Eglise Saint-Hilaire de Soullans.
Une église de Vendée.
Un lieu où des gens prient, se marient, enterrent leurs morts, allument des cierges pour leurs enfants.
Et ces jeunes y sont entrés, ont marché avec leurs chaussures sales jusqu’à l’autel, ont filmé les vitraux, la statue, les bancs, et ont mis par-dessus un morceau qui chante le Bataclan, Salah Abdeslam et Mohamed Merah. « Bataclan, je l’ai shooté à l’œil. À part Allah, qui peut m’arrêter. »
Ils se sont filmés. Ils ont voulu que ça tourne.
Ils ont voulu qu’on les voie profaner un lieu de culte catholique en glorifiant des tueurs d’enfants, de femmes, de jeunes qui étaient juste allés à un concert.
Ça suffit. On ne va pas encore une fois dire que c’est la société, que c’est l’ennui, que c’est TikTok, que ce sont des mineurs qu’il faut comprendre. On a compris. On a trop compris. Chaque fois qu’une église est salie, chaque fois qu’une statue est renversée, chaque fois qu’un prêtre est insulté, on nous demande de relativiser.
Là, non.
Ils ont choisi une église. Ils ont choisi ces paroles. Ils savaient ce qu’ils faisaient. Qu’ils assument.
J’appelle tous les catholiques, en France, en Vendée, en Europe, partout où il reste encore des gens qui croient que le sacré n’est pas une blague, à prier.
Pas pour les excuser.
Pas pour qu’on « dialogue ».
Pour qu’ils soient identifiés, jugés, et condamnés avec la plus extrême fermeté que la loi permette.
Pour que leurs parents répondent.
Pour que ça cesse d’être gratuit.
Priez pour que la justice ne se couche pas. Priez pour que l’église de Soullans ne reste pas un décor de clip.
Priez pour que ceux qui ont chanté les noms des assassins du Bataclan et de Merah dans une église catholique paient le prix de ce qu’ils ont fait.
Assez.