En appel, la cour d'assises spéciale de Paris a confirmé les 15 ans de réclusion d'Abdelhakim Sefrioui dans l'affaire Samuel Paty.
Sefrioui ne connaissait pas Anzorov. Il n'a pas tenu le couteau. La cour a même relevé qu'il n'avait pas souhaité l'issue fatale.
Il a été condamné pour association de malfaiteurs terroriste quand même. Le raisonnement est simple : celui qui désigne une cible, dans un climat qu'il sait inflammable, répond de ce qu'il a rendu possible. Il « savait nécessairement ».
On peut être d'accord ou non avec ce raisonnement. Peu importe. Il fait désormais jurisprudence.
Des pillages. Dans les jours qui suivent, on explique sur les plateaux, et jusqu'au banc du gouvernement, qu'on « voit bien sur les images quel est le type de population ».
Puis, à Trappes et La Verrière, un homme tue un passant et en blesse cinq autres, dont une enfant de 12 ans. Aux policiers, il dit avoir voulu « venger » les commerçants pillés. Il a visé des Noirs et des Arabes. Il avait chez lui un exemplaire de Mein Kampf.
Il ne connaissait personne non plus. Il a simplement entendu qui était la cible.
La règle posée dans l'affaire Paty doit s'appliquer. Ceux qui ont chauffé à blanc, désigné une population et attisé la vengeance doivent être recherchés sur le même fondement : l'association de malfaiteurs terroriste.
Une règle qui ne vaut que dans un sens n'est pas une règle. C'est une préférence.
🇫🇷 ALERTE - Le terroriste raciste de Trappes a déclaré aux policiers avoir voulu VENGER les commerçants pillés le 17 octobre en ciblant des "Noirs" et des "Arabes". Un exemplaire de "Mein Kampf" a été retrouvé à son domicile. (Le Monde)