They made a list. Everything on it had one thing in common: it worked.
What they set out to deconstruct (destroy):
Marriage – ridiculous.
The father – superfluous.
Motherhood – alienating.
The child – a political subject to liberate.
The family – a power structure.
Transmission – domination.
Inheritance – injustice.
Truth – just another narrative.
Reason – a Western construct.
Science – one story among many.
Beauty – violence disguised as proportions.
Merit – privilege in disguise.
Standards – oppression.
Discipline – trauma.
The nation – an invention.
Borders – wounds.
Faith – superstition.
Manhood – toxic.
Womanhood – undefinable.
Childhood – a territory to open.
The past – a crime scene.
Reality itself – only power, all the way down.
Read the list again. Not one failure on it. No one deconstructed famine, tyranny, or disease. They aimed exclusively at what held – the structures selected by centuries of trial, paid for in famines, wars, and extinct family lines. The load-bearing walls, every single one.
Fifty years later, the results: collapsing birth rates, men and women who can’t stand each other, children without a compass, institutions that can’t define a woman.
The deconstruction worked. Everything it touched stopped working.
They had their fifty years. Now we compile again.
Il y a trois mois, j’ai présenté mes excuses au nom des Français pour avoir enfanté la French Theory.
Foucault. Derrida. Deleuze. Trois hommes brillants. Un poison exporté. Le wokisme comme enfant américain d’un jeu intellectuel parisien.
Ce que je n’avais pas assez nommé, c’est la cible.
Pas « les normes ».
Pas « la bourgeoisie ».
L’ordre naturel.
L’ordre naturel, ce n’est pas un slogan. Ce n’est pas une nostalgie. Ce n’est pas un programme.
C’est le code compilé de l’humanité.
Pendant des siècles, les civilisations ont itéré. Elles ont testé. Elles ont payé leurs erreurs en famines, en guerres, en lignées éteintes. Ce qui restait debout n’était pas « dominant » au sens militant. C’était simplement ce qui tenait.
Un homme. Une femme. Des enfants. Une transmission.
Le père qui protège et impose une exigence.
La mère qui porte et relie.
L’enfant qui reçoit un monde déjà habité, pas un terrain vague à déconstruire.
La famille comme unité de temps long. La seule structure qui investit dans quelqu’un qui n’existe pas encore.
Ce n’est pas une théorie. C’est un résultat.
Le résultat d’un algorithme que personne n’a écrit : la sélection.
Et c’est cet ordre-là qui a produit ce que nous appelons encore la civilisation.
Le beau n’est pas tombé du ciel. Il est né dans des sociétés qui croyaient qu’il existait une forme, une proportion, un héritage à continuer. On ne sculpte pas le David, on n’élève pas une cathédrale, on n’écrit pas une fugue, si l’on pense que toute forme est une violence et que toute transmission est une oppression.
La science non plus. La science suppose qu’il existe une vérité accessible à la raison. Qu’un homme peut se tromper, et qu’un autre peut le corriger. Qu’il y a un réel, pas seulement des récits. Newton, Pascal, Faraday, Pasteur n’ont pas déconstruit. Ils ont cherché. Ils ont transmis. Ils ont tenu que le monde était lisible.
La révolution industrielle encore moins. Elle n’est pas née d’un slogan. Elle est née de familles qui accumulaient, d’ateliers qui formaient, de capital transmis, d’une morale du temps long, d’hommes et de femmes qui acceptaient qu’un effort d’aujourd’hui serve un enfant de demain. Sans transmission, pas de surplus. Sans surplus, pas de machine. Sans machine, on reste dans la rareté éternelle que la gauche adore administrer.
Voilà ce qu’est l’ordre naturel.
Pas une cage.
Un compilateur.
Et c’est précisément ce compilateur que certains ont décidé d’effacer.
Pas par accident.
Par jeu.
Puis par habitude.
Puis par jouissance.
Dans les années 60 et 70, une fraction de la gauche intellectuelle française n’a pas seulement critiqué la famille. Elle a entrepris de la rendre méprisable. Le mariage ridicule. Le père superflu. La maternité aliénante. L’enfant un sujet politique. La transmission une domination.
Ce n’était pas de la compassion. C’était du sadisme intellectuel.
Le 26 janvier 1977, Le Monde publie une pétition. Elle demande l’abrogation des articles du code pénal qui répriment les relations sexuelles entre adultes et enfants de moins de quinze ans. Elle affirme que des enfants de 12 à 14 ans étaient « consentants ». Parmi les signatures : Sartre, Beauvoir, Deleuze, Derrida, Barthes, Guattari, Dolto. Le gotha de la gauche respectable.
Il faut laisser cette phrase tenir toute seule.
Les mêmes milieux qui enseignaient que toute norme est une violence ont signé, en conscience, pour faire sauter la dernière limite : celle qui protège l’enfant de l’adulte.
Ce n’est pas une dérive.
C’est le cœur du logiciel.
Si la vérité n’existe pas, si tout n’est que pouvoir, si toute forme est oppression, alors la famille est un commando, le père un tyran, la mère une prison, et l’enfance un territoire à libérer. Libérer de quoi ? De la transmission. De la limite. Du réel.
Ils ont pris le code source de la civilisation et ils l’ont traité comme un texte à déconstruire. Par élégance. Par haine de ce qui les avait nourris. Par le plaisir très particulier de ceux qui sont assez protégés par l’ordre pour pouvoir le brûler en théorie.
Cinquante ans plus tard, le résultat est sous nos yeux.
Natalité en chute libre.
Hommes et femmes qui ne se supportent plus.
Enfants élevés sans boussole.
Institutions qui ne savent plus dire ce qu’est une femme.
Une presse qui met en une « l’amitié, un nouveau mode de vie », comme si un groupe WhatsApp pouvait remplacer une lignée.
Ce n’est pas un progrès.
C’est la dernière peau du même projet : remplacer ce qui a été sélectionné par ce qui s’administre.
Un pote n’élève pas un enfant à 3 heures du matin pendant quinze ans.
Un slogan ne transmet pas un métier.
Un droit inventé ne produit ni cathédrale, ni théorème, ni moteur.
Les millions de gens qui ont hérité de ce logiciel ne sont pas des monstres. Ils ont reçu un code pourri. Les mauvaises idées tuent d’abord ceux qui y croient. La reconversion est possible.
Mais l’ordre naturel, lui, n’a pas besoin d’être réinventé.
Il a besoin d’être assumé.
Un homme est un homme.
Une femme est une femme.
Un enfant n’est pas un adulte miniature à politiser.
La famille n’est pas une option lifestyle.
C’est la seule structure qui a prouvé, sur la durée longue, qu’elle peut faire tenir une civilisation.
On a assez déconstruit.
Maintenant on compile à nouveau.
Les bâtisseurs n’ont jamais eu besoin de la permission de Libération.
Ils ont besoin d’un père, d’une mère, d’un réel, et d’un futur assez désirable pour qu’on accepte d’y mettre des enfants.
Pardon.
Et au travail.