comprenant que la situation lui échappe, Jean-Luc Mélenchon se défausse sur le préfet. On ne se dédouane pas d’avoir attisé l’incendie en accusant ceux qui tentent de l’éteindre.
Tel Néron devant Rome en flammes, il contemple un incendie qu’il a lui-même attisé. Il devra rendre des comptes.
Dans Paris, le commandement aberrant a ouvert la porte au chaos. Les chefs ne savent plus que faire, la troupe a peur et se déchaîne.
Je ne sais pas qui entendra ma voix dans de telles circonstances, mais mon message est clair : ceux qui partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage, le saccage.
Quelles que soient les responsabilités du pouvoir et de ses incompétents et leurs violences, nous devons refuser de participer à des actions sans signification politique et contraire à nos méthodes.