⚠️ ⚜️ Nada Boumeftah élue: le Barreau l’avait déjà prise en défaut d’intégrité
Élue lundi dans Maurice-Richard pour le Parti libéral, la finaliste des Traîtres arrive à Québec avec une réprimande du Barreau pour avoir menti à un tribunal afin de passer à RDI.
Le 5 octobre, Nada Boumeftah a pris Maurice-Richard à Québec solidaire par une marge de quelques centaines de voix. Selon les résultats préliminaires d’Élections Québec repris par Noovo Info, elle a obtenu 31,07 % des suffrages, soit 9 771 votes, contre 9 462 (30,09 %) pour la solidaire Anne Latendresse. Au micro de Radio-Canada, bras levés, elle a lancé que Maurice-Richard avait parlé et que « la vague rouge » venait de passer. L’extrait a fait le tour des réseaux. Le chef libéral Charles Milliard a choisi d’y voir de la passion.
Le dossier disciplinaire, lui, ne se prête pas au montage. Le 4 novembre 2024, le Conseil de discipline du Barreau a rendu la décision 2024 QCCDBQ 98. Me Boumeftah a plaidé coupable. On lui reprochait d’avoir manqué à son devoir d’intégrité en demandant à un confrère de la remplacer à la Cour du Québec, chambre criminelle, dans le district de Laval, en lui fournissant de faux motifs. Le message lu devant le juge parlait d’une urgence médicale: elle aurait été à l’hôpital. Elle n’y était pas. Elle était au studio de RDI, où elle a donné une entrevue entre 11 h et 11 h 30. Le dossier du client, accusé au criminel, a été reporté. Le juge a demandé une enquête.
Le Conseil a déclaré l’avocate coupable sous les articles 4 et 119 du Code de déontologie des avocats et sous l’article 59.2 du Code des professions, puis a imposé une réprimande et les déboursés. Il a parlé d’un « manque d’intégrité évident » et d’une infraction qui ébranle la confiance du public envers la profession. Au Journal de Montréal, elle a reconnu avoir menti pour éviter d’expliquer une situation « embarrassante », liée notamment à l’allaitement, et a affirmé que la page était tournée, sans impact sur le dossier. Le Barreau n’a pas retenu cette lecture: la sanction est publique.
Le PLQ le savait. Radio-Canada a annoncé sa candidature le 24 août 2026. Le Journal de Québec et Droit-inc ont sorti la réprimande le jour même ou le lendemain. Charles Milliard l’a quand même présentée comme une grande criminaliste, impliquée dans des causes sociales. Le Journal des voisins a noté qu’elle ne réside pas à Ahuntsic. Elle a répondu que la question disciplinaire n’avait presque pas été soulevée sur le terrain.
Née au Maroc, arrivée au Québec durant l’enfance, diplômée en droit de l’Université de Sherbrooke, elle a fondé son cabinet en 2016. Droit criminel, pénal, protection de la jeunesse, plus de cinq ans dans les cours du Grand Nord, chroniques à RDI et aux Débatteurs de Noovo, finaliste de la troisième saison des Traîtres au printemps 2026, du côté des fidèles, trahie en finale par Élaine et Jacob. Rien, dans les décisions et les reportages de Radio-Canada, du Journal de Montréal ou du Barreau, n’établit un dossier islamiste. Ce qui est établi, c’est autre chose: une avocate qui a choisi une entrevue plutôt que son client, qui a fait croire à une hospitalisation, et un parti qui en a fait une candidate vedette.
Maurice-Richard n’a pas élu une inconnue de la télé. Il a élu, de justesse, une députée dont l’ordre professionnel a déjà écrit noir sur blanc que l’intégrité avait fait défaut. Le PLQ, relégué à l’opposition officielle pendant que le Parti québécois reprend le pouvoir, aura cette voix-là dans son caucus. La vague rouge peut bien crier. Le jugement du 4 novembre 2024, lui, ne s’efface pas.