Faites l'exercice. Lisez les réactions de notre classe politique après la journée qu'on vient de vivre.
Macron : les casseurs « seront poursuivis et punis ».
Édouard Philippe : il faut répondre « avec la plus grande fermeté ».
Gabriel Attal : « des scènes de violence insupportables ».
Yaël Braun-Pivet : « J'appelle au calme et au dialogue. »
Changez les noms, c'est le même texte. Condamnation, fermeté, soutien aux forces de l'ordre, appel au calme. Des éléments de langage, calibrés pour passer la soirée. Dans trois semaines, on sera passé à autre chose.
On a déjà vu ce film. En 2005. En 2023. Mêmes mots, mêmes promesses, mêmes mairies attaquées. Et rien de structurel n'a changé. Ces gens savent depuis des années ce qui se passe dans ce pays. Les alertes, les rapports, les élus locaux qui supplient. Ils savent, et ils communiquent.
Parce que leur vrai projet est ailleurs.
Le 17 septembre, Gabriel Attal a présenté la grande idée de sa campagne : les États-Unis d'Europe. Fédéralisme économique, disparition totale des frontières économiques entre un noyau de pays, un « référendum européen ». Il jure que le régalien restera aux États.
On nous a fait cette promesse à chaque étape. Maastricht, l'euro, Lisbonne. Et en 2005, quand on a dit non, ils l'ont fait quand même.
Voilà la ligne commune de tout ce bloc, du centre-gauche au centre-droit. Macron, Attal, Philippe, Glucksmann : leur horizon, ce n'est pas la France, c'est l'Europe fédérale. La nation, pour eux, est une étape à dépasser, pas un héritage à défendre. Et quand une nation n'est plus qu'une étape, sa sécurité, ses frontières et son peuple deviennent des variables d'ajustement.
Alors soyons clairs. Si vous votez pour un candidat de ce bloc, centriste, européiste, technocrate, vous aurez la même chose. Les mêmes communiqués après les mêmes nuits.
Parce que pour eux, le problème n'est pas l'effondrement. Le problème, c'est que vous le remarquiez.
Les actes de violences auxquels nous assistons aujourd’hui sont d’une gravité exceptionnelle.
Alors que de nombreuses villes ont été le théâtre de pillages, d’incendies volontaires et d’exactions insupportables, je tiens à apporter tout mon soutien à nos forces de l’ordre mobilisées pour protéger les Français.
J’appelle au calme et au dialogue. La démocratie donne à chacun le droit de faire entendre sa voix, jamais celui de s’en prendre aux personnes et aux biens.