đŽâïž Quand l'intelligentsia de gauche jusqu'au prĂ©sident Mitterrand se rangeait du cĂŽtĂ© d'un criminel sexuel.
Spoiler : gracié, il a fait de nouvelles victimes.
Luc Tangorre est un Ă©tudiant dĂ©crit comme brillant qui est arrĂȘtĂ© en 1981 pour de multiples viols et agressions sexuelles.
Un comité de soutien s'organise comprenant des figures comme Marguerite Duras, Françoise Sagan
ou encore Pierre Vidal-Naquet qui criera Ă une deuxiĂšme affaire Dreyfus.
Tangorre est condamné aux assises en 1983 à 15 ans de réclusion pour 4 viols, 1 tentative, 6 attentats à la pudeur sur 17 faits reprochés.
Robert Badinter, garde des Sceaux, dĂ©pose en fĂ©vrier 1985 un pourvoi « dans lâintĂ©rĂȘt de la loi et du condamné » pour obtenir un nouveau procĂšs (rejetĂ© par la Cour de cassation).
Tangorre est libéré en 1988 aprÚs une grùce partielle accordée par le président Mitterrand.
3 mois aprÚs sa libération, il viole 2 étudiantes américaines (condamné en cour d'assises en 1992 à 18 ans de réclusion).
Pierre Vidal-Naquet a alors l'honnĂȘtetĂ© de publier une tribune dans Le Monde dans laquelle il prĂ©sente ses excuses et admet que sans l'action du comitĂ©, des victimes auraient Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©es.
Libéré en 2000, Tangorre commettra plus tard des agressions sexuelles sur 3 mineures.
à ce jour, Tangorre nie toujours la totalité des faits.
(Sources : Le Monde/Libération/Midi Libre/Parisien - Photo : © Jean-Pierre Muller AFP archives)