Nous sommes le dimanche 25 octobre.
Il y a 24h, des nervis d’extrême droite frappaient des manifestants à Rouen. C’est la 2ème fois en 8 jours. Ces faits sont documentés, se sont répétés dans de nombreuses villes de France et plusieurs presses nationales en font état. Les images montrent des coups portés gratuitement sans aucune intervention policière malgré la présence d’agents de police en nombre.
Depuis hier, aucune communication officielle de la ville, aucun soutien aux victimes ni aucune condamnation des assaillants exprimés de la part de Nicolas Mayer-Rossignol. A quoi ça sert de faire des concerts si c’est pour se taire quand Rouen est menacée par des identitaires ? La semaine dernière, à raison, le Maire condamnait les dégradations dès 17h57. Cette semaine, rien.
Pourtant ce qu’il s’est passé est très grave. L’impunité avec laquelle ont agi ces hommes cagoulés est consternante et devrait indigner tout le monde. Les images et informations journalistiques permettent d’établir la présence d’un ancien candidat de la liste de droite-Horizons et d’un commerçant qui accueille des évènements RN. Il sera nécessaire d’établir les responsabilités de la droite et de l’extrême droite rouennaise.
Ces évènements devraient appeler tout le monde au sursaut républicain. Est-ce que l’Association des Maires de France va organiser des rassemblements partout contre l’extrême droite et la menace qu’elle fait peser sur les droits constitutionnels de manifester ? Ceux qui en ont l'habitude vont-ils réclamer à la justice d’être "ferme" et "intransigeante" envers les casseurs de gueules qui ont sévi hier à Rouen, Nice, Lyon, Montpellier… ?
Depuis hier, vous êtes nombreux et nombreuses à m’envoyer des témoignages et me faire parvenir des photos et vidéos des faits qui se sont déroulés hier soir. Sur cette base, en tant que Conseiller municipal à la ville de Rouen, je vais saisir le Procureur de la République au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale. Les exactions d'hier ne peuvent rester impunies.