La France est malade de ne plus savoir quelle est sa voie. Les élites n'ont plus de propositions à la hauteur, et le peuple, déboussolé, agit instinctivement. Or, lorsque la raison politique disparaît, l'instinct conduit à la violence. Nous sommes manipulés, endoctrinés par des professionnels de la politique qui ne voient plus que leurs propres intérêts. Ils ne prennent même plus la peine de faire semblant : ils veulent le pouvoir pour la notoriété qu'il procure, sans toujours savoir ce qu'ils en feront une fois conquis. La démocratie, pour qui, pourquoi ? Quand plus personne ne dirige vraiment une société fracturée, devenue presque irréconciliable sur fond de crise économique, qui peut encore venir à notre secours ? L'élection présidentielle de 2027 s'annonce comme un fiasco. Tout le monde parle, personne n'écoute. On mettrait demain une marionnette au pouvoir que nous finirions presque par ne plus voir la différence. La France crie au secours, mais elle ne sait plus dire qui elle est, ni même indiquer l'endroit où elle agonise. Alors elle crie parce qu'elle souffre. Mais elle crie dans le désert.
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La France est malade de ne plus savoir quelle est sa voie. Les élites n'ont plus de propositions à la hauteur, et le peuple, déboussolé, agit instinctivement. Or, lorsque la raison politique disparaît, l'instinct conduit à la violence. Nous sommes manipulés, endoctrinés par des professionnels de la politique qui ne voient plus que leurs propres intérêts. Ils ne prennent même plus la peine de faire semblant : ils veulent le pouvoir pour la notoriété qu'il procure, sans toujours savoir ce qu'ils en feront une fois conquis. La démocratie, pour qui, pourquoi ? Quand plus personne ne dirige vraiment une société fracturée, devenue presque irréconciliable sur fond de crise économique, qui peut encore venir à notre secours ? L'élection présidentielle de 2027 s'annonce comme un fiasco. Tout le monde parle, personne n'écoute. On mettrait demain une marionnette au pouvoir que nous finirions presque par ne plus voir la différence. La France crie au secours, mais elle ne sait plus dire qui elle est, ni même indiquer l'endroit où elle agonise. Alors elle crie parce qu'elle souffre. Mais elle crie dans le désert.
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Au début du conflit russo-ukrainien, nous devions très vite forcer Poutine à mettre un genou à terre. Son économie ne tiendrait pas, son isolement finirait par le contraindre à reculer et à abandonner ses ambitions territoriales. Qu’en est-il quatre ans plus tard ? Poutine est toujours là, incontournable dans toute décision visant à mettre fin au conflit. Son économie, sans être florissante, lui permet encore de soutenir l’effort de guerre face à une Europe qui aide massivement l’Ukraine. Chaque jour, pourtant, nous nous essoufflons un peu plus et, en France, certaines voix commencent à crier : stop. La Russie et la Chine ont une longue histoire, aujourd’hui renforcée par leur convergence au sein des BRICS. Et ce n’est pas une "girouette" comme Trump qui viendra facilement s’interposer entre elles. Poutine raisonne dans la froideur et le temps long ; Trump réagit à l’instinct et dans l’instant. L’un avance ses pièces sur l’échiquier, l’autre peut décider de tout jeter, comme un enfant qui ne veut plus de son jouet.
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La droite républicaine joue avec le feu et ne se réveillera que lorsqu’il sera trop tard. Le trop-plein de candidats disperse les voix : tous le savent, mais aucun ne cédera, leur ego restant leur unique boussole. Si une primaire avait lieu, même sans Édouard Philippe, qui se croit intouchable, elle permettrait de réduire le nombre de candidats et, peut-être, de contenir la montée en puissance de LFI. Un second tour RN-LFI ferait basculer la France dans l’inconnu. Tout deviendrait alors envisageable : tensions sociales, insurrection, crise financière, intervention de l’UE… Nous découvririons un monde qui nous échapperait un peu plus chaque jour. Messieurs de la droite, continuez donc à contempler votre nombril et à compter vos maigres troupes. Lorsque vous relèverez enfin la tête, il ne vous restera plus qu’à expliquer aux Français pourquoi, par vanité, vous avez laissé le pays choisir entre deux extrêmes.
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Être à la tête d’un parti, c’est disposer de moyens considérables, financés par les adhérents et, pour partie, par le contribuable. Prenons, tout à fait au hasard, le " RN ", un jeudi après-midi pluvieux. Bardella est seul dans son bureau. Il vient d’arriver après un déjeuner copieux avec quelques journalistes du JDD. Après une demi-heure de sudoku, le temps d’amorcer une lente digestion, il appuie sur l’interphone. - Albert, le trésorier ? Tu peux me prendre deux billets pour Nice vendredi ? Je vais voir mon pote Ciotti et j’en profiterai pour passer le week-end à Monaco avec ma princesse. Retour lundi après-midi. Deuxième appel. - Judith ? Salut Juju. Tu peux m’avoir Praud chez CNEWS ? Dès que tu l’as, passe-le-moi. Quelques minutes plus tard : - Allô, Pascalou, comment vas-tu ? J’aurais besoin de passer à l’antenne pour faire la promo de mon bouquin qui sort la semaine prochaine. - Mercredi, ça te va ? - Plutôt jeudi. Le mercredi soir, je joue au padel. - Parfait. Viens un peu en avance, on se fera une bouffe. Voilà une semaine ordinaire dans la vie imaginaire d’un grand parti politique : des billets de train, des déjeuners, un plateau télé, un livre à vendre et une partie de padel à ne surtout pas manquer. Pendant ce temps, les adhérents collent des affiches, paient leur cotisation et s’imaginent qu’on est en train de changer leur monde et leur quotidien.
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Macron a le cuir bien tanné. Il restera à son poste jusqu’à la dernière seconde, jusqu’au moment où il sera raccompagné de la cour de l’Élysée à sa voiture. Une minute auparavant, il aura encore serré chaleureusement la main de son interlocuteur, avec cette proximité qui le caractérise. Macron est un homme tactile : si vous ne l’agressez pas, il ne vous mordra pas. Une éducation solide, fondée sur le respect de l’autre. Son erreur aura été ailleurs : ne pas avoir suffisamment dialogué avec ses concitoyens, ne pas avoir expliqué qui il était, ce qu’il voulait faire et quelle était sa vision politique. Il a laissé à l’opposition le soin de raconter son histoire à sa place. Le résultat, on le connaît. Une dette, même abyssale, n’est jamais le fruit d’un seul homme, mais celui d’un pays qui, depuis des décennies, vit au-dessus de ses moyens et refuse de regarder la réalité en face. Macron n’est pas un ennemi. Seulement un homme pressé dans un pays qui ne voulait plus l’être.
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83 % des Français sont insatisfaits de Macron, et la meute continue inlassablement de le pourchasser. Les médias, incorrigibles dans leur quête du buzz, cherchent à survivre, eux-mêmes étant bien mal en point. Les Français, chaque jour plus inquiets, ne trouvent plus aucune branche à laquelle se raccrocher. La guerre à l’extérieur, les émeutes à l’intérieur, les enfants qui défilent dans les rues, le pouvoir d’achat qui s’effrite inexorablement, une classe politique qui prépare une élection sans vraiment y croire, et des journalistes qui s’acharnent à salir un homme qui aura disparu dans six mois. Voilà le tableau de la France, sans fioritures. Celui que les plus optimistes pourraient encore dresser. Et si, malgré tout, il vous reste un brin d’humour et une confiance immodérée dans l’avenir, courez vite faire des enfants !
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A-t-on déjà évalué, dans un meeting, le temps passé par l’orateur principal à égrener des banalités, multiplier les circonvolutions et meubler l’espace avant d’aborder enfin l’essentiel, ce que les militants attendent parfois depuis des heures ? Car un discours de meeting n’a rien de spontané. Il est méticuleusement construit pour faire réagir une salle préalablement chauffée. Toutes les cinq phrases ou toutes les cinq minutes, il faut sortir la formule choc qui réveillera un public susceptible de décrocher. Et si vous êtes un " pro ", vous haussez le ton, marquez une pause et lancez : " Nous vaincrons, car nous sommes les plus forts ! " Applaudissements et sifflets garantis. On comprend pourquoi il existe des coachs en politique. Chaque voix compte et il faut aller la chercher, parfois davantage par l’émotion que par la conviction. À force de scénariser la politique, on finit par oublier son véritable objet : gouverner. Le meeting devient un spectacle, le candidat un acteur et l’électeur un spectateur que l’on cherche moins à convaincre qu’à faire applaudir.
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Il manque l’essentiel à votre " joli programme " : les moyens. Ceux qui permettront à la France d’équilibrer son budget avant de commencer à réformer l’école, la santé, la justice, l’immigration, etc. Avant de vouloir mettre au pas une partie des Français, il serait souhaitable de rendre à la France sa souveraineté, plutôt que de l’endetter encore un peu plus. La priorité est de fermer le robinet de la dette. Une évidence que tous nos "apprentis présidents" ne semblent toujours pas avoir comprise. 2027 s’annonce comme un mauvais cru. Un de plus !
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À chaque outrance, Mélenchon donne des voix au " RN ", donc à Marine Le Pen. Que cherche-t-il ? Sans nul doute à choquer, à provoquer, à faire le buzz. Mais dans quel but ? On peut imaginer une stratégie qui ne dit pas son nom : Marine Le Pen remporte la mise au second tour et devient présidente. Ses promesses intenables se heurtent alors à la réalité financière de la France. Le pays se fragilise, la colère monte, jusqu’à provoquer des émeutes, une crise politique et, peut-être, de nouvelles élections législatives. C’est alors que Mélenchon entre en scène. Il peut démontrer que, face à l’échec du " RN ", seule sa vision de la France et sa nouvelle République seraient capables de rétablir le calme et de rendre au pays une stabilité. Un scénario de chaos dont il espérerait sortir vainqueur ? Pendant ce temps, investisseurs, grandes fortunes et diplômés ne participent même plus au débat : ils regardent tout cela de loin. Ils sont déjà partis.
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Natacha Polony a décidé, un matin devant sa glace, de se présenter à l’élection présidentielle : " Ô mon beau miroir, dis-moi que je suis belle… " Pas de programme, superflu quand on a si peu de chances, quelques slogans mis bout à bout pour faire illusion, le tout présenté comme préparé et mûrement réfléchi. Cette campagne pour 2027 tourne au ridicule au regard des enjeux. Tous condamnent Macron et jurent, la main sur le cœur, qu’ils mèneront une autre politique. Hormis le RN et LFI, qui bénéficient encore d’un blanc-seing puisqu’ils n’ont jamais gouverné, tous les autres risquent de faire du Macron sans même s’en apercevoir : promettre le changement avant de se heurter aux mêmes réalités. La France est-elle encore armée pour affronter les cinq années qui viennent ? Nous ne sommes même plus totalement maîtres de la réponse. Il faut désormais regarder du côté de l’Union européenne et des marchés financiers. Voilà où en est notre beau pays. Et pendant ce temps, certains parcourent les estrades en martelant que tout est encore possible. Peut-être ? Mais avant de promettre de changer la France, encore faudrait-il savoir avec quels moyens, et quelle souveraineté, nous pouvons encore le faire.
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" À nous de réinventer celui qui vient, plus beau, plus juste, plus sûr et plus fort. Mes amis, ne craignez pas d’espérer, n’ayez pas peur de vouloir ! L’avenir nous appartient. " Voici le prêche de Marion Maréchal, celle qui butine en politique, ne s’arrêtant sur certaines fleurs que le temps d’en récolter le pollen. D’abord au FN, où elle devient députée, elle quitte ensuite la politique pour diriger son école. Elle revient chez Reconquête, se fait élire députée européenne, puis retrouve aujourd’hui le chemin du bercail, aux côtés du RN, sentant sans doute qu’une nouvelle opportunité se profile. En politique, les convictions devraient tracer une ligne. Chez certains, elles dessinent plutôt un slalom : on change de porte, mais on garde toujours la ligne d’arrivée en vue.
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Vous vous trompez de dénomination, monsieur Ciotti. Si vous accusez Emmanuel Macron de tous les maux de la France et de l'avoir conduite à la ruine, vous ne pouvez pas le qualifier de " syndic de faillite ". Le syndic, en l'occurrence, ce serait plutôt vous : celui qui prétend prendre en main les affaires après la faillite. Après tout, cette confusion n'est pas bien grave. Vous et vos amis n'avez jamais gouverné le pays, mais cela ne vous empêche pas, à la moindre occasion, de distribuer critiques et leçons de morale. Pourtant, à Nice, où vous êtes en responsabilité, violences et délits n'ont pas disparu. Voilà qui devrait inciter le chantre de la sécurité et de la bonne gestion à davantage de prudence avant d'expliquer aux autres comment remettre la France en ordre. De la modestie, monsieur Ciotti. Un peu de modestie…
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L’effondrement de l’école et sa dégringolade dans les classements internationaux ne sont que la conséquence de politiques laxistes qui ont voulu conduire le plus grand nombre au baccalauréat, quitte à en affaiblir progressivement le niveau. L’école, qui devait corriger les inégalités, est devenue un outil de sélection sociale : les enfants des familles les plus aisées bénéficient encore d’un enseignement de qualité, tandis que les plus défavorisés doivent trop souvent se contenter des restes. Combien de filières conduisent aujourd’hui à des impasses, laissant des jeunes arriver sur le marché du travail avec un diplôme, mais sans véritable débouché ? Le système a tenu tant que l’on a pu entretenir l’illusion. Mais un nombre croissant de jeunes découvrent aujourd’hui que l’ascenseur social est depuis longtemps bloqué au rez-de-chaussée. Tout est à remettre à plat : la formation des enseignants et leur rémunération, le niveau d’exigence de l’enseignement, qui doit être relevé, et les filières, qui doivent mieux préparer aux réalités du monde du travail. Ce chantier prendra des années. Il exige de la constance, des moyens et surtout du courage politique. Trois choses dont notre école a cruellement manqué depuis trop longtemps.
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Demain, le " RN " au pouvoir, la France sera confrontée à deux problèmes majeurs : l’un économique, l’autre civilisationnel. Dans les gènes de ce parti, on cherche encore la culture économique. L’argent semble fait pour être emprunté puis distribué aux "bons Français", sans jamais se demander d'où il vient. Sur le plan identitaire, le discours est tout aussi inquiétant : l’étranger devient suspect par principe, les individus sont distingués selon leurs origines, et la France, terre des droits de l’homme, se transformera en une France réservée aux Français "de souche". Élire ce parti, c’est prendre un tournant sécuritaire et identitaire, s’éloigner de l’Europe et se recroqueviller sur nous-mêmes. Mais il y a un paradoxe immense : le RN promet de rendre sa souveraineté à la France alors que nos erreurs économiques répétées nous en ont déjà privés, petit à petit. La France peut-elle encore rêver, ou doit-elle désormais se contenter de regarder son déclin défiler sous ses yeux ?
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Le 18 mars 2026 On nous explique à longueur de plateaux que LFI, et surtout Jean-Luc Mélenchon, incarnerait le pire de la vie politique française, une sorte d’anomalie morale à éradiquer. Rien que ça. Et pourtant, scrutin après scrutin, le même constat s’impose : LFI est là. Mieux, LFI progresse. Malgré les caricatures, malgré les procès d’intention, malgré le tir de barrage permanent. Alors quoi ? Une manipulation collective ? Une soudaine folie électorale ? Ou plus simplement une réalité que certains refusent obstinément de regarder en face : une part croissante des Français se reconnaît dans ce discours. La mécanique est connue : disqualifier plutôt que débattre, outrer plutôt qu’argumenter, diaboliser pour éviter d’avoir à répondre sur le fond. Mais la démocratie ne se plie pas aux éditoriaux indignés. Elle tranche. Et elle rappelle, élection après élection, que la légitimité ne se décrète pas, elle se mesure dans les urnes. Et pendant ce temps, le RN consolide lui aussi son socle, non pas par accident ou par "blasphème", mais parce qu’il répond à des convictions profondément ancrées. Refuser de voir cela, c’est moins combattre des idées que refuser d’admettre le réel.
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On voit assez bien qui se cache derrière Bardella : sa plume, son mentor, peut-être même son faiseur de roi. La cinquantaine, patriote jusqu’au bout des ongles, la discipline chevillée au corps, élevé dans une culture catholique où la famille est la boussole de tout comportement. Ses convictions politiques convergent vers une même idée : la France doit rester aux Français. Toute incursion d’une autre culture, tout métissage sont perçus comme une menace. L’immigration, non. L’Europe, pour les autres, mais surtout pas pour nous. Ce discours, Bardella l’assimile parfaitement. Ce trentenaire qui semble avoir enjambé sa jeunesse se comporte déjà en homme mûr. Ses réactions, ses discours, sa vision de la société paraissent bien éloignés des préoccupations d’une grande partie des jeunes de son âge. Mais que deviendra-t-il avec le temps ? Un homme aigri ? Un sage ? Un homme qui aura tout réussi, ou tout raté ? Les mois qui viennent nous donneront un début de réponse. Car derrière l’ascension fulgurante de Bardella reste une question : jusqu’où parle-t-il en son nom, et à partir d’où parle-t-on à travers lui ?
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Comment le " RN " interprète-t-il la démocratie et reconnaît-il une bonne militante ? À la couleur de son soutien-gorge. L’histoire ne dit rien pour les hommes, mais faisons confiance à ce parti si intransigeant sur l’ordre pour trouver un signe distinctif. Plus les jours nous rapprochent du sacre tant espéré, plus ce parti dévoile son vrai visage et sa vision d’une société débarrassée de toute immigration. Et nous n’avons peut-être encore rien vu. Jusqu’où pourrait aller cette volonté de prise en main de la société ? Pourquoi, demain, ne pas distinguer les "bons" des "mauvais" Français ? La xénophobie et le racisme commencent toujours par des mots, des signes, des distinctions. Puis les barrières tombent une à une. Ce sont des portes ouvertes à tous les excès.
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Il faut peut-être donner un indice à tous ces bien-pensants : journalistes, politiques, chroniqueurs et autres : aucune économie budgétaire, souvent synonyme de réforme masquée, ne peut se faire en France sans douleur. Pour avoir compris cette évidence, j’ai commencé mon " Programme 2027 " par les nouvelles ressources à mettre en œuvre avant d’engager la moindre réforme. Équilibrons d’abord notre budget pour cesser d’emprunter chaque jour un peu plus. Viendra ensuite le temps des discussions et de la transformation de la France : école, UE, santé, immigration, climat, etc. Vouloir tout transformer dans l’urgence en commençant par des restrictions budgétaires, c’est prendre le problème à l’envers et s’exposer inévitablement au rejet des Français. Dire qu’on aime la France, c’est d’abord essayer de la comprendre.
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Parfois, je retrouve une proposition faite dans mon opuscule Programme 2027, soigneusement envoyé à vingt médias. Aujourd’hui, c’est Marine Le Pen qui évoque un fonds d’investissement alimenté par l’épargne des Français. De mon côté, j’ai proposé un "livret souverain", rémunéré à 3 %. Que l’on s’inspire d’une idée n’est pas le problème. Ce qui est plus frustrant, c’est d’extraire une mesure de son contexte pour en faire une "mesurette". À longueur de tweets, je dénonce le manque de programme de nos candidats pour 2027. Car un programme est un tout indissociable. Ma démarche a été simple : commencer par donner à la France de nouvelles ressources pour rééquilibrer son budget et retrouver les moyens de réformer. Ensuite seulement viennent les réformes : logement, pouvoir d’achat, immigration, école, santé, retraites, etc. Le tout chiffré, sans recourir à l’éternelle formule : " Je réduirai le nombre de fonctionnaires, je réduirai les dépenses publiques. " Mon texte n’a pas la prétention de détenir toutes les solutions. C’est une base de discussion qui n’élude aucun sujet. Mais une évidence demeure : sans réformes de première urgence pour dégager de nouvelles ressources, nous continuerons à fabriquer de la dette sans jamais réformer en profondeur. Et, à force de vivre à crédit, nous abandonnerons un peu plus de notre souveraineté à nos créanciers et aux institutions européennes. Une mesure isolée peut faire un titre. Un programme doit faire tenir un pays.
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