"Un contrat d’armement reste un contrat d’armement : ce n’est ni une doctrine diplomatique, ni un soutien politique aux positions de l’un ou de l’autre."
Fin de la blague. Un contrat d’armement, ce n’est jamais qu’une simple transaction commerciale: c’est aussi un acte politique et stratégique. Quand tu achètes un système d’armes stratégiques à un pays, tu deviens dépendant de lui pour les pièces détachées, la maintenance, les mises à jour logicielles, les munitions et parfois même la formation.
Sans tout cet écosystème, ton drone devient rapidement un équipement inutilisable. Donc le pays acheteur a une confiance relative au pays vendeur.
La Turquie permet de vendre les drones aux deux pays uniquement par neutralité, puisque tu ne dois pas connaitre la petite histoire: L’Algérie s’est plainte auprès de la Turquie après la vente de drones au Maroc. Ankara lui a alors proposé, à son tour, ses propres drones.
Donc, avant de parler de "comptoir", commence par maîtriser les bases de la géopolitique. Merci.
nitter.net/cleocleopatra55/status…
La Turquie joue sur deux tableaux, point.
Vendre des armes aux deux pays suffirait à prouver qu’ils sont diplomatiquement traités sur un pied d’égalité ? C’est une conception assez rudimentaire de la géopolitique.
La Turquie fait du business avec le Royaume du Maroc comme avec l’Algérie parce que ses intérêts l’exigent. Un contrat d’armement reste un contrat d’armement : ce n’est ni une doctrine diplomatique, ni un soutien politique aux positions de l’un ou de l’autre.
Confondre intérêts commerciaux, stratégie diplomatique et alignement politique, puis appeler ça du ^parfait équilibre^ c’est franchement digne d’une analyse géopolitique de comptoir.