6 heures que notre programme est en vente dans les librairies.
C’est suffisant pour Le Monde pour commencer à mentir à propos de son contenu. Leur article s’intitule, tout en mesure : « Jean-Luc Mélenchon mise tout sur Gaza au détriment de l’Ukraine, dans son programme pour la présidentielle ».
Disons d’abord que les deux sujets sont traités, et largement, dans notre programme. Tout comme d’autres zones où la paix n’est aujourd’hui pas garantie : Iran, Soudan, Groenland, etc.
Nous ne trions pas les conflits selon l’origine des belligérants. Nous appliquons une doctrine, le non-alignement et le respect du droit international. C’est d’ailleurs dans le titre de cette partie : facile, même pour Le Monde.
Mais pourquoi vouloir opposer les deux ? En introduction, dès la page 22 (pour les journalistes qui iront jusque là), Jean-Luc Mélenchon précise : « Les droits des peuples doivent s’appliquer en Ukraine comme en Palestine ».
L’article prétend que nous aurions des ambiguïtés sur l’Ukraine. Sans justification. Salir pour salir. Le premier point abordé par le programme sur le sujet est pourtant « obtenir le retrait des troupes russes ».
Les journalistes du Monde prétendent également que nous avons changé de position sur la Palestine.
Les faits, donc :
Le programme rappelle notre alignement sur le droit international en vigueur (souveraineté des Palestiniens dans les frontières de 1967).
Il appelle aussi à prendre en compte les autres possibilités d’assurer les droits individuels et collectifs internationalement reconnus des Palestiniens (État binational égalitaire par exemple), mises en avant notamment par la société civile palestinienne.
Rappelons que l’état binational est une idée aujourd’hui défendue par de plus en plus de personnalités, jusqu’à un ancien président de la Knesset, Avraham Burg. Et l’a été au 20e siècle par d’autres comme Hannah Arendt ou Albert Einstein.
Voilà, des faits. Pas des attaques ou procès d’intention. Faites mieux : au travail.