Ce matin, le Barreau de Seine-Saint-Denis a visité le dépôt de Bobigny. Il y a trouvé des mineurs sans matelas, grelottant sous des couvertures de survie, sur des banquettes trop courtes pour s'allonger. Les cellules étaient sales, des bouteilles d'urine y avaient été laissées, et des jeunes filles manquaient de protections périodiques. La veille, il y avait 10 matelas pour 86 détenus.
J'ai écrit au Préfet pour exiger la remise en liberté des jeunes interpellés, un examen individualisé de chaque situation et des vérifications sur toutes les allégations de violences.
L'humiliation n'est pas une politique d'ordre public.