🇫🇷 🇨🇩 La vérité ne dépend pas de qui l'énonce, mais des faits eux-mêmes. L'étiquette ne fait pas l'essence. L'UE est le tombeau de la France. One-man army.

Port-Louis, France
Il n’y a jamais eu de «Grand Rwanda». Le mythe d'un « Grand Rwanda » n’est qu'un récit politique. Il confond 3 éléments que l’historiographie distingue : 👉 existence d’un continuum linguistique et culturel kinyarwanda ; 👉 des raids, des tributs ponctuels ou des occupations éphémères ; ≠ 👉 un contrôle politique durable, administratif et militaire sur un territoire donné. À la veille de la colonisation, le noyau réel du pouvoir était loin d'être un empire. C’était le petit royaume nyiginya, formé tardivement — essentiellement à partir de la fin du XVIIe siècle — autour du Rwanda central. Vansina l’a montré avec une clarté que les récits de cour et la propagande postérieure n’ont jamais réussi à effacer : le Rwanda n’est pas un État millénaire figé ; c’est un royaume relativement récent, qui s’est étendu par à-coups, en absorbant des chefferies plus anciennes, souvent agricoles, et dont le contrôle périphérique est resté inachevé avant la colonisation. Même sous Rwabugiri (1867-1895), moment de plus grande projection militaire du royaume, l’emprise n’était pas celle d’un État moderne sur un territoire homogène. Les campagnes nombreuses, brutales, parfois spectaculaires, furent surtout éphémères. Payer un tribut, subir un raid, ou voir un chef local reconnaître temporairement la cour ne signifie pas être administré par elle. C’est exactement la différence entre une conquête napoléonienne et un empire durable. Les conquêtes de Rwabugiri n’ont pas plus créé un « Grand Rwanda » que les victoires de Napoléon n’ont créé une France éternelle de Moscou à Madrid. Le nord et le nord-ouest, en particulier, conservaient des principautés largement autonomes. Plusieurs zones aujourd’hui rwandaises n’étaient pas sous administration effective et continue de la cour de Nyanza. Le royaume nyiginya ne connaissait ni l’écriture administrative, ni la roue, ni une bureaucratie capable de tenir durablement des marges lointaines. C’est précisément là que la colonisation entre en scène — non comme obstacle à une expansion déjà accomplie, mais comme accélérateur d’un contrôle que le royaume n’avait pas encore achevé à l’intérieur des frontières actuelles. Les Allemands, à partir des années 1890, n’ont pas « amputé » un empire déjà constitué. Ils ont reconnu le mwami, pratiqué l’administration indirecte et appuyé la cour contre les résistances périphériques. Les Belges, après 1916, ont poussé beaucoup plus loin : centralisation, hiérarchie administrative uniforme, imposition plus systématique de l’autorité monarchique sur des régions jusqu’alors non tenues. En d’autres termes, la colonisation n’a pas empêché l’expansion du royaume nyiginya à l’intérieur du Rwanda actuel. Elle l’a rendue possible, plus profonde et plus durable. Le mythe inverse — celui d’un Rwanda précolonial vaste, ensuite « découpé » par Berlin — sert aujourd’hui un usage précis : légitimer des prétentions territoriales et une lecture irredentiste de la région des Grands Lacs. Or les historiens qui ont travaillé les sources orales et les premiers témoignages européens (Vansina, David et Catharine Newbury notamment) convergent : confondre présence militaire temporaire et souveraineté durable est une erreur. On peut donc retourner l’accusation. Ce n’est pas la colonisation qui a «volé» un Grand Rwanda. C’est le récit du Grand Rwanda qui vole à l’histoire sa complexité pour en faire une arme. Les frontières coloniales ont certes laissé des populations kinyarwanda hors du Rwanda indépendant — comme presque partout en Afrique. Cela ne transforme pas des tributs du XIXe siècle en titre de propriété du XXIe. Les prétentions bâties sur ce mythe n’ont pas plus de fondement historique que n’en auraient, demain, des revendications françaises sur l’ancien espace napoléonien. Encore une fois : la colonisation n’a pas entravé l’unification territoriale du Rwanda à l’intérieur de ses frontières actuelles. Elle l’a achevée.
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D'autres ont disparu. Et leurs familles s'inquiètent, notamment à Goma. La partie immergée de cet iceberg morbide constitué par les crimes du M23/RWANDA est certainement bien plus massive.
#Exclusif : à #Rubaya, 12 jeunes tués par des rebelles après avoir été recrutés pour travailler dans les mines Au moins douze jeunes ont été tués depuis le début de l’année 2026 dans les zones minières de Rubaya, en territoire de Masisi (Nord-Kivu), après avoir été recrutés pour y travailler, selon une enquête basée sur des témoignages de familles, de responsables communautaires et des documents consultés par la rédaction. Les victimes, âgées de 17 à 33 ans, auraient été attirées vers les sites miniers par la promesse d’une rémunération. D’après plusieurs témoignages concordants, elles auraient ensuite été exécutées par décapitation après avoir travaillé sans percevoir le salaire qui leur avait été promis. Dans plusieurs cas, leurs dépouilles auraient été remises aux familles pour être inhumées dans leurs villages d’origine. Les victimes identifiées sont : Amani Basungu (33 ans), de Bweremana ; Bitakuya Sekatwa J.B. (27 ans), de Buhunga ; Héritier Bwira (17 ans), de Bishange ; Buingo Bihira (32 ans), de Kihindo ; Shikuru Buunda (26 ans), de Kalambairo ; Aimé (29 ans), de Buyaa ; Saidi Kinyosha (26 ans), de Kituva ; Buje Sekopere (31 ans), de Kituva ; Sadiki Buringi (30 ans), de Kituva ; Moïse Bahati (17 ans), de Shasha ; Kikandi Lwambo (26 ans), de Shasha ; Meleki Byamungu, dit « Le Blanc » (24 ans), de Kalambairo. Les témoignages recueillis décrivent un climat de peur au sein des familles, qui affirment ne disposer d’aucun recours pour établir les responsabilités ou obtenir justice.
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Le M23 finira avec l'eau du bain...
RDC | Selon les informations d'Africa Intelligence, de vives tensions traversent la direction politique et militaire du M23. Les coulisses d'un projet déjoué de déstabilisation du pouvoir de Sultani Makenga témoignent des divisions au sein du mouvement. ➡️ l.africaintelligence.fr/fTR
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URGENT 🚨 : LA COLÈRE D’UN VIEUX MUNYAMULENGE QUI S’EN PREND À KIGALI... - EST-CE QUE LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS TUE LES BANYAMULENGE ? Voici la réponse de ce vieux sage munyamulenge : « Ce sont des mensonges. » Il explique qu’il est lui-même originaire de Bibokoboko, au Sud-Kivu, et donne plusieurs exemples : ➡️ À Bibokoboko, il affirme qu’environ 3 000 familles banyamulenge vivent sous la protection des forces burundaises et congolaises. ➡️ À Kalemie, il parle d’environ 10 000 Banyamulenge. ➡️ De Kongolo jusqu’à Kindu, il affirme que des Banyamulenge vivent avec leurs troupeaux. ➡️ Il cite également Kanyama et d’autres zones qui se trouvent sous contrôle du gouvernement congolais. Alors il pose lui-même la question : « Est-ce que tous ceux-là sont aussi des Banyarwanda ou des Tutsi qu’on cherche à tuer ? » Son message est clair : selon lui, présenter la situation comme si le gouvernement congolais cherchait à exterminer les Banyamulenge ne correspond pas à ce qu’il observe dans ces différentes régions. Il ne reste qu’un peu de temps avant que nous chantions la victoire. @PatrickMuyaya @hopevmwamba @michombero @HAGANA45 @BeatriceGisaro @GisaroMulenge @RGisanintwari @IntareZamweziGi @AngeKagame @JF_LE_DRIAN @CivuadiKalanga @JeanetteZ21809 @JeanBamanisa @BasedPastorTrav @Alix_rdc @AndyBemba @afrikarabia @xtr_africa @LitsaniChoukran @hopevmwamba @KanduOfficiel @HervMukanya1 @HAGANA45 @HonoreMvula1 @petertiani007 @kazadi_peter @ThierryKambundi @NgalamulumeEri1 @Erwan_reverend @ERIC_WEMBA1 @erictshikuma @damkup @BenitaNtumba @CamInfo4 @HosannaNdombasi @US_SrAdvisorAF @TazamaRDC_Infos @DadanSauveur @AdamBombole @fatshi13 @ChrisNyamabo @ChristosMuk @seigneurCHRIS01 @RevColeman @christinatshis @dzaneza @FelixMugenzi @CybelleFuraha @central_sage
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Quand François Graner sombre dans le mutisme...
🚨🚨 ATTENTAT DU 6 AVRIL 1994 : UNE VIDÉO QUI PRÉSENTE COMME CERTITUDE CE QUE LA SCIENCE CONTINUE DE DISCUTER ⁉️ ⚫🫵 LES CONTRADICTIONS DU JUGE #MARC_TRÉVIDIC ET SA COMPAGNIE "D'EXPERTS AUTOPLOCLAMÉS" DU GÉNOCIDE‼️ La principale faiblesse logique de cette conférence du Nouvel Obs réside dans l’affirmation selon laquelle l’hypothèse d’un tir depuis #Masaka aurait été « scientifiquement écartée ». Une telle formulation transforme abusivement une appréciation probabiliste en verdict définitif. Or la réanalyse de François Graner et Stefano Matthias Panebianco conclut précisément que l’attentat demeure non résolu et souligne les limites des expertises judiciaires antérieures. Les auteurs recalculent notamment le point de rencontre entre le missile et l’avion, puis réexaminent la zone de lancement à partir de la cinématique, de la géométrie et des témoignages disponibles. Étude Graner–Panebianco L’expertise Trévidic reposait notamment sur une distance d’environ 410 mètres entre le point de rencontre missile-avion et le point d’impact au sol. Mais ce résultat découle d’une hypothèse de chute libre que Graner et Panebianco jugent improbable : elle supposerait notamment un angle d’impact vertical voisin de 42°, difficilement compatible avec le faible cratère, le rebond de l’appareil et la dispersion des débris. Leur modèle, dans lequel l’avion conserve une portance partielle et plane durant environ onze secondes, situe plutôt le point de rencontre à quelque 810 mètres du point d’impact — avec une importante marge d’incertitude. Ce déplacement modifie nécessairement toute la géométrie du tir. Après recoupement des directions rapportées par les témoins, des trajectoires possibles et des indications relatives aux lanceurs, les auteurs situent leur zone de lancement estimée entre l’usine, le carrefour du « kilomètre 19 » et le fond de la vallée de Masaka, près du marais. On peut discuter leurs choix méthodologiques, leurs pondérations et la fiabilité des témoignages, mais on ne peut logiquement soutenir que Masaka a été « scientifiquement exclue » sans répondre à ces nouveaux calculs. La conférence souffre ainsi de plusieurs incohérences : ➡️ elle confond « zone considérée comme la plus probable » et « exclusion scientifique des autres zones » ; ➡️ elle maintient une conclusion ancienne sans examiner publiquement le déplacement du point de rencontre \(E\) ; ➡️ elle privilégie certaines indications acoustiques tout en laissant de côté des témoignages directionnels incompatibles avec le scénario de Kanombe ; ➡️ elle associe un roman, des commentaires historiques et une expertise balistique sans distinguer suffisamment leurs niveaux de preuve ; ➡️ elle ne présente pas de véritable contradiction scientifique sur le modèle Graner–Panebianco, alors même que François Graner participe à la rencontre ; ➡️ elle semble vouloir répondre à la question « qui a tiré ? » alors que la physique ne peut, à elle seule, identifier ni les tireurs ni le commanditaire. Il convient toutefois d’être rigoureux dans l’autre sens : l’étude Graner–Panebianco est une prépublication scientifique, explicitement conçue aussi comme un exercice pédagogique de physique. Elle ne constitue pas à elle seule un jugement judiciaire définitif et ne désigne aucun responsable. Mais elle suffit à invalider toute présentation de Masaka comme une hypothèse définitivement « enterrée par la science ». En conclusion, le problème de la vidéo du Nouvel Obs n’est pas qu’elle privilégie une hypothèse : c’est qu’elle transforme une probabilité contestable en certitude et passe sous silence une réanalyse récente qui fragilise directement cette certitude. Scientifiquement, la formulation honnête serait donc : le lieu exact du tir reste discuté, mais Masaka ne peut plus être présentée comme une hypothèse scientifiquement exclue. @Le_NouvelObs
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Forced recruitment, forced labour, torture, summary execution, massacres... The Kigali regime will one day have to answer for all these crimes that have been committed for more than 30 years in eastern Congo.
DRC and Rwanda: We have released a report detailing horrific human rights abuses by Rwanda-backed M23 fighters against artisanal miners in eastern Democratic Republic of Congo (DRC) while facilitating the trafficking of gold and coltan to neighbouring Rwanda with the help of Rwandan authorities. Rwanda has continued to profit from the exploitation of DRC’s mineral wealth. The abuses against miners include summary killings, torture and ill-treatment, arbitrary detention, forced labour and forced recruitment and may amount to war crimes. @Amnesty also believes that the plunder by M23 and Rwanda of DRC’s gold and coltan may amount to the war crime of pillage. Rwandans may bear international criminal responsibility for facilitating the trafficking of pillaged minerals to Rwanda. Rwanda may also bear state responsibility for the horrific abuses against miners if Rwandans in the mines are acting under the direction or control of Rwanda, even if they are not employees of the government. Our recommendations: ✔️@Amnesty is calling for all countries and companies to cease the purchase of coltan and gold from Rwanda – or processors and refineries from third countries that buy these minerals from suppliers in Rwanda – until the Rwandan government provides concrete evidence that it has ended the receipt of coltan and gold trafficked from DRC. ✔️Rwanda’s authorities must also ensure that armed or other Rwandans are not present at and play no role in abuses at the Lomera and Rubaya mining sites. ✔️The weight of evidence from Amnesty International and others means that corporations cannot claim ignorance. Their purchase of minerals out of Rwanda – and from the smelters that buy from Rwanda – is likely to contribute to human rights abuses by M23 in Rubaya and Lomera. Corporations could be held criminally responsible for complicity in war crimes.” amnesty.org/en/latest/news/2…
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Il n’y a jamais eu de «Grand Rwanda». Le mythe d'un « Grand Rwanda » n’est qu'un récit politique. Il confond 3 éléments que l’historiographie distingue : 👉 existence d’un continuum linguistique et culturel kinyarwanda ; 👉 des raids, des tributs ponctuels ou des occupations éphémères ; ≠ 👉 un contrôle politique durable, administratif et militaire sur un territoire donné. À la veille de la colonisation, le noyau réel du pouvoir était loin d'être un empire. C’était le petit royaume nyiginya, formé tardivement — essentiellement à partir de la fin du XVIIe siècle — autour du Rwanda central. Vansina l’a montré avec une clarté que les récits de cour et la propagande postérieure n’ont jamais réussi à effacer : le Rwanda n’est pas un État millénaire figé ; c’est un royaume relativement récent, qui s’est étendu par à-coups, en absorbant des chefferies plus anciennes, souvent agricoles, et dont le contrôle périphérique est resté inachevé avant la colonisation. Même sous Rwabugiri (1867-1895), moment de plus grande projection militaire du royaume, l’emprise n’était pas celle d’un État moderne sur un territoire homogène. Les campagnes nombreuses, brutales, parfois spectaculaires, furent surtout éphémères. Payer un tribut, subir un raid, ou voir un chef local reconnaître temporairement la cour ne signifie pas être administré par elle. C’est exactement la différence entre une conquête napoléonienne et un empire durable. Les conquêtes de Rwabugiri n’ont pas plus créé un « Grand Rwanda » que les victoires de Napoléon n’ont créé une France éternelle de Moscou à Madrid. Le nord et le nord-ouest, en particulier, conservaient des principautés largement autonomes. Plusieurs zones aujourd’hui rwandaises n’étaient pas sous administration effective et continue de la cour de Nyanza. Le royaume nyiginya ne connaissait ni l’écriture administrative, ni la roue, ni une bureaucratie capable de tenir durablement des marges lointaines. C’est précisément là que la colonisation entre en scène — non comme obstacle à une expansion déjà accomplie, mais comme accélérateur d’un contrôle que le royaume n’avait pas encore achevé à l’intérieur des frontières actuelles. Les Allemands, à partir des années 1890, n’ont pas « amputé » un empire déjà constitué. Ils ont reconnu le mwami, pratiqué l’administration indirecte et appuyé la cour contre les résistances périphériques. Les Belges, après 1916, ont poussé beaucoup plus loin : centralisation, hiérarchie administrative uniforme, imposition plus systématique de l’autorité monarchique sur des régions jusqu’alors non tenues. En d’autres termes, la colonisation n’a pas empêché l’expansion du royaume nyiginya à l’intérieur du Rwanda actuel. Elle l’a rendue possible, plus profonde et plus durable. Le mythe inverse — celui d’un Rwanda précolonial vaste, ensuite « découpé » par Berlin — sert aujourd’hui un usage précis : légitimer des prétentions territoriales et une lecture irredentiste de la région des Grands Lacs. Or les historiens qui ont travaillé les sources orales et les premiers témoignages européens (Vansina, David et Catharine Newbury notamment) convergent : confondre présence militaire temporaire et souveraineté durable est une erreur. On peut donc retourner l’accusation. Ce n’est pas la colonisation qui a «volé» un Grand Rwanda. C’est le récit du Grand Rwanda qui vole à l’histoire sa complexité pour en faire une arme. Les frontières coloniales ont certes laissé des populations kinyarwanda hors du Rwanda indépendant — comme presque partout en Afrique. Cela ne transforme pas des tributs du XIXe siècle en titre de propriété du XXIe. Les prétentions bâties sur ce mythe n’ont pas plus de fondement historique que n’en auraient, demain, des revendications françaises sur l’ancien espace napoléonien. Encore une fois : la colonisation n’a pas entravé l’unification territoriale du Rwanda à l’intérieur de ses frontières actuelles. Elle l’a achevée.
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Il y a peu, j'évoquais de potentielles rafles de jeunes à Goma par le M23/RWANDA vraisemblement pour renforcer les capacités de creusage dans les mines occupées par le Rwanda et ses proxies. Ce 21 septembre 2026, Amnesty International, accuse le Rwanda d’être un acteur central du pillage des minerais congolais et des crimes commis par le M23 dans l’est de la RDC. Rappelons, que le M23, groupe armé soutenu par le Rwanda, contrôle des mines de coltan à Rubaya (Nord-Kivu) et d’or à Lomera (Sud-Kivu). ❌❌❌ Selon Amnesty, ses combattants — parfois aidés par des Rwandais présents sur place — ont commis des exécutions sommaires, des tortures, des détentions arbitraires, du travail forcé et des recrutements forcés. Des mineurs ont été battus à mort à la pioche, abattus, enterrés dans les puits « comme des animaux », enfermés dans des containers ou des cellules souterraines (ndake) et frappés plusieurs fois par jour. D’autres ont été forcés à creuser plus d’une semaine d’affilée sous terre. Amnesty estime que ces actes peuvent constituer des crimes de guerre. Des Rwandais sont présents dans les mines, parfois comme « civils » ou chefs de puits, parfois comme gardes parlant kinyarwanda qui battent les mineurs et participent aux opérations. L’or de Lomera est chargé de nuit en sacs (robotas) sur des bateaux au port de Lomera, puis envoyé vers Kamembe, au Rwanda. Le coltan de Rubaya est mélangé dans la chaîne d’approvisionnement rwandaise. Des taxes sont prélevées au profit du M23 et du gouvernement rwandais. Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty, est claire : « Le Rwanda a continué à profiter illégalement de la richesse minérale de la RDC. » Compte tenu des volumes et de la complicité des autorités et des dirigeants rwandais, Amnesty estime qu’il est probable que le Rwanda participe lui-même au pillage, un crime de guerre. Des Rwandais pourraient même encourir une responsabilité pénale internationale. Le message d’Amnesty est sans détour : tant que Kigali ne prouve pas concrètement qu’il a cessé de recevoir l’or et le coltan pillés en RDC, tous les pays et toutes les entreprises doivent arrêter d’acheter ces minerais au Rwanda — y compris via des raffineries ou transformateurs de pays tiers. Les États-Unis et l’UE sont appelés à ne signer aucun accord minier impliquant Rubaya ou d’autres sites contrôlés par le M23 sans accès total d’observateurs indépendants. Callamard demande aussi à l’Union africaine de cesser son silence et de tenir pour responsables les auteurs, y compris des responsables rwandais. En résumé, selon Amnesty : le Rwanda soutient militairement le M23, laisse ses ressortissants commettre des crimes dans les mines congolaises, accueille et commercialise les minerais volés, et s’enrichit sur le dos de mineurs torturés et tués. Les téléphones, ordinateurs et voitures du monde entier sont alimentés par ce trafic criminel. Source : amnesty.org/en/latest/news/2…
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Il n’y a jamais eu de «Grand Rwanda». Le mythe d'un « Grand Rwanda » n’est qu'un récit politique. Il confond 3 éléments que l’historiographie distingue : 👉 existence d’un continuum linguistique et culturel kinyarwanda ; 👉 des raids, des tributs ponctuels ou des occupations éphémères ; ≠ 👉 un contrôle politique durable, administratif et militaire sur un territoire donné. À la veille de la colonisation, le noyau réel du pouvoir était loin d'être un empire. C’était le petit royaume nyiginya, formé tardivement — essentiellement à partir de la fin du XVIIe siècle — autour du Rwanda central. Vansina l’a montré avec une clarté que les récits de cour et la propagande postérieure n’ont jamais réussi à effacer : le Rwanda n’est pas un État millénaire figé ; c’est un royaume relativement récent, qui s’est étendu par à-coups, en absorbant des chefferies plus anciennes, souvent agricoles, et dont le contrôle périphérique est resté inachevé avant la colonisation. Même sous Rwabugiri (1867-1895), moment de plus grande projection militaire du royaume, l’emprise n’était pas celle d’un État moderne sur un territoire homogène. Les campagnes nombreuses, brutales, parfois spectaculaires, furent surtout éphémères. Payer un tribut, subir un raid, ou voir un chef local reconnaître temporairement la cour ne signifie pas être administré par elle. C’est exactement la différence entre une conquête napoléonienne et un empire durable. Les conquêtes de Rwabugiri n’ont pas plus créé un « Grand Rwanda » que les victoires de Napoléon n’ont créé une France éternelle de Moscou à Madrid. Le nord et le nord-ouest, en particulier, conservaient des principautés largement autonomes. Plusieurs zones aujourd’hui rwandaises n’étaient pas sous administration effective et continue de la cour de Nyanza. Le royaume nyiginya ne connaissait ni l’écriture administrative, ni la roue, ni une bureaucratie capable de tenir durablement des marges lointaines. C’est précisément là que la colonisation entre en scène — non comme obstacle à une expansion déjà accomplie, mais comme accélérateur d’un contrôle que le royaume n’avait pas encore achevé à l’intérieur des frontières actuelles. Les Allemands, à partir des années 1890, n’ont pas « amputé » un empire déjà constitué. Ils ont reconnu le mwami, pratiqué l’administration indirecte et appuyé la cour contre les résistances périphériques. Les Belges, après 1916, ont poussé beaucoup plus loin : centralisation, hiérarchie administrative uniforme, imposition plus systématique de l’autorité monarchique sur des régions jusqu’alors non tenues. En d’autres termes, la colonisation n’a pas empêché l’expansion du royaume nyiginya à l’intérieur du Rwanda actuel. Elle l’a rendue possible, plus profonde et plus durable. Le mythe inverse — celui d’un Rwanda précolonial vaste, ensuite « découpé » par Berlin — sert aujourd’hui un usage précis : légitimer des prétentions territoriales et une lecture irredentiste de la région des Grands Lacs. Or les historiens qui ont travaillé les sources orales et les premiers témoignages européens (Vansina, David et Catharine Newbury notamment) convergent : confondre présence militaire temporaire et souveraineté durable est une erreur. On peut donc retourner l’accusation. Ce n’est pas la colonisation qui a «volé» un Grand Rwanda. C’est le récit du Grand Rwanda qui vole à l’histoire sa complexité pour en faire une arme. Les frontières coloniales ont certes laissé des populations kinyarwanda hors du Rwanda indépendant — comme presque partout en Afrique. Cela ne transforme pas des tributs du XIXe siècle en titre de propriété du XXIe. Les prétentions bâties sur ce mythe n’ont pas plus de fondement historique que n’en auraient, demain, des revendications françaises sur l’ancien espace napoléonien. Encore une fois : la colonisation n’a pas entravé l’unification territoriale du Rwanda à l’intérieur de ses frontières actuelles. Elle l’a achevée.
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Colloque ou opération d'influence du FPR ?
Problème: François Graner de l'Association Survie a montré que le lieu probable du tir est Masaka. Présent sur le plateau il n'a pourtant pas contredit Trévidic, alors qu'il est expert. Il y a un sérieux problème d'éthique scientifique à explorer ici filipreyntjens.jimdofree.com…
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L'idée ou l'engagement "putatif" d'E. Macron est aussi stupide que dangereuse. Avec Macrp', le finlandais pourra se réjouir que la dissuasion nucléaire, financée depuis 60 ans par le contribuable français lui permette surtout de voir le Français se faire carboniser à sa place. Mettre la force de dissuasion nucléaire française à la disposition d'une entité supranationale, de sorte que le pays doté - c'est-à-dire nous - se retrouve en première ligne lorsqu'il s'agira de recevoir, de la part de l'adversaire, la frappe de représailles, est une trahison qu'il faut enfin traiter comme telle !!!
Menace russe: "L'arme de dissuasion nucléaire ne doit pas être partagée", estime Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout le France à l'élection présidentielle
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Il est temps de sanctionner Kagame et Crystal ventures !
Amnesty International affirme avoir documenté des exécutions sommaires, des actes de torture, des détentions arbitraires et du travail forcé dans des mines contrôlées par le M23 au #Kivu. L’organisation rapporte également que de l’or provenant de ces zones minières est acheminé vers le Rwanda. shorturl.at/pfpOi
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Great article. I will write soon about it...
Kagame's regime is running an information war, and last month it showed its hand. Two articles surfaced in #Rwanda's mouthpieces within a day of each other. The first redraws the map, Kivu "drifting back" to a "Greater Rwanda" after a "century of colonial separation," so #M23's occupation reads as repair, not conquest. The second uses a lone "#FDLR defector" to brand Burundi's rulers génocidaires by descent, so Rwanda's cross-border war reads as self-defence, not aggression. One normalises the territory, the other criminalises the opposition. And as long as the FDLR stays "existential," the withdrawal clock never starts. Read my full breakdown via @zammagazine / @ZAMBureauAfrika👇👇zammagazine.com/politics-opi…
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Jean-François Le Drian retweeted
M23 fighters have been forcing miners to dig minerals, often forcing them to work underground for more than a week at a time in coltan mines. The violations may amount to war crimes under international law. Read more 👇 amn.st/6016BGbzcy
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Jean-François Le Drian retweeted
.@MrSheikTv1, this is not a preprint but a published paper: arxiv.org/pdf/2501.07261.
Replying to @jessicamwiza
@MartialHabimana Fair enough, I have never posted anything until @JF_LE_DRIAN and @freyntje short sighted victory lap based on a preprint paper prompted me to respond (they have conveniently chosen to ignore me thus far as is their right). I am rwandan and know quite a few decolonials(and panafrican,afrocentrist etc) of rwandan origin but seeing your comment I can see how it could be seen as a reach, (it did not seem to bother the author of the post as she meaningfully engaged with my point). Another point is that my perspective on either of these conflicts is completely irrelevant(genocide or not), what I am pointing out is the difference in standards applied and media coverage. The world was in uproar when Israel cut aid for 2 weeks but Congo can block aid in Minembwe for 1 year and half without a care in the world. Rima Hassan (LFI) is endorsing Kinshasa rethoric (whose regime could be argued to have genocidal intent given the company it keeps), to rally african activist against a state(Israel) she accuses of perpetrating a genocide, this irony is an indictment of african activists from the Great lakes. Decolonial or not, the rwandans I know in Belgium are pretty much on the same page.
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Jean-François Le Drian retweeted
« Recrutés de force par M23, quatre d’entre nous sont morts parce qu’ils étaient âgés. Ils n’ont pas pu supporter les conditions. Ils ont laissé leurs familles », déclare l’un des combattants du M23-RDF qui s’est rendu aux FARDC à Masisi.
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Jean-François Le Drian retweeted
On y entendu parait-il, l'ancien magistrat instructeur- qui, rappelons-le, a échoué à identifier les auteurs - se féliciter de sa proximité avec les avocats des mis-en- examen, reconnaissant par là-même que son impartialité a pu présenter quelques incertitudes.
Les opérations d’influence du régime de Kigali vont bon train à Paris. Le 9 septembre 2026, Le Nouvel Obs leur ouvre son auditorium, avenue Pierre-Mendès-France, et joue à la perfection le rôle de l’idiot utile. Affiche de la soirée : « Rwanda : qui a abattu l’avion du président Habyarimana ? » Invités : Michel Bussi, Patrick de Saint-Exupéry, Colette Braeckman, François Graner (Survie) et Marc Trévidic. Une brochette déjà vue, déjà entendue, convoquée pour marteler une thèse aussi commode que contestable : Juvénal Habyarimana aurait été abattu par des extrémistes hutu, éventuellement aidés de mercenaires français. Autrement dit : pas le FPR, pas Kagame. Le génocide aurait donc son détonateur « interne », et la piste qui dérange Kigali pourrait rentrer au vestiaire. Trévidic, qui n’est pas à une contrevérité près, après avoir recouvert Bruguière d’un mépris de commande, lâche le couplet attendu. Le dossier de son prédécesseur ? « Pourri », « manipulé ». On a même entendu, dans la salle, la formule définitive : le rapport d’expertise « écarte scientifiquement Masaka ». C’est un mensonge. Le rapport d’expertise remis en janvier 2012 aux juges Trévidic et Poux ne « prouve » pas l’identité des tireurs. Il ne clôt rien. Il pondère des probabilités. Il privilégie une zone autour de Kanombe — camp alors tenu par les FAR et la garde présidentielle — et juge faible la probabilité d’un tir depuis Masaka. Faible n’est pas exclu. « Zone privilégiée » n’est pas verdict scientifique. L’incertitude topographique elle-même était chiffrée, de l’ordre d’une centaine de mètres, voire davantage. Transformer cette hiérarchie de vraisemblances en interdiction physique de Masaka, c’est faire dire au rapport ce qu’il ne dit pas. Sur le devant de la scène, François Graner, président de Survie, ne bronche pas. Silence de plomb. Pourtant, plus d’un an plus tôt, le même Graner a coécrit avec Stefano Matthias Panebianco (CEA Saclay) une étude qui, en reprenant trajectoires, distances et témoignages, déplace le point d’impact et rouvre Masaka. Leur conclusion n’est pas un tweet : parmi les scénarios testés, la configuration Masaka est celle qui rend le mieux compte de l’ensemble. L’article est technique. Il est sourcé. Il contredit précisément la phrase que Trévidic vient de servir au public de L’Obs. Pourquoi Graner n’a-t-il pas réagi ? Un physicien du CNRS, militant de Survie, coauteur d’une étude qui remet Masaka au centre, assiste en silence à l’énoncé d’une fausse certitude scientifique. Soit l’étude ne vaut plus rien le temps d’une soirée mondaine, soit la discipline de camp l’emporte sur la méthode. Dans les deux cas, le spectacle est édifiant. Et que dire de Trévidic ? En janvier 2016, Le Point lui consacre une pleine page : pose de rockeur, air guitar, sourire d’homme qui se sait regardé. Il lâche cette phrase : « Je peux me permettre des choses qui m’attireraient de vrais problèmes si je n’étais que moyen. » Un ancien collègue, sous anonymat, demandait déjà : « Quelle affaire a-t-il sortie en dix ans à l’antiterro ? » Le sociologue des médias J.M. Charon avait tranché le vrai basculement : jusque-là, les juges communiquaient sur leurs dossiers ; Trévidic, plus en charge d’aucune instruction, parle de lui. Il installe son rond de serviette partout. De L’Humanité à Valeurs actuelles, de Libération au Figaro, de la presse régionale aux hebdomadaires, on se l’arrache. L’Express va jusqu’à lui confier, en 2014, l’interview de Bryan Ferry, son idole, comme on prête un micro à un fan devenu produit. Quand sa décennie à l’antiterrorisme s’achève, en 2015, le statut l’oblige à quitter le pôle. Trévidic panique. Il appelle les journalistes dont il est proche : « Tu fais quoi sur moi ? » Peur du vide ? Depuis, il enchaîne romans, plateaux, portraits, leçons de morale judiciaire. Bref, ce n'était pas un colloque, mais une mise en scène, un opération d'influence. Résumé : nitter.net/jf_le_drian/status/209…
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Face aux problèmes socio-économiques intérieurs, beaucoup de dirigeants européens recourent à une rhétorique de guerre pour détourner l’attention.
Slovakia’s PM warns that we may be on the brink of war with Russia. He argues that many European leaders are compensating for socio-economic problems at home by stoking war rhetoric. He also expresses concern that we no longer talk about peace, only war.
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