Politique & éco • Auteur 🇫🇷 🇨🇭 Livre : Brivael Le Pogam - Du code à la tribune amazon.fr/dp/B0GXSNV84Y/ Série Christine Lagarde #parasilagarde

📌 Bibliothèque – Articles & Séries Des textes longs, faits pour être relus. Pas du fil d’actu. SÉRIES • L’encyclopédie Christine Lagarde → x.com/vmadiard/status/209081… • Empathie suicidaire → x.com/vmadiard/status/211292… • La République trahie → x.com/vmadiard/status/211292… MACRON • Et si vos meilleurs amis écrivaient votre éloge funèbre ? → x.com/vmadiard/status/211431… • Promesse et trahison → x.com/vmadiard/status/211116… PRÉSIDENTIELLE 2027 • Le verrou, le barrage, l’accident → x.com/vmadiard/status/209844… • 2027 : Voter pour celui qu’on ne veut pas voir président ? → x.com/vmadiard/status/209951… Mis à jour régulièrement.
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ÉDIFIANT LE NAUFRAGE D'HENRI GUAINO SUR L'ÉCONOMIE @HenriGuainoReel La vieillesse ne profite pas à tout le monde, et Henri Guaino vient d'en offrir une démonstration éclatante sur le plateau de CNews : celle d'un homme qui, à force de répéter les recettes du passé, finit par en incarner la toxicité avec une conviction presque touchante. I. Le "diagnostic" : un keynésianisme de salon, déconnecté du réel Guaino a une formule-choc, lâchée comme une évidence : "La croissance, il y a une seule variable, ça s'appelle l'investissement. [...] On investit. Bah, on investit." C'est une pétition de principe, pas une politique économique. Il ne dit jamais qui investit, avec quel argent, ni comment on finance cet investissement alors que la France emprunte 310 milliards d'euros sur les marchés en 2026 et que sa dette publique a atteint 3 595,5 milliards d'euros, soit 119 % du PIB au deuxième trimestre 2026. La charge de la dette, elle, s'élève à 59,3 milliards d'euros en 2026, contre environ 52 milliards en 2025. Investir "massivement" sans jamais mentionner la trajectoire de la dette, c'est prescrire un régime à un obèse sans lui dire d'arrêter de manger. Ce n'est pas de l'économie, c'est de l'incantation. II. Le point le plus faux : le coup des "600 milliards" de la Banque de France C'est le moment techniquement le plus consternant de l'intervention. Guaino affirme, l'air pénétré, que la France "disposerait de 600 milliards de plus à investir" si la BCE ne "stérilisait" pas ces liquidités. Objection factuelle et imparable : ces 600 milliards ne sont pas un magot. Ce sont des dettes déjà dépensées. La Banque de France détient une part significative de la dette publique française, acquise lors des programmes de rachat d'actifs de la BCE. Cet argent a déjà été injecté dans l'économie pour financer des déficits passés. Le "réinvestir" reviendrait soit à annuler de la dette, ce qui est contraire aux traités européens et interdit par la BCE, soit à monétiser encore davantage, ce qui alimenterait l'inflation que la BCE cherche précisément à contenir. Guaino présente donc une écriture comptable déjà soldée comme une ressource disponible. C'est soit une ignorance du mécanisme monétaire, soit une tentative de faire passer une annulation de dette pour une politique de relance. Dans les deux cas, c'est indigne du débat. III. Le mépris pour Milei : le technocrate qui refuse de voir les chiffres @JMilei Guaino expédie l'expérience argentine d'un revers de main condescendant : "Ça n'est pas une solution. [...] Le taux de pauvreté augmente de nouveau." Les faits, têtus, disent autre chose. L'inflation argentine est passée de 161 % à l'arrivée de Milei à environ 33 % en près de trois ans. La pauvreté, qui culminait à 52,9 % au premier semestre 2024, est descendue à 28,2 % au second semestre 2025. La remontée à 32,3 % au premier semestre 2026 est réelle, mais elle s'explique par l'ouverture à la concurrence étrangère et la destruction d'emplois dans des secteurs non compétitifs, précisément les effets transitoires d'une thérapie de choc que Guaino, adepte de la relance par la demande, ne peut structurellement pas comprendre. Il regarde un indicateur qui monte et conclut que la politique échoue, sans voir que le point de départ était une hyperinflation à 161 %. C'est le réflexe du technocrate : préférer une courbe qui remonte à un pays qui sortait de la faillite. IV. LE SILENCE ASSOURDISSANT : ce que Guaino ne peut PAS faire, et qu'il ne dit jamais C'est le cœur de la démonstration. Toutes les recettes de Guaino, investissement massif, réindustrialisation, relance, sont structurellement impossibles dans le cadre qu'il refuse de remettre en cause. Il ne parle jamais de sortir de l'euro. La politique monétaire est décidée par la BCE, pas par Bercy. Les 600 milliards dont il rêve sont précisément inaccessibles parce que la France a abandonné sa souveraineté monétaire. Vouloir une relance keynésienne sans contrôle de la monnaie, c'est vouloir nager sans eau. Il ne parle jamais de la politique commerciale. Elle est entièrement décidée par la Commission européenne. La réindustrialisation qu'il appelle de ses vœux exigerait des droits de douane, une préférence nationale dans les marchés publics, une politique de relocalisation. Rien de tout cela n'est possible dans le cadre du marché unique et des traités de libre-échange que la France a signés. Il ne parle jamais des dépenses de fonctionnement de l'État, du nombre de fonctionnaires, ni de la trajectoire de la dette autrement que comme un "problème de maîtrise" abstrait. La seule variable qu'il agite, c'est l'investissement. Mais on ne réindustrialise pas un pays avec 119 % de dette/PIB et un déficit abyssal sans dire où l'on coupe. Guaino propose donc un remède keynésien dans un corset ordo-libéral. C'est un homme qui a le diagnostic, la France décroche, mais qui refuse d'énoncer la condition de son propre traitement. Soit il ne comprend pas que l'euro et les traités interdisent sa politique, soit il le comprend mais préfère ne pas le dire pour ne pas déplaire. Dans les deux cas, son discours est hors-sol. Et pour ceux qui seraient tentés de voir en lui le produit de la grande école dont il rêvait, une précision s'impose : Henri Guaino n'est pas énarque. Il a échoué trois fois au concours de l'ENA. Ce qui rend sa prestation encore plus savoureuse : l'homme qui n'a jamais intégré la machine technocratique en singe tous les tics de langage, sans en avoir ni la formation ni la rigueur. Henri Guaino est venu sur le plateau pour vendre un livre, Aurons-nous enfin un président ? (Fayard, 18 novembre 2026). Après cette démonstration, un investissement magique sans financement, 600 milliards de dette déjà dépensée présentés comme une corne d'abondance, et un mépris pour la seule expérience de désendettement réussie de la décennie, une chose est sûre : je n'achèterai pas son ouvrage. Les sophismes économiques, je les préfère gratuits.
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Tiens @brivael si tu veux mettre ton petit grain de sel et propulser ce post au firmament de la Tweetosphère, je ne t'en voudrais pas.
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Les démocrates ont pris la Chambre et le Sénat. 🥊 Ils trinquent déjà. 🥊 Sauf que Trump vient de répondre. Il a nommé Stephen Miller Chief of Staff de la Maison-Blanche à partir de lundi. Pas un profil modéré. Le plus dur. L’architecte de la politique migratoire la plus radicale de son mandat. Loyaliste depuis 2016, jamais pris de distance. Les démocrates le haïssent ouvertement. Et c’est précisément pour ça qu’il le place là. Le Chief of Staff, c’est le poste le plus puissant de la Maison-Blanche après le Président. Il filtre l’accès au Président, fixe l’agenda, négocie avec le Congrès et oriente l’usage du pouvoir exécutif. Mettre Miller aux commandes, c’est donner les clés à celui qui pousse le plus fort sur les frontières et le pouvoir présidentiel. Après une défaite historique aux midterms, Trump ne pivote pas. Il double la mise. Avec un Congrès démocrate hostile qui veut des enquêtes, il s’appuie sur le pouvoir exécutif et place le moins prêt à négocier. Les frontières, les expulsions, les décrets : rien ne recule. Vous pouvez célébrer le Sénat et la Chambre. Mais le Président des États-Unis vient de mettre son guerrier le plus loyal aux commandes. Ce n’est pas un recul. C’est une préparation au combat. Trump n’a toujours pas dit son dernier mot.
Donald n'a pas dit son dernier mot Trump avait prévenu : il deviendrait « Monsieur Veto ». Il a perdu la Chambre et le Sénat. Et si cette défaite, loin de le neutraliser, ouvrait une nouvelle phase de son affrontement avec les institutions américaines ? Il faut se souvenir de la scène. À la veille du scrutin, dans un entretien avec Miranda Devine pour le New York Post, Trump explique tranquillement ce qu'il fera si les démocrates remportent le Congrès : il opposera son veto aux textes qu'ils lui enverront. Un mois ou deux de blocage, estime-t-il, et ils finiront par négocier. Puis vient le vote du 3 novembre 2026. Les démocrates reprennent les deux chambres. L'ampleur exacte de leurs majorités reste à préciser, mais le verdict politique est sans appel. Et pourtant, la partie est loin d'être terminée. Trump n'avait pas besoin de connaître le résultat à l'avance pour envisager une défaite et préparer la riposte. Depuis son retour à la Maison Blanche, il a concentré une énergie considérable sur un objectif : mieux contrôler les leviers de l'exécutif qu'il ne l'avait fait pendant son premier mandat. Pour comprendre, remontons à 2017. Trump découvre alors la présidence en novice, entouré de responsables issus de l'establishment républicain, parfois en désaccord profond avec lui. Le turnover est spectaculaire : selon Brookings, 92 % des postes de son premier cercle de conseillers, la fameuse « A-Team », changent de titulaire avant janvier 2021. Et pendant près de deux ans, l'enquête Mueller domine son mandat. Elle n'établira pas de conspiration entre sa campagne et le gouvernement russe, sans pour autant le disculper de toute question relative à l'obstruction à la justice. Trump gouverne dans un climat de méfiance et de conflit permanent. Ses relations avec des conseillers et responsables parfois réticents deviennent un sujet politique en soi. Son premier mandat lui apprend une chose essentielle : le président peut donner une direction, mais encore faut-il que la machine accepte de la prendre. Il en tire manifestement des leçons. Entre ses deux mandats, son entourage prépare le retour au pouvoir, les nominations et les réformes administratives. La loyauté devient un critère central. Les protections de certains fonctionnaires fédéraux occupant des postes influant sur les politiques publiques sont réduites. L'administration se veut plus disciplinée, plus directement alignée sur la Maison Blanche. Pas au point de supprimer l'instabilité : Brookings relevait encore 56 % de renouvellement dans cette même « A-Team » en septembre 2026. Mais cette fois, Trump connaît la machine et cherche à en maîtriser les rouages. Le dispositif Schedule Policy/Career, mis en place pour certaines fonctions influant sur les politiques publiques, illustre cette approche. Il facilite la révocation de titulaires de postes sensibles sans transformer pour autant tous les fonctionnaires de carrière en employés politiques. C’est moins spectaculaire qu’un grand discours. C’est parfois beaucoup plus efficace. Alors, quels leviers lui restent face à un Congrès démocrate ? D'abord, le veto. Pour passer outre un refus présidentiel, il faut les deux tiers des suffrages dans chacune des chambres, soit 290 représentants et 67 sénateurs si tous votent. Une majorité parlementaire ordinaire ne suffit pas. Le président peut donc empêcher ses adversaires de transformer leur victoire électorale en lois. Mais il ne peut pas les obliger à voter les siennes. Cette distinction va compter chaque semaine, au rythme des affrontements sur les budgets et les textes prioritaires. Elle explique pourquoi un président peut être politiquement affaibli tout en conservant un formidable pouvoir de nuisance pour ses adversaires. Être incapable de faire voter ce que l’on veut et être capable d’empêcher l’autre de gouverner sont deux situations très différentes. Ensuite, les décrets exécutifs. Au 22 octobre 2026, Trump en avait déjà signé 292 pendant son second mandat. Ces textes permettent de diriger l'action administrative sans vote préalable du Congrès, dans les limites du droit existant. Les tribunaux peuvent les suspendre ou les invalider, et le législateur peut les contrer par une loi. Mais cette dernière reste exposée au veto. Trump dispose ainsi d'un puissant instrument d'action, même si ce n'est pas un pouvoir illimité. S'ajoutent les pouvoirs d'urgence, encadrés par la loi, et surtout le contrôle de l'appareil fédéral. C'est là que se trouve une partie du rapport de force : voter un texte et le faire appliquer sont deux batailles différentes. Une administration déterminée à défendre les priorités présidentielles peut rendre la seconde particulièrement compliquée. Il reste même une dernière fenêtre avant janvier : la session dite lame duck, pendant laquelle les élus sortants siègent encore alors que leurs successeurs sont déjà désignés. Selon Pew Research Center, la proportion de lois adoptées pendant cette période est passée de 16,9 % au 108e Congrès à 61,3 % au 118e. Les dernières semaines ne sont plus nécessairement une formalité. Trump pourrait chercher à en profiter pour consolider certaines décisions avant l'installation des démocrates. Encore faudra-t-il réunir les voix. Le chiffre de Pew mesure des lois promulguées, pas leur importance politique. Il n’autorise donc pas à présenter cette session comme une garantie de dernier coup d’éclat. Il prouve seulement qu’il serait imprudent de considérer le Congrès sortant comme déjà parti en vacances. C’est l’une des ironies de la démocratie américaine : les élus battus conservent encore pendant quelques semaines des pouvoirs que les vainqueurs devront attendre janvier pour exercer. Une fenêtre étroite, mais politiquement tentante. Mais les démocrates, eux non plus, ne sont pas désarmés. Robert Garcia, pressenti pour prendre la tête de la commission de supervision de la Chambre, a résumé leur état d'esprit en deux mots : « Lawyer up. » Prenez un avocat. Ils pourront convoquer des témoins, exiger des documents, enquêter sur l'administration et refuser de voter certains financements. Ils peuvent également bloquer des nominations : avec le Sénat, ils contrôlent désormais une étape essentielle de la désignation des juges fédéraux et des hauts responsables. Et ils pourront rendre publiques les contradictions, les conflits d’intérêts ou les erreurs de l’administration à travers des auditions parlementaires. Cela ne produit pas toujours une loi. Cela peut néanmoins produire une crise politique, avec les images et les témoignages qui l’accompagnent. Ils se heurteront cependant à deux obstacles considérables. Le premier est le veto présidentiel. Le second est la règle du Sénat qui exige généralement 60 voix pour mettre fin à l'obstruction sur une loi ordinaire. Il existe des exceptions, notamment pour certaines mesures budgétaires, mais elles ne font pas disparaître le veto. Résultat : les démocrates pourront bloquer beaucoup de choses, sans nécessairement pouvoir imposer leur propre programme. Et Trump pourra s'opposer à leurs lois, sans pouvoir leur arracher les financements ou les confirmations qu'ils refuseront. Le personnage de « Monsieur Veto » n'est d'ailleurs pas né après les élections. Fin décembre 2025, Trump avait déjà opposé son veto à deux textes adoptés largement par le Congrès. Le premier concernait un projet d'adduction d'eau potable au Colorado. Le second, les terres de la tribu Miccosukee dans les Everglades, en Floride. Le 8 janvier 2026, la Chambre tenta de passer outre. Pour le Colorado, 248 voix favorables, dont 35 républicaines. Pour la Floride, 236 voix, dont 24 républicaines. Dans les deux cas, échec. Deux votes très concrets, sans mobilisation idéologique particulière, et pourtant une même conclusion : le seuil constitutionnel protège efficacement le refus du président. Avant même de défier un Congrès démocrate, Trump avait montré qu'une partie de son propre camp hésitait à le contredire. Et il avait commencé son rôle de « Monsieur Veto » avec une conduite d'eau et une tribu amérindienne. Pas exactement la grande bataille contre le « wokisme » que certains attendaient. Reste la question la plus explosive : la revanche judiciaire. Trump va-t-il chercher à poursuivre ceux qui l'ont enquêté, accusé ou tenté de le destituer ? Plusieurs procédures visant ses adversaires existent déjà. Mais leur déroulement rappelle une règle assez désagréable pour tout président : ordonner ou souhaiter des poursuites ne suffit pas à convaincre un tribunal. En novembre 2025, les premières inculpations de James Comey et de Letitia James ont été annulées par une juge en raison de la nomination irrégulière de la procureure chargée des dossiers. Pas d'acquittement sur le fond, mais un sérieux revers de procédure. En décembre, deux grands jurys fédéraux de Virginie ont ensuite refusé de nouvelles inculpations de Letitia James. En octobre 2026, un grand jury de Washington a également refusé d'inculper Cassidy Hutchinson, ancienne collaboratrice entendue par la commission du 6 janvier. Le dossier Comey est plus complexe. Il a de nouveau été inculpé en avril 2026, en Caroline du Nord, dans une affaire distincte liée à une publication sur Instagram. D'autres démarches judiciaires ont suivi. Il serait donc inexact de prétendre que tous les grands jurys ont rejeté toutes les poursuites. Mais l'ensemble illustre les résistances, les échecs et les limites de cette offensive. Car le grand jury américain est un curieux contre-pouvoir. Ce sont des citoyens ordinaires qui examinent les accusations présentées par les procureurs et décident si elles justifient une inculpation. Ils ne prononcent pas la culpabilité. Ils peuvent néanmoins opposer un refus. On peut nommer des procureurs loyaux, changer des responsables, multiplier les dossiers. On ne peut pas décréter qu'un jury populaire doit dire oui. C'est peut-être là le paradoxe de cette nouvelle séquence. Trump a davantage préparé son retour, renforcé son emprise sur l'exécutif et conservé des instruments de blocage redoutables. Mais le système américain, avec ses lourdeurs et ses procédures parfois kafkaïennes, reste un adversaire à sa mesure. Le Congrès contrôle l'argent et les nominations. Les tribunaux contrôlent la légalité. Et, parfois, un groupe de citoyens anonymes suffit à contrarier des procureurs fédéraux. Les démocrates ne pourront pas effacer la présidence Trump d'un trait de plume. Lui ne pourra pas davantage faire disparaître les contre-pouvoirs en signant un décret. La présidentielle de 2028 demeure une échéance décisive, mais d'ici là, chaque budget, chaque nomination, chaque enquête et chaque décision de justice peut devenir un champ de bataille. Trump a perdu le Congrès. Il n'a pas perdu la Maison Blanche. La question n'est donc plus de savoir s'il peut encore agir, mais jusqu'où il ira, ce que ses adversaires pourront lui opposer et ce que les institutions laisseront passer. Donald n'a pas dit son dernier mot. Le système américain non plus. #Midterms2026 #Trump
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Le plafond de verre est-il sur le point de céder ? J’en parle ici
Macron veut empêcher un second tour Le Pen-Mélenchon en 2027. Son plan : coller ensemble Glucksmann, Philippe, Attal, Retailleau et Lisnard autour d’une candidature unique. Une grande coalition du social-démocrate au LR pour que le centre ne se fasse pas sortir dès le premier tour. Le constat à l’Élysée est simple : Philippe recule dans les sondages, Mélenchon monte, et le risque d’un duel extrêmes devient réel. Alors plutôt qu’une primaire qui finirait en pugilat, Macron pousse à ce qu’ils se mettent d’abord autour d’une table pour négocier un programme commun. Compromis sur les retraites, l’immigration, la fiscalité… Les sujets où ils sont le plus en désaccord. Sauf que le vrai problème n’est pas là. Personne ne veut porter le bilan de Macron. Philippe, Attal, Retailleau prennent déjà leurs distances. Le président leur dirait même qu’ils n’ont pas à le défendre, qu’il assumera seul. Belle ironie : celui qui a cassé les clivages en 2017 revient dix ans plus tard demander aux autres de se rassembler pour sauver ce qu’il reste de son camp, tout en leur laissant le droit de ne pas assumer ce qu’il a fait. Officiellement il ne s’immiscera pas dans la campagne. En coulisses il distribue les consignes. Les concernés ont déjà commencé à dire non. Glucksmann via ses proches parle de « tentatives désespérées ». Lisnard n’a jamais cru au macronisme. Les autres n’ont aucune envie d’être associés à dix ans de bilan. Un plan pour sauver le centre qui commence déjà à se faire jeter par ceux qu’il est censé rassembler. On verra si ça tient jusqu’en avril ou si tout le monde continue de jouer solo en espérant que les autres se plantent.
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NVIDIA : LE PATRON, L'ESPIONNE PRÉSUMÉE ET LES SECRETS DE L'IA Une femme soupçonnée de travailler pour les services secrets chinois. Le patron de Nvidia, géant mondial de l'intelligence artificielle. Près de 5 milliards de dollars d'équipements technologiques. Et un président américain qui aurait été averti depuis un an. Non, ce n'est pas le scénario d'un film d'espionnage hollywoodien. C'est une affaire révélée le 29 octobre par le New York Times, qui vient de prendre une tournure politique : trois commissions du Congrès américain réclament désormais des explications. Et derrière cette histoire digne d'un roman de John le Carré se cache une question autrement plus sérieuse : les États-Unis contrôlent-ils réellement les technologies qui leur donnent leur avance dans la course mondiale à l'intelligence artificielle ? UNE RELATION QUI INTÉRESSE LES SERVICES SECRETS Au centre de l'affaire, Jensen Huang. Le fondateur et PDG de Nvidia, célèbre pour son éternelle veste en cuir noire, dirige l'une des entreprises les plus stratégiques de la planète. Ses processeurs graphiques sont devenus indispensables à l'entraînement et au fonctionnement des modèles d'intelligence artificielle les plus avancés. Sans cette puissance de calcul, difficile de rivaliser dans la course à l'IA. Autant dire que Jensen Huang n'est pas un patron comme les autres. Et voici qu'apparaît Alice Huang, également connue sous le nom de Huang Le, une ressortissante chinoise ayant occupé des fonctions dirigeantes chez Megaspeed, une société singapourienne spécialisée dans les infrastructures de calcul. Selon l'enquête du New York Times, les services de renseignement américains surveillaient cette dirigeante, soupçonnée de participer à des opérations permettant à la Chine d'accéder à des technologies américaines sensibles. Les renseignements recueillis auraient conduit les autorités américaines à conclure qu'elle transmettait des informations à Pékin. Plus préoccupant encore pour Washington : Alice Huang entretenait des relations étroites avec Jensen Huang. Des contacts dont les services américains craignaient qu'ils permettent d'obtenir des informations sur Nvidia, ses projets et les négociations entourant les exportations de semi-conducteurs vers la Chine. Précision essentielle : rien ne démontre publiquement que Jensen Huang ait sciemment transmis des secrets industriels ou collaboré avec les services chinois. L'enquête le présente avant tout comme une cible potentielle. Nvidia, de son côté, affirme que les échanges entre son PDG et cette dirigeante relevaient de relations commerciales parfaitement ordinaires. Mais pourquoi ces contacts inquiètent-ils autant Washington ? 4,8 MILLIARDS DE DOLLARS ET UNE FAILLE DANS LES SANCTIONS Depuis plusieurs années, les États-Unis tentent de freiner l'accès de la Chine aux semi-conducteurs les plus avancés. L'objectif est simple : empêcher Pékin de disposer trop facilement de la puissance de calcul nécessaire pour rivaliser avec les géants américains de l'IA. Pour cela, Washington impose des restrictions à l'exportation de certaines puces et technologies sensibles. Sauf que le monde du commerce international est rarement aussi simple qu'un décret présidentiel. Prenons une entreprise chinoise qui ne peut pas acheter directement certains processeurs Nvidia. Elle peut chercher à accéder à leur puissance de calcul par l'intermédiaire d'un centre de données installé dans un pays tiers. La puce reste physiquement à l'étranger. Le client chinois, lui, peut utiliser à distance une partie de sa puissance informatique. C'est précisément ce mécanisme qui intéresse les enquêteurs américains. Megaspeed achète des équipements intégrant des puces Nvidia et propose des capacités de calcul à des entreprises, notamment chinoises. Selon les documents commerciaux examinés par le New York Times, une société malaisienne liée à Megaspeed a acquis au moins 4,8 milliards de dollars d'équipements d'intelligence artificielle intégrant des technologies Nvidia entre juin 2024 et février 2026. Une somme considérable pour une entreprise relativement peu connue. Les autorités américaines soupçonnent certaines sociétés de ce réseau de faciliter le contournement des restrictions commerciales, voire de participer à des transferts illégaux de matériel vers la Chine. Attention toutefois : ces 4,8 milliards ne représentent pas un montant de contrebande démontrée. Acheter des équipements ou louer de la puissance de calcul n'est pas automatiquement illégal. Tout dépend du matériel, des destinataires et des règles applicables. Nvidia assure avoir examiné les accusations concernant Megaspeed sans trouver de preuve de détournement illégal. Mais le problème stratégique demeure. On peut interdire l'exportation d'une puce. Empêcher toute une économie d'accéder indirectement à sa puissance de calcul est une autre histoire. Et dans une industrie où quelques mois d'avance technologique peuvent représenter des milliards de dollars, cette distinction n'a rien d'anecdotique. WASHINGTON SAVAIT, MAIS QUE S'EST-IL PASSÉ ? L'enquête du New York Times contient une autre révélation embarrassante. Selon des personnes informées des renseignements recueillis, Donald Trump aurait été averti il y a environ un an des soupçons visant Alice Huang et de sa proximité avec le patron de Nvidia. Le président américain aurait choisi de ne pas intervenir. Le journal évoque notamment les préoccupations de Trump concernant les ventes de semi-conducteurs, les performances boursières de Nvidia et les relations commerciales avec Pékin. Il faut néanmoins distinguer ce récit, fondé sur des sources confidentielles, d'une explication officiellement confirmée par la Maison Blanche. Autre élément troublant : Jensen Huang n'aurait pas reçu d'avertissement formel des services américains concernant les soupçons pesant sur Alice Huang. Pourquoi ? Dans le renseignement, prévenir une personne potentiellement ciblée peut aussi alerter celle qui fait l'objet d'une surveillance. Protéger quelqu'un et préserver une enquête sont parfois deux objectifs contradictoires. Impossible, à ce stade, de savoir si cette considération explique l'absence d'avertissement. La Maison Blanche et les principales agences de renseignement interrogées par le New York Times n'ont pas apporté d'explication publique détaillée. Quant à Pékin, ses représentants rejettent les accusations d'espionnage, qu'ils présentent comme infondées. Nous avons donc une situation singulière : des soupçons de renseignement suffisamment sérieux pour inquiéter Washington, une entreprise stratégique qui affirme n'avoir constaté aucune fuite de secrets sensibles et un président qui aurait été informé sans que l'on connaisse précisément les raisons de son absence d'intervention. Une équation qui appelle quelques réponses. LE CONGRÈS AMÉRICAIN ENTRE DANS LA DANSE Et c'est ici que l'affaire cesse d'être uniquement une enquête journalistique. Le 4 novembre, trois responsables républicains du Congrès américain ont adressé une lettre officielle à Jensen Huang. Brian Mast, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, John Moolenaar, président de la commission spéciale consacrée à la Chine, et Rick Crawford, président de la commission du renseignement, demandent au patron de Nvidia de venir s'expliquer. La date proposée est le 18 novembre 2026, dans le cadre d'une réunion commune à huis clos. Le sujet : ses interactions avec Alice Huang et les dispositifs de sécurité destinés à protéger Nvidia contre l'espionnage étranger. Les parlementaires veulent déterminer dans quelle mesure la sécurité nationale américaine aurait pu être compromise. Il ne s'agit pas d'une inculpation, ni d'une preuve de culpabilité de Jensen Huang. C'est une demande d'explications parlementaires, dont la tenue reste à confirmer. Mais le signal politique est clair. Quand trois commissions chargées des affaires étrangères, de la Chine et du renseignement s'intéressent simultanément au dirigeant d'une entreprise technologique, ce n'est plus une simple histoire de relations commerciales. C'est devenu une affaire de sécurité nationale. LE VÉRITABLE ENJEU : QUI CONTRÔLE LA PUISSANCE DE L'IA ? Au fond, cette histoire illustre une contradiction majeure de la stratégie américaine. Washington veut conserver son avance technologique face à Pékin. Il restreint les exportations, surveille les intermédiaires et considère certains semi-conducteurs comme des actifs stratégiques. Mais les entreprises qui développent ces technologies restent des acteurs privés, engagés dans une compétition commerciale mondiale. Nvidia veut vendre ses produits. Les entreprises chinoises veulent accéder aux capacités de calcul les plus performantes. Et les gouvernements cherchent à protéger leurs intérêts économiques, industriels et militaires. Ces objectifs ne sont pas toujours compatibles. L'affaire Alice Huang soulève donc deux questions distinctes. La première concerne le renseignement : une personne soupçonnée de travailler pour Pékin a-t-elle pu exploiter ses relations professionnelles pour obtenir des informations sensibles ? La seconde est peut-être encore plus importante : les restrictions américaines peuvent-elles réellement empêcher la Chine d'accéder à des capacités de calcul avancées lorsque celles-ci sont disponibles à travers des centres de données et des intermédiaires internationaux ? Sur la première question, les investigations et les informations publiques restent insuffisantes pour établir précisément ce qui aurait été transmis. Sur la seconde, les difficultés apparaissent déjà bien réelles. Et c'est ce qui rend cette affaire aussi intéressante. Les États-Unis peuvent contrôler leurs exportations. Ils peuvent surveiller leurs entreprises. Ils peuvent sanctionner leurs concurrents. Mais ils ne peuvent pas transformer chaque relation commerciale internationale en frontière hermétique. Le 18 novembre, si Jensen Huang répond à la demande des parlementaires, nous en apprendrons peut-être davantage. D'ici là, une chose est certaine : l'intelligence artificielle n'est plus seulement une affaire d'ingénieurs, de processeurs et de milliards investis dans les centres de données. C'est aussi une bataille de renseignement, d'influence et de souveraineté technologique. Et parfois, dans cette bataille, le maillon le plus sensible n'est pas la puce électronique. C'est l'être humain qui se trouve à proximité de celui qui la contrôle.
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5 morts, une quinzaine de blessés (dont des policiers, un en état très critique) : fusillade au cœur de Cracovie. #pologne Le 7 novembre vers 15 h, un homme d’environ 25 ans, citoyen polonais, a conduit une Subaru noire sur le Rynek Główny (la place principale, ultra-touristique) et a ouvert le feu au hasard sur les passants depuis le véhicule. Il était en tenue militaire (camouflage + balaclava), armé d’une carabine de type AR-15. Beaucoup d’armes et de munitions ont été retrouvées dans la voiture. Il a aussi tiré sur un tramway. La police l’a intercepté un peu plus loin (croisement Stradomska/Dietla) après un échange de tirs. Il a été blessé et transporté à l’hôpital (en réanimation). Il agissait seul. Parmi les blessés figurent des policiers : selon le ministre de l’Intérieur, l’un est dans un état très grave (trois blessures par balle, opération en cours). Motif : toujours inconnu. Aucune revendication confirmée. L’enquête est en cours (procureurs sur place). Donald Tusk a parlé de « zamach » (attentat/attaque) et a indiqué que la police examine « le contexte et toutes les circonstances ». Il a aussi appelé les politiciens de tous bords à ne pas instrumentaliser la tragédie. Le contexte est tendu en Pologne en ce moment (crise autour du Tribunal Constitutionnel, manifestations de droite prévues ou en cours près de la place). Mais pour l’instant, rien ne relie formellement l’attaque à ça. Les autorités n’ont pas qualifié l’acte de terrorisme organisé. Les bilans peuvent encore bouger (certains rapports ont évoqué 6 morts). Les vidéos circulent déjà (panique, hélicoptère sur la place, échange de tirs). x.com/LaDelichieuse/status/2…
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Le tueur de Cracovie est un citoyen polonais et il a 25 ans. Le bilan de la fusillade est de 6 morts. Il avait des insignes nazis sur sa tenue.
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🎯 Conclusion : un programme qui ne passe pas l'examen de la première ligne de trésorerie Le programme de LFI pour 2027 est une accumulation de dépenses certaines et de recettes incertaines, dans un pays qui emprunte déjà sur les marchés à des taux qui se tendent et qui dépense plus que tous ses voisins. Les mesures phares, retraite à 60 ans, SMIC à 1.700 euros, taxe Zucman, ISF renforcé, sont chacune, isolément, un défi budgétaire majeur ; ensemble, elles forment un bricolage macroéconomique qui suppose que la France puisse augmenter ses prélèvements de 100 milliards sans que personne ne parte, ne licencie ou n'investisse ailleurs. Ce n'est pas de la politique, c'est de la littérature électorale. Et le pire, c'est que LFI le sait : le contre-budget a été jugé “peu détaillé” et “optimiste” par les économistes, y compris ceux qui ne sont pas hostiles au principe de la relance par la demande. La question n'est donc pas de savoir si ce programme est “de gauche” ou “de droite”, mais s'il tient debout plus de cinq minutes devant un tableur du Trésor public. La réponse est non.
🎓 Le service écologique obligatoire de 9 mois : 1,5 à 3 milliards pour “occuper” les jeunes Instaurer un service obligatoire de 9 mois rémunéré au SMIC pour les moins de 25 ans coûterait entre 1,5 et 3 milliards d'euros par an. Ce n'est pas le montant le plus énorme du programme, mais c'est symboliquement le plus absurde : on crée une main-d'œuvre d'État low-cost pour des tâches que le secteur associatif ou les collectivités peinent déjà à financer, tout en retirant ces jeunes du marché du travail où ils pourraient être productifs et cotiser. C'est du service national déguisé en emploi vert, payé par le contribuable, sans garantie de formation utile ni de débouché. Un stage géant à la charge de l'État, dans un pays qui n'arrive déjà pas à financer correctement son éducation nationale.
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Ils se disent "citoyens". Ils ont des salariés, des subventions publiques, et le droit de vider un magasin sans être inquiétés. Ce n'est plus de l'écologie, c'est une profession. Le 6 novembre 2026, une trentaine de militants d'Alternatiba et d'ANV-COP21 entrent dans un Relay à Montparnasse. Ils sortent des cartons de déménagement, vident le présentoir des quotidiens et des magazines, empilent le tout à l'entrée, délimitent la zone avec du ruban "scène de crime climatique", brandissent leurs banderoles, et repartent tranquillement à l'arrivée des agents de sécurité. Aucune arrestation. Aucune garde à vue. Le personnel remet les publications en rayon. Les militants rentrent chez eux. Pour un vol à l'étalage, on finit au poste. Pour une action politique, on finit porte-parole sur BFM. Mais le pire n'est pas là. Le pire, c'est que tout cela est financé, en partie, par l'argent de vos impôts. En 2022, la Métropole de Lyon vote 80 000 € pour un festival Alternatiba. Le festival est annulé. Un an plus tard, 25 000 € déjà versés n'ont toujours pas été remboursés. À Grenoble, la mairie signe un chèque de 15 000 €. Ce n'est pas de l'argent privé. Ce n'est pas une cagnotte de militants bénévoles. C'est l'argent des contribuables français, versé à des structures qui ont des salariés permanents, des chargés de partenariat, des campagnes nationales coordonnées. Et quand l'État tente de reprendre cet argent, la justice le protège. Le préfet de la Vienne a voulu retirer 15 000 € de subventions à Alternatiba Poitiers, au motif que l'association organisait des ateliers de formation à la désobéissance civile. Une association subventionnée qui apprend à des gens à bloquer des chantiers, à "déménager" des boutiques, à enfreindre la loi au nom de sa cause. Le préfet a invoqué le Contrat d'Engagement Républicain que toute association subventionnée doit signer. Le tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande du préfet. Relisez bien. Former des gens à la désobéissance civile ne rompt pas le pacte républicain. Voilà où nous en sommes. On marche sur la tête. Une association qui apprend à ses membres à violer la loi peut continuer à toucher de l'argent public, et le juge estime que c'est parfaitement normal. La désobéissance civile, ce n'est pas atteindre le pacte républicain ? Depuis quand ? Alors non, ce ne sont pas des "groupuscules". Ce ne sont pas des "citoyens comme vous et moi". Ce sont des structures professionnalisées, avec des salariés, des financements, des formations, des porte-paroles, et une capacité à mener des actions illégales en toute impunité, avec en partie l'argent du contribuable. Et le point de rupture, celui qui horripile vraiment les Français, c'est quand on commence à s'en prendre aux livres. Qu'on soit d'accord ou pas avec ce qui est vendu dans une gare, depuis quand une milice en col roulé décide-t-elle ce qui mérite d'être sur un présentoir ? Ils n'ont pas brûlé les livres, bien sûr. Ils les ont "déménagés". Mais le geste est là. On touche à la littérature, à la presse, à ce qui fait le débat public dans ce pays, et on le fait au nom de la morale suprême, sans jamais rendre de comptes. Quand est-ce que tout ça va s'arrêter ? La France n'a pas besoin de milices, en col roulé ou en gilet jaune, pour décider ce qui est vendu dans nos gares, ce qui est financé par nos impôts, et ce qui est autorisé par nos tribunaux. Elle a besoin de la loi, la même pour tous. Et tant que certains pourront vider un magasin au nom de leurs opinions, avec l'argent du contribuable, et sous la protection du juge administratif, le ressentiment n'a pas fini de monter. Ce n'est pas de l'écologie. C'est de la milice subventionnée.
Des "activistes" ont pillé un magasin Relay à la gare Montparnasse.. Ils savent qu'ils risquent tellement rien.. qu'ils sont à visage découvert.. et diffusent eux même les images.. Allo le gouvernement?! Une réaction?
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🎓 Le service écologique obligatoire de 9 mois : 1,5 à 3 milliards pour “occuper” les jeunes Instaurer un service obligatoire de 9 mois rémunéré au SMIC pour les moins de 25 ans coûterait entre 1,5 et 3 milliards d'euros par an. Ce n'est pas le montant le plus énorme du programme, mais c'est symboliquement le plus absurde : on crée une main-d'œuvre d'État low-cost pour des tâches que le secteur associatif ou les collectivités peinent déjà à financer, tout en retirant ces jeunes du marché du travail où ils pourraient être productifs et cotiser. C'est du service national déguisé en emploi vert, payé par le contribuable, sans garantie de formation utile ni de débouché. Un stage géant à la charge de l'État, dans un pays qui n'arrive déjà pas à financer correctement son éducation nationale.
L'ISF “renforcé” : entre 1,4 et 20 milliards, selon la foi qu'on y met Le rétablissement d'un ISF “renforcé” est chiffré par LFI à 10 milliards, mais les estimations sérieuses vont de 1,4 milliard (Cour des comptes) à 10 milliards (économistes proches de la gauche), en passant par 5,5 milliards (Institut Montaigne). L'ISF historique rapportait 3,2 milliards par an, et l'exil fiscal qu'il provoquait était, selon certaines estimations, 160 fois inférieur à ce rendement. Mais un ISF “renforcé” et un contexte de taxe Zucman multiplieraient les départs bien au-delà de ce que connu la France sous Hollande. Bref, on taxe du patrimoine qui n'est déjà plus là, et on fait fuir celui qui reste.
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L'ISF “renforcé” : entre 1,4 et 20 milliards, selon la foi qu'on y met Le rétablissement d'un ISF “renforcé” est chiffré par LFI à 10 milliards, mais les estimations sérieuses vont de 1,4 milliard (Cour des comptes) à 10 milliards (économistes proches de la gauche), en passant par 5,5 milliards (Institut Montaigne). L'ISF historique rapportait 3,2 milliards par an, et l'exil fiscal qu'il provoquait était, selon certaines estimations, 160 fois inférieur à ce rendement. Mais un ISF “renforcé” et un contexte de taxe Zucman multiplieraient les départs bien au-delà de ce que connu la France sous Hollande. Bref, on taxe du patrimoine qui n'est déjà plus là, et on fait fuir celui qui reste.
🧾 La taxe Zucman : 20 milliards fantasmés, 5 milliards réels, et une fuite de 17 à 24 milliards C'est le joyau de la couronne fiscale insoumise. LFI promet 15 à 25 milliards de recettes annuelles avec un impôt de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros. Mais une étude du collectif patronal “Trop c'est trop” montre que, après déduction de l'impôt sur les sociétés déjà acquitté, le rendement réel tombe à 5 milliards d'euros. Pire, 70 % des recettes reposent sur 10 familles : il suffit que quelques-unes s'expatrient pour que le rendement s'effondre. Et c'est précisément ce qui se passerait : la fuite des entrepreneurs et des capitaux est chiffrée à 1,3 % à 1,8 % du PIB, soit 36 à 50 milliards de richesse non créée, et 17 à 24 milliards de recettes fiscales perdues pour l'État. Bilan net : la taxe Zucman rapporte moins qu'elle ne coûte, tout en donnant l'illusion d'une justice fiscale. C'est un impôt de posture qui, appliqué, financerait à peine le quart de la retraite à 60 ans.
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🧾 La taxe Zucman : 20 milliards fantasmés, 5 milliards réels, et une fuite de 17 à 24 milliards C'est le joyau de la couronne fiscale insoumise. LFI promet 15 à 25 milliards de recettes annuelles avec un impôt de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros. Mais une étude du collectif patronal “Trop c'est trop” montre que, après déduction de l'impôt sur les sociétés déjà acquitté, le rendement réel tombe à 5 milliards d'euros. Pire, 70 % des recettes reposent sur 10 familles : il suffit que quelques-unes s'expatrient pour que le rendement s'effondre. Et c'est précisément ce qui se passerait : la fuite des entrepreneurs et des capitaux est chiffrée à 1,3 % à 1,8 % du PIB, soit 36 à 50 milliards de richesse non créée, et 17 à 24 milliards de recettes fiscales perdues pour l'État. Bilan net : la taxe Zucman rapporte moins qu'elle ne coûte, tout en donnant l'illusion d'une justice fiscale. C'est un impôt de posture qui, appliqué, financerait à peine le quart de la retraite à 60 ans.
📈 Le SMIC à 1.700 euros : 60 à 81 milliards de “pouvoir d'achat” financés par… personne L'augmentation du SMIC net de 220 euros représente un effort salarial de 60 à 81 milliards d'euros par an pour les entreprises et les finances publiques. Les économistes estiment même que chaque hausse de 1 % du SMIC détruit 30.000 emplois et coûte 1 milliard de PIB ; une hausse de 15 % pour atteindre 1.700 euros détruirait 450.000 emplois. Or, LFI ne prévoit aucune compensation pérenne pour les TPE-PME, ni pour les branches où le SMIC est le salaire dominant. Le surcoût serait absorbé soit par des licenciements, soit par une hausse des prix, soit par une faillite. Dans le meilleur des cas, l'État devrait exonérer massivement les entreprises pour éviter la casse, ce qui viendrait aggraver le déficit au lieu de le réduire. C'est une mesure qui coûte deux fois : une fois en pouvoir d'achat affiché, une fois en emplois détruits et en cotisations non perçues.
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📈 Le SMIC à 1.700 euros : 60 à 81 milliards de “pouvoir d'achat” financés par… personne L'augmentation du SMIC net de 220 euros représente un effort salarial de 60 à 81 milliards d'euros par an pour les entreprises et les finances publiques. Les économistes estiment même que chaque hausse de 1 % du SMIC détruit 30.000 emplois et coûte 1 milliard de PIB ; une hausse de 15 % pour atteindre 1.700 euros détruirait 450.000 emplois. Or, LFI ne prévoit aucune compensation pérenne pour les TPE-PME, ni pour les branches où le SMIC est le salaire dominant. Le surcoût serait absorbé soit par des licenciements, soit par une hausse des prix, soit par une faillite. Dans le meilleur des cas, l'État devrait exonérer massivement les entreprises pour éviter la casse, ce qui viendrait aggraver le déficit au lieu de le réduire. C'est une mesure qui coûte deux fois : une fois en pouvoir d'achat affiché, une fois en emplois détruits et en cotisations non perçues.
💸 La retraite à 60 ans : la promesse à 50 milliards qui ne dit pas son nom C'est la mesure totem. Ramener l'âge de départ à 60 ans avec 40 annuités est estimé entre 18 et 50 milliards d'euros par an selon les organismes. LFI parle de 18 milliards, mais l'iFRAP et le ministre du Travail évoquent plutôt 40 à 50 milliards. Même en retenant l'hypothèse basse, c'est l'équivalent du budget de l'Éducation nationale qu'il faudrait trouver chaque année, en plus des 275 milliards déjà versés aux retraités. Le “financement” proposé par LFI est un tour de passe-passe : redéploiement du pacte de responsabilité (7 milliards), hausse des cotisations sur les hauts salaires (4 milliards), suppression de dispositifs d'épargne retraite (5 milliards) et “relance de l'activité” (2 milliards). Sauf que ces 18 milliards sont déjà pour partie fléchés ailleurs, et que la “relance” est un pari macroéconomique, pas une ligne de trésorerie. En clair, on repousse l'âge de la retraite à 60 ans en creusant un trou de 20 à 40 milliards que personne ne comble, dans un système de retraites déjà déficitaire de 6,8 milliards en 2030. C'est de la démagogie intergénérationnelle facturée à la dette.
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« Lawyer up », ont dit les démocrates. Ils vont enquêter, convoquer, bloquer. Ils ont oublié un détail : Trump a déjà signé 292 décrets exécutifs depuis son retour. Et il contrôle encore la machine qui les applique. Le Congrès vote. L’exécutif exécute. 👇
Donald n'a pas dit son dernier mot Trump avait prévenu : il deviendrait « Monsieur Veto ». Il a perdu la Chambre et le Sénat. Et si cette défaite, loin de le neutraliser, ouvrait une nouvelle phase de son affrontement avec les institutions américaines ? Il faut se souvenir de la scène. À la veille du scrutin, dans un entretien avec Miranda Devine pour le New York Post, Trump explique tranquillement ce qu'il fera si les démocrates remportent le Congrès : il opposera son veto aux textes qu'ils lui enverront. Un mois ou deux de blocage, estime-t-il, et ils finiront par négocier. Puis vient le vote du 3 novembre 2026. Les démocrates reprennent les deux chambres. L'ampleur exacte de leurs majorités reste à préciser, mais le verdict politique est sans appel. Et pourtant, la partie est loin d'être terminée. Trump n'avait pas besoin de connaître le résultat à l'avance pour envisager une défaite et préparer la riposte. Depuis son retour à la Maison Blanche, il a concentré une énergie considérable sur un objectif : mieux contrôler les leviers de l'exécutif qu'il ne l'avait fait pendant son premier mandat. Pour comprendre, remontons à 2017. Trump découvre alors la présidence en novice, entouré de responsables issus de l'establishment républicain, parfois en désaccord profond avec lui. Le turnover est spectaculaire : selon Brookings, 92 % des postes de son premier cercle de conseillers, la fameuse « A-Team », changent de titulaire avant janvier 2021. Et pendant près de deux ans, l'enquête Mueller domine son mandat. Elle n'établira pas de conspiration entre sa campagne et le gouvernement russe, sans pour autant le disculper de toute question relative à l'obstruction à la justice. Trump gouverne dans un climat de méfiance et de conflit permanent. Ses relations avec des conseillers et responsables parfois réticents deviennent un sujet politique en soi. Son premier mandat lui apprend une chose essentielle : le président peut donner une direction, mais encore faut-il que la machine accepte de la prendre. Il en tire manifestement des leçons. Entre ses deux mandats, son entourage prépare le retour au pouvoir, les nominations et les réformes administratives. La loyauté devient un critère central. Les protections de certains fonctionnaires fédéraux occupant des postes influant sur les politiques publiques sont réduites. L'administration se veut plus disciplinée, plus directement alignée sur la Maison Blanche. Pas au point de supprimer l'instabilité : Brookings relevait encore 56 % de renouvellement dans cette même « A-Team » en septembre 2026. Mais cette fois, Trump connaît la machine et cherche à en maîtriser les rouages. Le dispositif Schedule Policy/Career, mis en place pour certaines fonctions influant sur les politiques publiques, illustre cette approche. Il facilite la révocation de titulaires de postes sensibles sans transformer pour autant tous les fonctionnaires de carrière en employés politiques. C’est moins spectaculaire qu’un grand discours. C’est parfois beaucoup plus efficace. Alors, quels leviers lui restent face à un Congrès démocrate ? D'abord, le veto. Pour passer outre un refus présidentiel, il faut les deux tiers des suffrages dans chacune des chambres, soit 290 représentants et 67 sénateurs si tous votent. Une majorité parlementaire ordinaire ne suffit pas. Le président peut donc empêcher ses adversaires de transformer leur victoire électorale en lois. Mais il ne peut pas les obliger à voter les siennes. Cette distinction va compter chaque semaine, au rythme des affrontements sur les budgets et les textes prioritaires. Elle explique pourquoi un président peut être politiquement affaibli tout en conservant un formidable pouvoir de nuisance pour ses adversaires. Être incapable de faire voter ce que l’on veut et être capable d’empêcher l’autre de gouverner sont deux situations très différentes. Ensuite, les décrets exécutifs. Au 22 octobre 2026, Trump en avait déjà signé 292 pendant son second mandat. Ces textes permettent de diriger l'action administrative sans vote préalable du Congrès, dans les limites du droit existant. Les tribunaux peuvent les suspendre ou les invalider, et le législateur peut les contrer par une loi. Mais cette dernière reste exposée au veto. Trump dispose ainsi d'un puissant instrument d'action, même si ce n'est pas un pouvoir illimité. S'ajoutent les pouvoirs d'urgence, encadrés par la loi, et surtout le contrôle de l'appareil fédéral. C'est là que se trouve une partie du rapport de force : voter un texte et le faire appliquer sont deux batailles différentes. Une administration déterminée à défendre les priorités présidentielles peut rendre la seconde particulièrement compliquée. Il reste même une dernière fenêtre avant janvier : la session dite lame duck, pendant laquelle les élus sortants siègent encore alors que leurs successeurs sont déjà désignés. Selon Pew Research Center, la proportion de lois adoptées pendant cette période est passée de 16,9 % au 108e Congrès à 61,3 % au 118e. Les dernières semaines ne sont plus nécessairement une formalité. Trump pourrait chercher à en profiter pour consolider certaines décisions avant l'installation des démocrates. Encore faudra-t-il réunir les voix. Le chiffre de Pew mesure des lois promulguées, pas leur importance politique. Il n’autorise donc pas à présenter cette session comme une garantie de dernier coup d’éclat. Il prouve seulement qu’il serait imprudent de considérer le Congrès sortant comme déjà parti en vacances. C’est l’une des ironies de la démocratie américaine : les élus battus conservent encore pendant quelques semaines des pouvoirs que les vainqueurs devront attendre janvier pour exercer. Une fenêtre étroite, mais politiquement tentante. Mais les démocrates, eux non plus, ne sont pas désarmés. Robert Garcia, pressenti pour prendre la tête de la commission de supervision de la Chambre, a résumé leur état d'esprit en deux mots : « Lawyer up. » Prenez un avocat. Ils pourront convoquer des témoins, exiger des documents, enquêter sur l'administration et refuser de voter certains financements. Ils peuvent également bloquer des nominations : avec le Sénat, ils contrôlent désormais une étape essentielle de la désignation des juges fédéraux et des hauts responsables. Et ils pourront rendre publiques les contradictions, les conflits d’intérêts ou les erreurs de l’administration à travers des auditions parlementaires. Cela ne produit pas toujours une loi. Cela peut néanmoins produire une crise politique, avec les images et les témoignages qui l’accompagnent. Ils se heurteront cependant à deux obstacles considérables. Le premier est le veto présidentiel. Le second est la règle du Sénat qui exige généralement 60 voix pour mettre fin à l'obstruction sur une loi ordinaire. Il existe des exceptions, notamment pour certaines mesures budgétaires, mais elles ne font pas disparaître le veto. Résultat : les démocrates pourront bloquer beaucoup de choses, sans nécessairement pouvoir imposer leur propre programme. Et Trump pourra s'opposer à leurs lois, sans pouvoir leur arracher les financements ou les confirmations qu'ils refuseront. Le personnage de « Monsieur Veto » n'est d'ailleurs pas né après les élections. Fin décembre 2025, Trump avait déjà opposé son veto à deux textes adoptés largement par le Congrès. Le premier concernait un projet d'adduction d'eau potable au Colorado. Le second, les terres de la tribu Miccosukee dans les Everglades, en Floride. Le 8 janvier 2026, la Chambre tenta de passer outre. Pour le Colorado, 248 voix favorables, dont 35 républicaines. Pour la Floride, 236 voix, dont 24 républicaines. Dans les deux cas, échec. Deux votes très concrets, sans mobilisation idéologique particulière, et pourtant une même conclusion : le seuil constitutionnel protège efficacement le refus du président. Avant même de défier un Congrès démocrate, Trump avait montré qu'une partie de son propre camp hésitait à le contredire. Et il avait commencé son rôle de « Monsieur Veto » avec une conduite d'eau et une tribu amérindienne. Pas exactement la grande bataille contre le « wokisme » que certains attendaient. Reste la question la plus explosive : la revanche judiciaire. Trump va-t-il chercher à poursuivre ceux qui l'ont enquêté, accusé ou tenté de le destituer ? Plusieurs procédures visant ses adversaires existent déjà. Mais leur déroulement rappelle une règle assez désagréable pour tout président : ordonner ou souhaiter des poursuites ne suffit pas à convaincre un tribunal. En novembre 2025, les premières inculpations de James Comey et de Letitia James ont été annulées par une juge en raison de la nomination irrégulière de la procureure chargée des dossiers. Pas d'acquittement sur le fond, mais un sérieux revers de procédure. En décembre, deux grands jurys fédéraux de Virginie ont ensuite refusé de nouvelles inculpations de Letitia James. En octobre 2026, un grand jury de Washington a également refusé d'inculper Cassidy Hutchinson, ancienne collaboratrice entendue par la commission du 6 janvier. Le dossier Comey est plus complexe. Il a de nouveau été inculpé en avril 2026, en Caroline du Nord, dans une affaire distincte liée à une publication sur Instagram. D'autres démarches judiciaires ont suivi. Il serait donc inexact de prétendre que tous les grands jurys ont rejeté toutes les poursuites. Mais l'ensemble illustre les résistances, les échecs et les limites de cette offensive. Car le grand jury américain est un curieux contre-pouvoir. Ce sont des citoyens ordinaires qui examinent les accusations présentées par les procureurs et décident si elles justifient une inculpation. Ils ne prononcent pas la culpabilité. Ils peuvent néanmoins opposer un refus. On peut nommer des procureurs loyaux, changer des responsables, multiplier les dossiers. On ne peut pas décréter qu'un jury populaire doit dire oui. C'est peut-être là le paradoxe de cette nouvelle séquence. Trump a davantage préparé son retour, renforcé son emprise sur l'exécutif et conservé des instruments de blocage redoutables. Mais le système américain, avec ses lourdeurs et ses procédures parfois kafkaïennes, reste un adversaire à sa mesure. Le Congrès contrôle l'argent et les nominations. Les tribunaux contrôlent la légalité. Et, parfois, un groupe de citoyens anonymes suffit à contrarier des procureurs fédéraux. Les démocrates ne pourront pas effacer la présidence Trump d'un trait de plume. Lui ne pourra pas davantage faire disparaître les contre-pouvoirs en signant un décret. La présidentielle de 2028 demeure une échéance décisive, mais d'ici là, chaque budget, chaque nomination, chaque enquête et chaque décision de justice peut devenir un champ de bataille. Trump a perdu le Congrès. Il n'a pas perdu la Maison Blanche. La question n'est donc plus de savoir s'il peut encore agir, mais jusqu'où il ira, ce que ses adversaires pourront lui opposer et ce que les institutions laisseront passer. Donald n'a pas dit son dernier mot. Le système américain non plus. #Midterms2026 #Trump
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💸 La retraite à 60 ans : la promesse à 50 milliards qui ne dit pas son nom C'est la mesure totem. Ramener l'âge de départ à 60 ans avec 40 annuités est estimé entre 18 et 50 milliards d'euros par an selon les organismes. LFI parle de 18 milliards, mais l'iFRAP et le ministre du Travail évoquent plutôt 40 à 50 milliards. Même en retenant l'hypothèse basse, c'est l'équivalent du budget de l'Éducation nationale qu'il faudrait trouver chaque année, en plus des 275 milliards déjà versés aux retraités. Le “financement” proposé par LFI est un tour de passe-passe : redéploiement du pacte de responsabilité (7 milliards), hausse des cotisations sur les hauts salaires (4 milliards), suppression de dispositifs d'épargne retraite (5 milliards) et “relance de l'activité” (2 milliards). Sauf que ces 18 milliards sont déjà pour partie fléchés ailleurs, et que la “relance” est un pari macroéconomique, pas une ligne de trésorerie. En clair, on repousse l'âge de la retraite à 60 ans en creusant un trou de 20 à 40 milliards que personne ne comble, dans un système de retraites déjà déficitaire de 6,8 milliards en 2030. C'est de la démagogie intergénérationnelle facturée à la dette.
À froid, après lecture du programme, le diagnostic est sans appel. Ce n'est pas un projet de gouvernement, c'est un catalogue de promesses dont l'addition, avant même le premier arbitrage européen ou le premier regard des marchés, est arithmétiquement insoutenable. La France n'est pas dans une situation budgétaire qui permet la fantaisie : la dette publique file vers 121,7 % du PIB en 2027 et le déficit se creuse à 5,4 %. Dans ce contexte, LFI propose ni plus ni moins qu'un choc de dépenses publiques dans un pays qui dépense déjà 56 à 57 % de son PIB, soit le deuxième niveau le plus élevé de l'OCDE. Le contre-budget de LFI assume 82 milliards de dépenses nouvelles pour 106 milliards de recettes “espérées”. Le problème, c'est que la recette est une vue de l'esprit et la dépense une certitude. Voici, chiffres à l'appui, les mesures qui relèvent de la science-fiction budgétaire et qui se fracasseraient sur le réel avant même une hypothétique accession au pouvoir. Suite au prochain numéro...
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À froid, après lecture du programme, le diagnostic est sans appel. Ce n'est pas un projet de gouvernement, c'est un catalogue de promesses dont l'addition, avant même le premier arbitrage européen ou le premier regard des marchés, est arithmétiquement insoutenable. La France n'est pas dans une situation budgétaire qui permet la fantaisie : la dette publique file vers 121,7 % du PIB en 2027 et le déficit se creuse à 5,4 %. Dans ce contexte, LFI propose ni plus ni moins qu'un choc de dépenses publiques dans un pays qui dépense déjà 56 à 57 % de son PIB, soit le deuxième niveau le plus élevé de l'OCDE. Le contre-budget de LFI assume 82 milliards de dépenses nouvelles pour 106 milliards de recettes “espérées”. Le problème, c'est que la recette est une vue de l'esprit et la dépense une certitude. Voici, chiffres à l'appui, les mesures qui relèvent de la science-fiction budgétaire et qui se fracasseraient sur le réel avant même une hypothétique accession au pouvoir. Suite au prochain numéro...
🇫🇷 FLASH - LFI a dévoilé le programme de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2027. Parmi les propositions : - Autoriser jusqu’à 3 jours d’arrêt maladie autodéclaré, sans consulter de médecin. - Accorder 7 jours de congé après le décès d’un ami. - Porter le SMIC à 1.700€ net par mois, soit une hausse de 220€. - Ramener l’âge de départ à la retraite de 64 à 60 ans, avec une retraite à taux plein après 40 années de cotisation. - Réduire progressivement la durée du travail à 32 heures par semaine. - Instaurer un service écologique obligatoire de 9 mois pour les moins de 25 ans, rémunéré au SMIC. - Faire rembourser les soins à 100% par la Sécurité sociale. - Prendre en charge les séances de psychothérapie des moins de 26 ans. - Fixer un plafond de 12 millions d’euros pour les héritages. - Augmenter les APL de 10% pour aider à payer les loyers. - Bloquer les prix de certains produits essentiels afin de limiter les hausses excessives. - Revaloriser les salaires des fonctionnaires. - Garantir un revenu minimum aux jeunes grâce à une allocation. - Proposer aux étudiants des repas à 1€. - Limiter à 1 pour 20 l’écart entre les rémunérations au sein d’une même entreprise. - Soumettre les aides publiques aux entreprises à des engagements sociaux et écologiques. - Rétablir l’ISF afin d’accroître l’imposition des grandes fortunes. - Mettre en place la taxe Zucman pour taxer davantage les milliardaires. - Répartir l’impôt sur le revenu en 14 tranches pour augmenter la contribution des plus riches. - Engager une sortie progressive du nucléaire. - Atteindre une production d’électricité issue à 100% des énergies renouvelables d’ici 2060. - Interdire les vols entre 23h et 6h. - Suspendre les zones à faibles émissions (ZFE), qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants dans certaines villes. - Passer de la Ve à la VIe République en donnant davantage de pouvoir aux citoyens. - Supprimer le 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote. - Intensifier la lutte contre les discriminations, notamment au sein de la police. - Reconnaître comme crime d’État le massacre des Algériens du 17 octobre 1961. - Renégocier les traités européens et refuser l’application de certaines règles européennes jugées incompatibles avec le programme. - Quitter progressivement le commandement militaire intégré de l’OTAN. - Soutenir la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël.
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Le plafond de verre est-il en train de céder ? Depuis des décennies, on nous explique que le Front national, puis le Rassemblement national, ne passera jamais. Trop diabolisé, trop isolé, trop dangereux. Le front républicain, le cordon sanitaire, les éléments de langage : tout cela devait suffire à maintenir le même logiciel politique. Or, une partie croissante des Français semble avoir cessé de gober aussi facilement cette désignation des gentils et des méchants. Le traumatisme Fillon a joué un rôle. François Fillon avait remporté les primaires de droite et semblait en position favorable. Une affaire d’emplois fictifs et de costumes a été traitée en une quinzaine de jours. Pour un citoyen ordinaire, un litige met des années et aboutit rarement à une exécution réelle. Ici, la justice a fonctionné à une vitesse jamais vue. Beaucoup y ont vu une accélération instrumentalisée pour détruire une candidature. Cette impression d’une justice à deux vitesses a laissé des traces durables chez une partie de l’électorat de droite. Pendant quarante ans, le Front national puis le Rassemblement national ont été présentés comme le diable absolu : fachos, nazis, danger pour la République. Depuis la dissolution de 2024 et l’absence de majorité, un second ennemi est apparu. La France est désormais divisée en trois tiers, extrême gauche, centre, extrême droite, et devenue largement ingouvernable. Le même mécanisme de stigmatisation s’applique maintenant aux deux bouts. Ceux qui ont gouverné depuis des décennies continuent de diaboliser RN et LFI en promettant le chaos, alors qu’ils sont perçus comme responsables de la situation actuelle. Malgré tous ces efforts, révélations, critiques sur le patrimoine et les revenus, éléments biographiques, campagnes médiatiques, les socles électoraux de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon ne s’effondrent pas. Les sondages les placent régulièrement en tête ou en progression relative. Le Pen sort souvent gagnante dans les duels de second tour testés. C’est là que se situe le vrai changement : une partie croissante des Français n’est plus dupe de ces manœuvres. Les critiques ne produisent plus l’effet dissuasif qu’elles avaient auparavant. Cette observation est confirmée par la défiance envers les médias traditionnels. Selon le baromètre La Croix – Verian, La Poste (fin 2025), 61 % des Français se méfient des médias « en général ». Les gens s’informent de plus en plus ailleurs, notamment sur les réseaux sociaux, où ils ont le sentiment de trouver des informations plus proches de ce qu’ils observent. Comme disait Coluche : « Quand on voit ce qu’on voit, et qu’on entend ce qu’on entend, on a bien raison de penser ce qu’on pense. » Visiblement, une partie des Français commence à ouvrir les yeux et à constater que ce qu’on leur vend dans les médias ne correspond plus à ce qu’ils voient et entendent. Alors, le plafond de verre est-il sur le point de sauter ? Pour 2027, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon ont-ils une chance réelle d’accéder au second tour et éventuellement de l’emporter, précisément parce que la machine de stigmatisation ne produit plus les mêmes effets ? Qu’en pensez-vous ? #Présidentielle2027 #PlafondDeVerre #Médias
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Docteur Thierry Breton a fait un post pour titiller un peu Elon Musk. Il a explosé ses scores récents, il remonte la pente et voit son compteur de monétisation X monter en flèche aujourd'hui. Il a quelques soucis de fin de mois, il a besoin de ronds. Je réfléchi à ouvrir une cagnotte pour lui, qu'en dites-vous ? Quelle plateforme sénégalaise ou nigeriannes me conseillez-vous ? Combien seriez vous prêt à lui donner pour qu'il passe cette passe difficiles ?
La potion amère du docteur Breton ne passe pas Elon Musk a-t-il shadowban Thierry Breton ? Non. Aucune preuve. Et c’est presque dommage : le réel s’en charge très bien. Le praticien possède pourtant un joli cabinet : une patientèle de presque 160 000 abonnés sur X. 🧑‍⚕️ Diagnostic : la France est fiévreuse, elle manque de discipline budgétaire. 💊Prescription : règle d’or constitutionnelle, austérité déguisée, « ce n’est pas de l’austérité, c’est de la souveraineté ». 😮‍💨Le patient français, lui, refuse catégoriquement la posologie. Il préfère encore avaler une note de la Cour des comptes. Résultats cliniques des dernières ordonnances : ~87 likes sur l’indiscipline budgétaire, ~106 likes sur la règle d’or, avec 796 réponses furieuses et ~86 likes sur la leçon à la France. Ratio d’engagement : 0,05 à 0,2 %. 📉Pour un compte de cette taille, c’est le niveau d’enthousiasme d’un poisson rouge devant un rapport de l’IGF. Même mon simple commentaire a fait plus de like que son post 👇. Le docteur se fait battre par la salle d’attente. Il se murmure, et Libération l’a écrit en 2024, que le contribuable modèle posséderait une demeure d’architecte à Montparnasse et la maison de Léopold Sédar Senghor au Sénégal, avec une nationalité sénégalaise obtenue en 2015. Résidence fiscale au Sénégal ? Il dément. On est habitués. Mais techniquement, un résident fiscal doit résider. Lui, il réside surtout dans les dîners parisiens et les plateaux télé. Et pendant qu’il explique la rigueur aux Français, son patrimoine immobilier, lui, ne connaît pas la crise. C’est beau, la souveraineté. Dans son bureau, un seul drapeau : l’Europe. La France, elle, attend toujours son ordonnance. Et pour cause : il n’est plus commissaire européen depuis septembre 2024. Un médecin retraité qui continue de prescrire. Seul détail : il a perdu sa coche grise d’institutionnel ⚪️sur X. Il lui reste la bleue 🔵. Comme un influenceur lambda Dubaïotes qui explique la TVA entre deux conseils en souveraineté et n'influence que son caniche fraicheent toilétté. La courbe de l’estime de soi doit être aussi plate que celle de ses likes. Côté Musk, pas de shadowban prouvé, donc évidemment on en rigole. Mais le conflit est bien réel : Breton a été l’architecte du DSA, a envoyé des lettres à Musk, et X a été sanctionné sous le DSA. Musk n’a même pas eu besoin de lever le petit doigt : depuis décembre 2025, Breton est persona non grata aux États-Unis. Motif : avoir voulu exporter le DSA et réguler les plateformes américaines. La patrie de Musk lui a refusé le visa. Le pays de la liberté d’expression n’a pas voulu de sa potion non plus. Le département d’État s’est chargé du shadowban. Et pendant ce temps : Ursula von der Leyen, désaccord, démission, plus aucun mandat. Mais une à deux apparitions TV par semaine pour sermoner les Français. La vente de ses actions Atos à 65 euros (l’action en vaut 1,88 aujourd’hui), 40 millions d’euros bruts, une retraite chapeau gérée par Axa dont Libé a dévoilé le montant. 40 ans de portes tournantes. L’expertise, elle, est toujours en transit. Bref, la potion amère du docteur Breton a un effet secondaire rare : elle fait chuter les likes, les vues et l’estime de soi numérique. Contre-indication majeure : population française. Le Sénégal, lui, est épargné. #PotionAmère #DocteurBreton #RègleDor #DSA
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