President France Fraternités, chroniqueur , auteur ✍️. Légion d’honneur. juge assesseur. ex DG France terre d’asile. conseiller prud’homme.

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Les américains sanctionnent leur propre choix de 2024 et deux ans d’un calvaire mondial. Si les citoyens français pouvaient retenir la leçon : on essaie jamais l’extrême droite- on la combat !
🔴 Midterms 2026 : selon les premiers résultats de ces élections de mi-mandat, les démocrates ont déjà sécurisé 102 sièges à la chambre des représentants, contre 57 pour les républicains. La majorité est à 218 sièges. #canal16
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Attendre la fin du processus pour se réjouir .
Eisenkot Responds to Netanyahu: "Those who have divided and torn apart Israeli society from within only mention the word 'unity' when they realize their time in office is coming to an end. Unity is an important value for Israel, and Netanyahu has systematically and resolutely worked against it, even during the most difficult war in our history. To be clear: If the Likud party and its members suddenly desire 'unity' and a broad government, they are more than welcome to publicly announce the end of their alliance with the extremists, to accept the four principles of Gadi Eisenkot, and to express their willingness to join a government under Prime Minister Eisenkot. Until then, this is nothing more than a pathetic attempt at manipulation."
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Netanayou va fuir aux Etats unis ?
NEW: Israeli President Issac Herzog will task Gadi Eisenkot with forming a coalition government. He’ll have 28 days, with a possible extension of up to 14 days.
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Cela existe déjà au Royaume Uni ou au Portugal mais petite précision la perte salaire est entièrement à la charge du salarié ( 3 jours au Portugal , 7 au Royaume Uni ) sauf si système assurantiel.
« arrêts de travail courts auto-déclarés »
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La maison blanche va se transformer en blockhaus pour enragés identitaires. La nomination de stephen miller ne réjouira que les adeptes criminels « du grand remplacement «  et de la suprématie blanche et masculine. Rien de bon ne peut surgir de cette volonté de radicalisation. #trump
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Je ne sais si l’OM est de retour mais elle fait du bien celle là .
⏱️90’ | #B04OM 0️⃣-1️⃣ 𝐋𝐄𝐒 𝟑 𝐏𝐎𝐈𝐍𝐓𝐒 𝐀̀ 𝐋𝐄𝐕𝐄𝐑𝐊𝐔𝐒𝐄𝐍 ! ✅🥰 C’est terminé en Allemagne : nos Olympiens font tomber le Bayer sur sa propre pelouse et empochent leurs premiers points en @EuropaLeague. 💪
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Je vous comprends, @lauralestrat c’est l’essence même de votre travail qui est en jeu . La liberté d’informer passe par la pluralité des points de vue sur votre antenne @BFMTV . La dérive éditoriale n’est pas nouvelle. La concurrence et le mercato avec CNews n’a fait que l’accentuer.
Nous, journalistes de BFMTV, avons décidé de faire grève aujourd’hui et de renoncer à vous informer. La sécurité physique de nos reporters sur le terrain est en jeu. La crédibilité éditoriale de l’antenne de BFMTV est en jeu. 1/3
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Pierre Henry retweeted
Dominique de Villepin fustige les propos d’Édouard Philippe, qui avait déclaré que «la surreprésentation de jeunes issus de l’immigration était patente» lors des pillages du 17 octobre ➡️ l.leparisien.fr/ew31
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Monsieur Bernie Sanders, 86 ans, l’accoucheur de la nouvelle Amérique diverse, joyeuse, rassemblée.
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« On n’en finira de ce poison illibéral qu’en refondant nos démocraties libérales, en les enrichissant des exigences de l’époque, mieux entendre les peuples, redonner le contrôle sur la souveraineté, intégrer l’action de long terme pour accompagner les transformations sociales, économiques et technologiques nécessaires. On n’en finira qu’en faisant à nouveau de la démocratie libérale un régime désirable, durable et stable. » @Villepin
Un tour de scrutin de plus de gagné. Le grand référendum global pour la démocratie et les libertés avance. Après le Brésil qui a maintenu à la présidence Lula, après Israël où le gouvernement Netanyahou a perdu sa majorité, parce que les partis des Arabes-Israéliens se sont mobilisés pour que leur voix compte, les Etats Unis ont infligé un revers cinglant à Donald Trump. Les prochains tours de scrutin ne sont pas loin – en Espagne, déjà, le 29 novembre, où le parti d’extrême droite Vox semble en passe d’élargir son électorat. Mais la « manche décisive », ce sera l’élection présidentielle française, qui décidera, dans l’un des berceaux de la démocratie moderne et en plein cœur de l’Europe agitée par les tentations identitaires, de l’avenir de la démocratie libérale, car c’est bien d’un changement de régime, ouvert ou masqué, qu’il s’agit. Alors tirons les leçons de ce scrutin. C’est un nouvel espoir qui lève, pour plusieurs raisons. Première leçon, ce ne sont pas seulement les Démocrates qui ont gagné, mais l’amour de la démocratie, tant Donald Trump avait fait de ces midterms un plébiscite sur sa personne, son action et surtout son discours incendiaire, désireux de passer au kärcher toutes les institutions de la stabilité séculaire. On peut même hasarder l’idée que le trumpisme a davantage perdu que l’opposition n’a gagné par ses seules forces. Certes, les Américains ont voté pour leur pouvoir d’achat malmené, et les Démocrates devront désormais tenir parole, mais la portée du vote est allée bien au-delà. Deuxième leçon, c’est la démocratie elle-même qui a gagné du fait même d’un vote clair et sans discussion. Les institutions et les garde-fous tiennent le choc. Depuis un quart de siècle et l’élection contestée de George W. Bush, les Américains se sont enfoncés dans une guerre de tranchéesinstitutionnelle sur le mécanisme du vote, entre « recounts » et débats parfois byzantins sur les machines à voter ou le vote par correspondance. Mardi 3 novembre, les Américains ont montré que la démocratie fonctionnait, car le scrutin s’est bien passé. Déjà dans les derniers mois, on a vu les contre-pouvoirs du pays des « checks and balances » reprendre leurs esprits, après la période de sidération et de résignation qui les avait gagnés après novembre 2024. Les tribunaux, la cour suprême elle-même, en dépit de sa majorité conservatrice, les Etats fédérés, la presse libre, les universités, tous s’efforcent désormais de sauvegarder l’héritage commun l’année même des 250 ans de leur Indépendance. Voilà sans doute un plus bel hommage à George Washington et aux Pères fondateurs que l’« arc de Trump » où le bassin réfléchissant de Washington. Troisième leçon, c’est la jeunesse qui a pris l’avant-garde de l’alternative. Les sondages sortis des urnes montrent que les basculements d’électorats les plus massifs ont été ceux des hommes de 18 à 29 ans avec un déplacement vers les Démocrates de 38% de l’électorat. Plus généralement c’est toute la jeunesse qui s’est surmobilisée (+32% pour toute la classe d’âge). C’est-à-dire la même GenZ qui manifeste aujourd’hui en France, en Italie et ailleurs en Europe. Face au risque démocratique, ils sont là pour bâtir une alternative et nous avons besoin d’eux pour porter un projet de renouveau républicain. Quatrième leçon, il y a un vent de renouveau sur la vie politique américaine. Quatre Etats ont pour la première fois élu un gouverneur noir en Géorgie, en Floride, au Wisconsin et au Nevada. Il n’y en avait eu que dans trois Etats jusqu’ici dans toute l’Histoire des Etats Unis. Un sénateur musulman a été élu, en dépit d’attaques racistes et islamophobes sans fard de Donald Trump. Le Texas lui-même a élu un sénateur démocrate, alors que quarante ans de règne sans partage des Républicains pouvaient laisser croire que le « Lone Star State » était devenu un Parti-Etat d’un nouveau genre. Cinquième leçon, rassurante elle aussi, l’argent n’achète pas tout. En dépit des moyens colossaux déployés, 11,6 milliards de dollars dépensés pour influencer la campagne, dont une très large majorité de fonds vers des candidats républicains, les électeurs n’ont pas obtempéré. Ils ont utilisé leur jugement et leur bon sens. Elon Musk l’a reconnu lui-même, après avoir dépensé 500 millions de dollars en fonds de campagne : « l'ingérence de [s]es lasers spatiaux dans les élections n'a pas fonctionné cette fois ». Mais dernière leçon, rien ne sera acquis pour la démocratie tant que ce référendum permanent ne prendra pas fin. Car après la France, c’est toute l’Europe qui risque de suivre et d’enkyster la tentation illibérale, en Pologne ou en Italie, voire de céder comme l’Allemagne de Friedrich Merz enfoncée dans une crise de leadership durable. Plus qu’un référendum permanent, c’est en réalité une roulette russe politique, dans laquelle chaque coup peut être mortel. On n’en finira de ce poison illibéral qu’en refondant nos démocraties libérales, en les enrichissant des exigences de l’époque, mieux entendre les peuples, redonner le contrôle sur la souveraineté, intégrer l’action de long terme pour accompagner les transformations sociales, économiques et technologiques nécessaires. On n’en finira qu’en faisant à nouveau de la démocratie libérale un régime désirable, durable et stable. Dominique de Villepin ©️ Carlos Barria / Reuters
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Les américains sanctionnent leur propre choix de 2024 et deux ans d’un calvaire mondial. Si les citoyens français pouvaient retenir la leçon : on essaie jamais l’extrême droite- on la combat !
🔴 Midterms 2026 : selon les premiers résultats de ces élections de mi-mandat, les démocrates ont déjà sécurisé 102 sièges à la chambre des représentants, contre 57 pour les républicains. La majorité est à 218 sièges. #canal16
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On n’essaie jamais … bien entendu …
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Une réinsertion difficile pour les femmes détenues humanitelles.fr/2026/11/03/u… Elles font face à plusieurs défis dont une offre d’activités ou de formations restreinte et l’isolement géographique. 7ème volet de la série sur les femmes et la prison par @FFraternites et Humanitelles.
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Pierre Henry retweeted
🚨🚨🚨 THIERRY HENRY 🇫🇷 PREND LA PAROLE AVEC ÉMOTION sur le plateau de @CBSSportsGolazo après l’attentat raciste de Trappes et La Verrière, qui a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi (26 ans) et fait 7 blessés, dont une fillette de 12 ans. 🕊️🖤 🗣️ « C’est une ATROCITÉ. C’est terrible. C’est un acte raciste. (…) À un moment donné, TROP, C’EST TROP. Vous marchez dans la rue et vous vous faites tuer, simplement comme ça. Est-ce qu’on doit TOUJOURS PROUVER QUE NOUS SOMMES FRANÇAIS ? NOUS SOMMES FRANÇAIS ET CELA NE CHANGERA JAMAIS, QUOI QU’IL ARRIVE. JE SUIS NOIR. JE SUIS FRANÇAIS. JE SUIS PÈRE. Ça aurait pu être mon frère. Ça aurait pu être ma fille. ALORS IL FAUT QUE ÇA S’ARRÊTE. Je voulais témoigner de mon plus profond respect aux familles qui ont souffert. C’était très important pour moi. » 👏❤️‍🩹 🎥 @CBSSportsGolazo x.com/CBSSportsGolazo/status…
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Pierre Henry retweeted
Je veux vous parler ce soir d’un livre, le Discours de la servitude volontaire d’Etienne de La Boétie, écrit par un jeune homme qui, selon Montaigne, n’avait que seize ou dix-huit ans lorsqu’il l’écrivit : l’âge de celles et ceux qui, aujourd’hui, s’interrogent sur le destin de la France. Bien plus qu’un pamphlet contre la tyrannie, il nous parle d’une question plus troublante encore. Pourquoi tant de femmes et d’hommes acceptent-ils d’obéir à un seul ? Et pourquoi nous est-il si difficile de nous unir pour renverser la table ? Texte moral autant que politique, le Discours de la servitude volontaire nous renvoie à notre propre responsabilité. Il interroge notre goût de la facilité, notre conformisme, notre peur d’être seuls contre tous. Il nous demande pourquoi nous préférons le repos de l’obéissance à l’inquiétude de la dignité. Qu’est-ce qui, en nous, consent à ce qui nous diminue ? La Boétie nous demande de reconnaître cette part de nous-mêmes dont la tyrannie a besoin. Et de la lui refuser.
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Un jour l’ultra gauche , un autre les jeunes issus de l’immigration , français sans doute dit @EPhilippe_LH Comme depuis 20 ans, c’est reparti sur l’échec de l’intégration avec des propos globalisants. Je travaille concrètement depuis des décennies sur cette question . On ne parle pas de politique d’intégration pour de jeunes français , on peut parler de désaffiliation et ça touche toutes les couches sociales sans besoin d’essentialisation . Un rappel sur les moyens consacré à la politique d’intégration pour de nouveaux arrivants étrangers . Le montant consacré à l’apprentissage du français, au civisme, l’accès à la nationalité est d’environ 370 millions pour plus de 150 000 personnes annuellement, la lutte contre l’immigration irrégulière coûte elle près de 2 milliards d’euros. Je n’oppose pas l’une à l’autre mais la volonté politique a toujours fait défaut pour accompagner les primo arrivants autorisés à demeurer sur le territoire . Alors expliquer un mouvement violent qui traverse toute l’Europe, faire porter la responsabilité a l’ultra gauche ou aux jeunes issus de l’immigration est à minima d’une paresse confondante.
🚨🇫🇷📺 FLASH ÉDOUARD PHILIPPE ASSOCIE LES PILLAGES LORS DES MANIFS À DES JEUNES FRANÇAIS ISSUS DE L’IMMIGRATION 🤮 "Dans les images des pillages, il y avait un nombre important de jeunes Français, sans doute […] issus de l’immigration."
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Un homme d’Etat c’est cela . La promotion Voltaire est un excellent cru . Nous le savons tous. Mais il se fait tard . Va falloir pousser la porte @villepin
Monsieur Retailleau, Un homme, Pengo Bossio Wangi, est mort à Trappes, et plusieurs personnes grièvement blessées, dont une enfant de douze ans qui portait un foulard au sortir de la piscine. Il n’y a bien sûr qu’un seul coupable de ce crime, celui qui a tiré, mû par le racisme. Mais permettez-moi de m’interroger sur le poids des mots et sur le sens de la responsabilité politique. Si la responsabilité pénale appartient à la justice et à elle seule, la responsabilité politique, elle, répond d'un climat. C'est de ce climat que je vous parle. Face à ce drame qui a heurté et blessé la nation tout entière dans ce qu'elle a de profondément universel, et pour vous défendre de vos propres mots, vous convoquez la mémoire de Mahsa Amini et le calvaire des Afghanes. Leur combat mérite mieux que de servir d'argument dans vos querelles politiciennes. Mahsa Amini est morte entre les mains d'une police chargée d'imposer le voile à toutes les femmes, un régime qui en a fait un instrument de soumission et d'oppression au sein d'une société qui considère les femmes comme des objets à la merci des hommes. Les Afghanes ont marché dans Kaboul au cri de « Pain, travail, liberté », face à un pouvoir qui leur refuse d'être des citoyennes. Puisque vous voulez en parler, parlons de l'Iran. Même si comparaison n'est pas raison, en 1936, Reza Chah arrachait le voile des femmes qui souhaitaient le porter. En 1983, la République islamique décidait qu'elles étaient contraintes de le porter. À chaque fois, le même schéma : un régime qui impose aux femmes ce qu'elles devraient, ou non, se mettre sur la tête. À chaque fois, la même contrainte, la même obligation, la même soumission. Vous ne voyez pas la différence avec la France ? Avec un pays qui garantit aux femmes le droit de porter le voile ou de ne pas le porter ? Les Françaises qui portent le voile par conviction religieuse, liberté que la loi leur garantit, ne sont pas des ennemies de la République. Jeter le soupçon sur elles, c'est faire fi de ce que la France a d'universel. Comprenons une chose : il y a ce que chacun d'entre nous pense du voile en son for intérieur, il y a l'essentiel combat pour la liberté de toutes les femmes, et il y a ce que dit la République. Or en République, faut-il vous le rappeler, la liberté est la règle. Le voile est libre dans l'espace public, sous les seules limites que fixe la loi, à l'école, pour les agents publics ou lorsqu'il dissimule le visage. Le 26 mars 2025, quand vous lancez « à bas le voile ! » lors d'une réunion publique organisée par Agir Ensemble en lien avec Elnet, vous parlez en ministre de l'Intérieur, chargé des cultes, garant de leur libre exercice. À ce titre, vous sortez de la responsabilité que vous confie la République. C'est pourquoi j’estime que vous n’aviez pas le droit de dire cela. En effet, si tout citoyen en a le droit au titre de la liberté d’expression ; un ministre de l’Intérieur, qui parle au nom de l'État, ne l'a pas. « Un ancien Premier ministre connaît le poids des mots », écrivez-vous. Oui, justement. Et je fais la différence entre ce qui tient d'une intime conviction et ce qui relève de la parole de l'État. Quand un homme censé incarner l'État lance « à bas le voile ! », quand il déclare que l'État de droit n'est « ni intangible, ni sacré », quand il invoque une « forme de viol de la conscience » pour parler du voile, il contribue à banaliser la suspicion envers des millions de Français, et risque de ce fait d’ouvrir la voie à ceux-là mêmes qui la changent en haine. Mais vous n'êtes pas à une contradiction près. Dans votre dernier livre, vous écrivez, dans une lettre adressée à Jean-Luc Mélenchon, que lui et les siens ont « sur la conscience la mort de Quentin ». Vous avez même récemment envisagé d'interdire La France Insoumise pour le lien que vous établissez entre ses mots d'ordre et les violences. Ainsi, les mots de vos adversaires politiques tueraient, et les vôtres seraient sans conséquence ? Contrairement à vous, je refuse le deux poids, deux mesures. Chacun répond de ses propos, vous compris. La République ne choisit pas entre une haine et l'autre. La mécanique de la violence et de la guerre civile commence toujours par les mots. Le voile serait le symbole de l'islamisme, dites-vous ? Qui accusez-vous d'être islamiste, Monsieur Retailleau ? Quelles Françaises ? Les mères, les étudiantes, les infirmières qui portent le voile ? Quels Français ? Ceux qui prient, ceux qui croient ? Dites-le-nous : où s'arrête l'islam, où commence l'islamisme ? C’est par de telles confusions, en prenant en otage ceux qui ne pensent pas ou qui ne croient pas comme vous, que vous nourrissez l'engrenage de la haine. La République, elle, sait faire la différence entre quelqu'un qui croit et quelqu'un qui se fait le relais des idéologies radicales qui veulent abattre la République. C'est toujours le même piège identitaire. On fabrique un « nous » contre un « eux ». La laïcité devient une frontière. Le voisin devient un suspect, puis les violences des uns justifient les représailles des autres, jusqu'à installer une culture de guerre civile. Souvenons-nous des mots. Souvenons-nous de l'appel du chancelier de France, Michel de L'Hospital, qui, en décembre 1560, devant les États généraux réunis à Orléans, implorait un royaume au bord de la guerre civile : « Ôtons ces mots diaboliques, noms de partis, factions et séditions, luthériens, huguenots, papistes ; ne changeons le nom de chrétien. » Quatre siècles et demi plus tard, nous voilà toujours face à la même exigence. Ne laissons pas d'autres noms, d'autres étiquettes, d'autres soupçons effacer le seul nom qui nous rassemble, celui de citoyen. Notre responsabilité, Monsieur Retailleau, est de maintenir la paix civile et de faire attention aux mots que l'on emploie. Un homme d'État protège toutes les Françaises, voilées ou non. Un homme d'État nomme l'islamisme sans jeter le soupçon sur l'islam. Un homme d'État, ça s'empêche. Dominique de Villepin
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les débats commentant la fin des manifs sur les chaines dites d’info sont d’une dramatique médiocrité. Alors il est vrai que la diffusion de ces images de violences après manifestations dure des heures et ne coûte rien financièrement aux chaînes . Les propos tenus en plateaux par contre alimentent les fractures. Mâchoires cassées contre cocktails molotov, mains arrachées contre engins incendiaires, pillards contre police violente, Ordre public contre liberté de manifestation. BFM diffuse en boucle l’envoi d’un engin incendiaire sur un groupe de gendarmes . C’est ce geste inacceptable, potentiellement criminel qui va résumer une manifestation pour la plupart des téléspectateurs. Pourtant cette manifestation était calme, puissante, déterminée , joyeuse. Chacun doit pouvoir combiner liberte de manifestation et ordre public. Je vais dire clairement 4 points: 1) je ne suis pas choqué de m’être rendu porte de Bagnolet . J’ai manifesté librement. 2)Je n’adhère pas a l’idée que les violences sont pilotées par une mystérieuse organisation d’ultra gauche . 3)Les pillards sont hélas une bénédiction pour faire aboutir dans ce pays une solution autoritaire et illiberale. 4) le pouvoir doit répondre aux demandes légitimes du mouvement social.
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Grand soleil et ambiance dominicale porte de Bagnolet . Énormément de monde au départ de la manif. Policiers courtois, manifestants souriants !
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Dont acte , quand c’est digne , il faut le souligner. Mais @EPhilippe_LH attention au en même temps , le « on voit ce que l’on voit » l’était beaucoup moins .
🔴 Attentat raciste : "Le racisme tue en France" déclare Édouard Philippe, candidat Horizons à l'élection présidentielle, à l'issue du rassemblement en hommage aux victimes à La Verrière
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