On lui a coupé les fioles — puis le poste.
OTTAWA — Ce n’est pas un labo qui a fermé la porte. C’est le financement.
Patrick Provost l’a dit sans détour à l’enquête Allison : dans les universités, l’argent vient surtout des organismes publics. Dès qu’un projet risque de contredire le discours officiel, « ce n’est pas encouragé ». Lui s’y était pourtant lancé, encore professeur à l’Université Laval. Des bénévoles lui avaient remis des fioles de vaccin COVID. Il voulait les analyser. Il a demandé au Québec d’autres fioles et 100 000 dollars. Silence. « Quelques semaines après ces démarches auprès du ministre de la Santé, j’ai été congédié. »
Ce qu’il voulait mesurer, il le résume ainsi : le contenu des injections, puis la réaction du corps. Les nanoparticules lipidiques, dit-il, répandent le produit partout. L’ARNm modifié est « pratiquement indestructible ». Les cellules deviennent des usines à protéine Spike — une protéine « qui n’a pas été modifiée pour la rendre moins pathogène ».
Qui parle :
B.Sc. biochimie (UQAM) ;
M.Sc. biopathologie cellulaire et Ph.D. sciences biomédicales (Université de Montréal) ; cinq ans de postdoctorat au Karolinska Institutet, laboratoire du Nobel Bengt Samuelsson ; travaux sur Dicer et les microARN ; ancien professeur titulaire, Faculté de médecine de l’Université Laval ; chercheur au CHU de Québec.
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