À PROPOS DU MATCH D’HIER
Les États-Unis ont commencé en force.
Ils ont pris les devants.
Le Canada a dominé le reste du temps réglementaire.
En manquant beaucoup trop d’occasions.
Pression ? Nervosité ?
Étonnant de voir des joueurs si doués manquer le filet, même le filet vide.
Et comme le disent, tous les analystes, depuis Gilles Tremblay : « Quand on manque trop de chances de marquer d’un côté, il en suffit d’une de l’autre côté, René… »
Et les États-Unis ont gagné.
Des questions :
Comment se fait-il qu’avec une formation d’étoiles, un seul trio a monopolisé le temps de glace ?
Marchand sur le 2e cinq contre trois ?
Observations :
Ce n’était pas la plus grande équipe canadienne jamais réunie. Ni dans les buts, ni en défense, ni à l’attaque.
Les plus grandes équipes canadiennes jamais réunies ont gagné. Avec les buts d’Henderson, de Lemieux, de Crosby.
Battre la Tchéquie, in extremis, la Finlande, in extremis, et perdre, in extremis, contre les U.S.A., ce n’est pas un parcours exceptionnel.
Il y a quelque chose dans le jeu d’équipe qui n’était pas fusionnel.
Comme si chacun se démenait de son bord, avec beaucoup d’habiletés et d’efforts, mais sans être en symbiose avec ses coéquipiers.
La période de prolongation de la grande finale en est la plus belle preuve.
Le Canada était une équipe incroyable, mais il lui manquait l'émulation, qui fait que le talent de l’un multiplie le talent de l’autre.
Les États-Unis ont compté le but de plus. Ce but-là fait foi de tout.
Bravo à l’équipe américaine !