La correction est sévère : la croissance française est désormais attendue autour de 0,4 %.
Le coût de l’énergie n’explique pas tout, mais il rappelle une faiblesse structurelle française : notre dépendance aux hydrocarbures importés.
Paradoxalement, nous disposons d’une électricité parmi les plus compétitives d’Europe, mais nous exploitons encore mal cet avantage industriel.
Stockage encore limité ( 1,6 GW de batteries et environ 5 GW de STEP ), procédures longues, électrification trop lente : nous pourrions davantage utiliser notre production électrique pour réduire notre dépendance au pétrole et au gaz.
Même problème dans les transports.
La France reste extrêmement dépendante de la voiture. Après les chocs pétroliers, certains pays ont davantage développé le vélo, le ferroviaire et les transports collectifs, notamment pour réduire leur dépendance énergétique.
Et ce n’est pas seulement une question d’écologie ou de bonne conscience.
C’est une question stratégique et économique : la France produit très peu d’énergies fossiles. Chaque litre de pétrole ou mètre cube de gaz que nous pouvons remplacer par une énergie produite sur notre territoire réduit notre exposition aux marchés mondiaux.
Pourtant, une grande partie du territoire reste organisée autour de la voiture.
C’est aussi l’une de nos faiblesses : un système très centralisé et peu flexible, hérité du XXe siècle, dans un monde plus multipolaire, plus instable et où les changements sont de plus en plus rapides.
Plus on attend pour changer de cap, plus l’ajustement risque d’être brutal.
🔴 ALERTE INFO
Cette fois la France "décroche" sérieusement : l'Insee rabote la croissance à 0,4%, trois fois moins que dans la zone euro
l.bfmtv.com/mYqq