L’Histoire de France appartient à toutes et tous. Nous ne l’abandonnerons à personne. C’est pourquoi le groupe Combat accompagne le Département de la Seine-Saint-Denis dans le lancement de « Populaire », une série de spectacles consacrés à notre histoire commune. Cette histoire n’est pas celle d’une France figée, blanche et monarchique, enfermée dans la nostalgie d’un pays qui n’a jamais existé. Elle est celle d’une France vivante, multiple et populaire, traversée depuis toujours par les migrations, les métissages et les rencontres. Elle est l’histoire des puissants comme des anonymes, des conquêtes comme des révoltes, des grandeurs comme des violences. Une histoire faite de ruptures, de contradictions et de conquêtes sociales. Car la bataille culturelle se joue aussi dans les récits et les émotions que nous partageons, dans la manière dont nous regardons notre passé pour imaginer notre avenir. Il n’y a pas de plus beau symbole que la Seine-Saint-Denis, le département le plus jeune de France métropolitaine, qui ne ressemble pas à une France fantasmée d’hier. Et il n’y a pas de lieu plus puissant que Saint-Denis et sa basilique pour accueillir le premier spectacle. À l’intérieur, plus de mille ans d’histoire ; sur le parvis, à ses portes, toute la France d’aujourd’hui et de demain. « Quand le peuple devient roi » nous ramènera en 1793. En pleine Révolution, les tombeaux des rois et des reines sont ouverts. Jules Michelet résumera ainsi ce geste : « Tuer la royauté dans le passé même et dans ses tombeaux. » Faisons revivre notre Histoire. Refusons qu’elle soit confisquée par certains. Et rendons-la à toutes et tous. #Populaire @seinesaintdenis @StephanTroussel @MC93Bobigny #hortensearchambault #patrickboucheron #guillaumemazeau @BallyBagayoko
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La Banque de France vient de sortir gravement de son rôle, en intervenant dans le débat politique pour la première fois de son histoire. Elle vient ainsi de renoncer à son indépendance.  En attaquant officiellement une proposition politique, la « congélation » de la dette publique, elle franchit une ligne rouge. Son gouverneur ne peut plus prétendre incarner une quelconque neutralité, il doit en tirer les conséquences et partir. C’est d’autant plus grave que les trois arguments qu’il a donné sur RTL (« illégal, dangereux, et inutile ») sont trois mensonges. 1️⃣ « Illégal » ? C’est faux. L’article 123 interdit le financement direct des États. Il ne mentionne ni l’annulation ni la conversion de titres déjà acquis. Aucune décision de la CJUE ne les a déclarées illégales. Emmanuel Moulin transforme une interprétation contestée en interdiction écrite. De fait, cet article n’a pas empêché la BCE de créer de la monnaie pour absorber les déficits du Covid, avec un programme d’achats de dette publique de 1 850 milliards d’euros. Curieusement, les traités sont souples lorsqu’il faut sauver le système, mais rigides lorsqu’il faut protéger les populations. 2️⃣ « Dangereux» parce qu’inflationniste ? C’est faux. Annuler ou geler des titres déjà au bilan de la Banque de France ne crée évidemment, en soi, aucun euro supplémentaire et donc donc aucune inflation supplémentaire ! 3️⃣ « Inutile » parce que cela ne réduirait pas le déficit budgétaire ? Personne n’a bien sûr dit que cela le réduirait ! Mais geler près de 500 milliards de dette libère des marges de manœuvre financières massives. C’est autant de capital que l’État n’a plus à rembourser ni à refinancer. Quant au prétendu « trou » dans le bilan de la BCE, une congélation ne nécessite même pas d’annulation comptable. Le communiqué fait surtout un aveu spectaculaire : en six mois, l’État a remboursé 58 milliards d’euros de titres détenus par la Banque de France. Pour les rembourser, il doit emprunter à nouveau sur les marchés à des taux beaucoup plus élevés. Autrement dit, on remplace une dette détenue par une institution publique par une dette plus coûteuse détenue par les marchés. C’est précisément cette absurdité que la congélation permettrait d’empêcher. Une autre politique est possible. @banquedefrance @ericcoquerel
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Le danger, ce n’est pas la rupture. C’est de continuer comme avant. Face aux inégalités qui explosent et à l’extrême droite qui avance, la gauche n’a pas à s’excuser de vouloir changer la vie. Elle doit s’en donner les moyens. Partager les richesses. Émanciper. Protéger. Et s’unir pour gagner. À la @FetedelHumanite , une conviction : tout est possible. Il n’y a pas de fatalité. @humanite_fr
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On ne répare pas un système qui détruit. On le remplace. @FetedelHumanite @humanite_fr
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Un jour en France … La Ministre en charge de la lutte contre les discriminations explique que la théorie du « grand remplacement » ne serait pas raciste @auroreberge Le fils d’un ancien Président de la République, @napsarkozy , tient tranquillement des propos racistes sur BFMTV, expliquant que l’on peut être rassuré quand l’homme qui court derrière nous la nuit est « un petit blond avec des lunettes » et non « quelqu’un en tenue traditionnelle musulmane ». Un policier municipal d’une grande ville parle de « niquer les bougnoules » et compare les migrants à Kirikou. Tout cela en quelques heures. En France. En 2026. Et la veille, une « humoriste » de France Inter, qui ne fait plus rire personne depuis bien longtemps @SophiaAram, défend Valeurs Actuelles, un journal condamné à plusieurs reprises pour provocation à la haine raciale et pour injure publique à caractère raciste, et ose l’équivalence avec des médias de gauche jamais condamnés. Comme si toutes les opinions se valaient, y compris le racisme @Valeurs A force de courir derrière l’extrême droite, ils en banalisent les mots, les obsessions et désormais le racisme. Quand le racisme devient une opinion comme une autre, c’est la République qui recule. Aucune complaisance, aucune banalisation, aucun compromis, jamais, avec l’extrême droite et le racisme. @SOS_Racisme
Echange entre Mathieu Bock-Côté et Aurore Bergé sur le "grand remplacement", dans #Facealinfo Toute l'info est à retrouver sur cnews.fr
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L’économie pour les nuls, suite 😂 Sarah Knafo affirme que je gérais la dette publique « pendant qu’elle explosait ». 🤡 C’est ça, son « enquête » ? Il n’y avait qu’un chiffre à vérifier. Un seul. Et elle se trompe ! Sous le gouvernement Jospin, de 1997 à 2002, la dette publique a BAISSÉ : de 61,4 % du PIB fin 1997 à 58,3 % fin 2001. Zéro vérification et des fausses affirmations. Voilà qui résume son livre : l’arnaque du siècle. Et merci @knafo_sarah de rappeler qu’une gauche radicale de gouvernement sait à la fois changer la vie et aussi bien gérer les finances publiques. @Reconquete_off
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L’extrême droite a lancé une offensive massive sur les médias. Dans les médias privés, elle poursuit sa conquête. Dans le service public, on lui ouvre grand les portes. Charles Sapin, de Valeurs actuelles, journal plusieurs fois condamné pour racisme, devient éditorialiste politique sur France Inter. Ceux qui ont passé des années à attaquer, dénigrer et délégitimer le service public sont désormais invités à y tenir chronique. Ce n’est pas du pluralisme, c’est une capitulation et une honte. Le service public doit être un rempart contre la banalisation de l’extrême droite, non le lieu de sa normalisation. Dans les médias privés, Frontières est une officine haineuse qui a fait de l’obsession identitaire, de l’immigration et de l’islam son fonds de commerce. Sous couvert « d’investigation », on y insulte, stigmatise, essentialise. C’est une bataille culturelle méthodique : imposer ses mots, banaliser ses fantasmes, légitimer ses idées. Face à cette offensive, nous ne devons ni détourner le regard, ni banaliser, ni capituler. L’indépendance et le pluralisme des médias sont des conditions de la démocratie. Nous devons les défendre. @Frontieresmedia @Valeurs @csapin @franceinter
🚨ANNONCE - Le groupe Lagardère (JDD, E1) de Vincent Bolloré, devient partenaire et actionnaire de notre média Frontières. Un immense succès qui va nous permettre d’aller encore + loin, encore + fort. Un objectif : un grand projet d’investigation dévoilé ce dimanche à 18h.
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Toujours les mêmes arguments ...  1/ Commençons par comprendre de quoi nous parlons. On peut annuler la dette publique détenue par la banque centrale (la "mettre au feu"), ou on peut la transformer en dette perpétuelle à taux nul ou très faible (la "congeler"), c’est-à-dire la transformer en une dette dont le capital n’est jamais remboursé et qui reste au bilan de la banque centrale. Pour l’État, l’effet est équivalent : il n’a plus à rembourser le principal ni à refinancer cette dette à échéance. Elle existe encore comptablement dans le second cas, mais elle ne vient plus alimenter ses besoins futurs de financement.  C’est précisément l’intérêt d’une dette perpétuelle : supprimer le risque de refinancement, desserrer la contrainte budgétaire et libérer des marges de manœuvre pour financer l’investissement, la transition écologique et les services publics, plutôt que d’organiser l’austérité autour d’un stock de dette !  Ce n’est ni une invention ni une absurdité : la dette perpétuelle est un instrument financier parfaitement connu. La BCE elle-même a publié des études sur le sujet.  Le débat ne porte donc pas sur le verbe (annuler, geler, rendre perpétuel), mais sur une question politique : doit-on utiliser notre souveraineté monétaire pour redonner des marges de manœuvre aux Etats et financer nos priorités collectives ? La monnaie est un outil, à nous de décider à quoi il doit servir. 2. « La Banque de France reverse ses dividendes à l’État » ? Encore faudrait-il qu’elle en verse !  Zéro dividende depuis 2021 ... Et pareil pour la BCE qui n’en a distribué aucun aux banques centrales nationales depuis cette meme année L’argument de la poche gauche et de la poche droite est donc infondé. 3. Enfin, personne ne prétend que cela est possible dans le cadre européen actuel. Mais pourquoi passer directement de « les règles l’interdisent » à « il faut sortir de l’euro » ? Il existe une troisième possibilité : changer les règles. Nous voulons plus d’Europe, pas moins d’Europe. Mais une meilleure Europe, capable de faire évoluer ses règles lorsqu’elles ne répondent plus aux défis auxquels nous sommes confrontés. La politique, ce n’est pas expliquer éternellement pourquoi les règles empêchent d’agir. C’est se battre pour les changer afin de rendre possible ce qui est nécessaire. Les règles européennes sont le produit de décisions politiques. Elles peuvent donc être changées par des décisions politiques. @JeanTirole @Ph_Aghion @MarianneleMag
Annuler une partie de la dette française est "une proposition fantaisiste", selon le Prix Nobel d'économie Jean Tirole l.franceinfo.fr/Kcg
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Bonjour Raphael Glucksmann, Je restructure la dette de pays en détresse financière pour protéger leurs populations des ravages de l’austérité. Et j’en suis fier. Je suis aussi entrepreneur et dirigeant d’entreprises, producteur de festivals, de cinéma et de télévision, éditeur, président d’associations … Bref, je prends des risques, j’essaie d’agir, de créer, de faire bouger les choses. Et vous ? Quant à la politique, mes convictions sont connues et mes engagements constants. Nous aurons certainement bientôt l’occasion de débattre de l’avenir de la France, pour faire gagner la gauche. @rglucks1
Community note
Matthieu Pigasse agit comme banquier d'affaires généreusement rémunéré (Centerview). Le conseil en dette souveraine est un service financier commercial négocié avec des créanciers, qui implique le plus souvent des plans d'austérité. ​fr.wikipedia.org/wiki/Dette_sou…
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La liberté des femmes ne se défend pas en leur interdisant de s'habiller comme elles le souhaitent. Elle se défend en garantissant à chacune le droit de choisir, dont le voile. La République, c'est la liberté de conscience et la tolérance. Pas la police des religions. Le RN, c’est interdire, exclure, diviser.
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Et si ? Et si la primaire du Parti socialiste était l’occasion de porter un véritable discours de rupture ? De défendre la gauche du Nouveau Front Populaire : celle de l’union, de la transformation économique, écologique et sociale, du partage des richesses ? De montrer qu’une autre politique est possible. Qu’une gauche peut être à la fois radicale dans ses objectifs, crédible dans ses moyens, et prête à gouverner pour changer réellement la vie des Français ? Mais cette primaire ne peut pas être une fin en soi. Elle ne doit pas refermer la gauche sur elle-même. Elle doit préparer ce qui doit rester notre objectif commun : l’union de toute la gauche pour gagner en 2027. Parce que notre responsabilité ne sera pas de compter nos différences, mais de construire les conditions de la victoire. Cette primaire doit donc être une primaire de gauche. Une primaire de convictions et de clarté. Pas le théâtre des repositionnements de ceux qui ont tellement changé de ligne au gré des circonstances que l’on finit par ne plus savoir où ils se situent. Pas davantage celui des ambitions individuelles. Elle doit aussi être une main tendue aux partis et aux personnalités réunis autour de la plateforme de Bagneux. Confrontons nos projets, assumons nos débats et faisons émerger les bases d’un programme et d’un contrat de gouvernement communs. Surtout, donnons à cette primaire un objectif clair. Son vainqueur devra recevoir le mandat de rassembler. Dès le lendemain du vote, elle ou il devra ouvrir une nouvelle étape de dialogue avec toutes les forces de gauche qui veulent construire une candidature commune. Non pas pour effacer nos différences, mais pour les dépasser. Pour rendre enfin possible une victoire collective. Non pas pour accompagner le système, mais pour le transformer. Cette primaire ne doit pas être le point d’arrivée d’un camp. Elle doit être le premier acte de l’union de toute la gauche. Car en 2027, aucune gauche ne gagnera seule.
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Medef : leur courage, ce sont vos sacrifices. Ils ont trouvé 100 milliards d’économies … mais surtout pas chez eux ! Non, c’est vous, salariés, fonctionnaires, retraités, qui allez payer pour eux. Les efforts c’est vous, mais les cadeaux c’est pour eux ! Cela s’appelle de la lâcheté. « L’entreprise n’est pas un service public de l’emploi » disent-ils. Très bien, mais alors qu’ils cessent de considérer l’Etat comme un service public des entreprises. Le courage, ce n’est pas de demander de l’argent public pour soi et d’exiger l’austérité pour les autres. Le courage, ce serait de reconnaître que dix ans de cadeaux fiscaux n’ont produit ni croissance ni emploi. Ce serait d’admettre que gonfler les dividendes en gelant les retraites, c’est du confort de classe habillé en nécessité économique. Le courage, ce serait de demander plus à ceux qui ont plus, d’augmenter les salaires, et de partager les richesses. Mais on peut visiblement être Président du Medef et ne pas comprendre l’économie … Contrairement à ce que prétend Patrick Martin, personne n’a proposé d’annuler la dette publique détenue par les créanciers privés. Personne. La proposition porte sur les titres de dette publique détenus par l’Eurosystème. Avant de donner des leçons, il faut lire l’énoncé @medef
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Vous avez changé plusieurs fois de famille politique et de convictions au fil des années, @jattali C’est votre droit. Pour ma part, je n’ai jamais varié sur l’Europe. Mon engagement européen est ancien, constant et sans ambiguïté. Mais être européen ne signifie pas considérer les traités comme des textes sacrés et intangibles. On peut les faire évoluer. On peut débattre avec nos partenaires. On peut négocier, et même instaurer un rapport de force pour changer les règles lorsque nous les jugeons mauvaises. C’est d’ailleurs ainsi que l’Europe s’est toujours construite : par des débats, des négociations, des crises, des compromis et des changements de règles. Changer l’Europe pour la rendre meilleure, ce n’est pas vouloir la quitter. C’est la condition pour la faire vivre. L’actuelle présidente de la BCE, dont vous êtes proche, le disait elle-même au moment de la crise grecque, lorsqu’elle était ministre de l’Économie : « Nous avons violé toutes les règles parce que nous voulions faire bloc et sauver la zone euro. » Qualifier toute volonté de transformation de « Frexit » est une caricature dangereuse : elle nourrit l’extrême droite avec l’idée que l’on ne peut rien faire, qu’à l’intérieur de l’Europe, on ne pourrait plus rien décider, plus rien changer. Je refuse cette résignation. La politique, c’est l’art de rendre possible ce qui ne l’était pas encore. La bataille culturelle, c’est de rendre évidente une idée radicale.
Le principal argument contre l’annulation d’une partie de la dette française, proposée par @JLMelenchon et soutenue par @MPigasse : si la France le faisait, on ne pourrait pas empêcher tous les autres pays membres de l’euro d’en faire autant, détruisant ainsi la base même de la monnaie unique. C’est ça qu’on veut?? Ou c’est toujours la même idée débile : la France peut faire ce qu’elle veut , pas les autres. L’annulation unilatérale de la dette publique française est l’autre nom du Frexit
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Le « Français de souche » est un mythe. Nous sommes tous des sangs mêlés. De quelle souche d’ailleurs parlez-vous exactement, @MarionMarechal ? Notre histoire est faite de Gaulois, de Celtes, de Grecs, de Francs, de Scandinaves, de Burgondes, d’Alamans. Elle est aussi italienne, algérienne, portugaise, polonaise, sénégalaise, marocaine, congolaise… La France n’a jamais été une construction ethnique. Elle n’est pas née d’un peuple chimiquement pur, qui aurait traversé les siècles sans jamais se mélanger aux autres. Elle s’est faite par les migrations, les invasions, les exils, les rencontres, les mariages, les échanges, les cultures qui se croisent et les générations qui se succèdent. Chercher une « souche » française, c’est chercher une France qui n’a jamais existé. Michelet appelait à « chasser la race de notre histoire ». Renan définissait la nation comme « un plébiscite de tous les jours » : non pas une race, non pas une origine, mais une volonté commune, un consentement, un désir de vivre ensemble. La nation française est une construction politique, pas biologique. Il n’existe pas de pureté originelle française. Il y a une histoire commune, celle du mélange. Et cette histoire, il faut l’assumer tout entière. La France a rayonné, créé, émancipé. Elle a aussi colonisé, conquis des territoires par la force, déplacé des frontières et des peuples. On ne peut pas célébrer son histoire quand cela arrange et effacer celles et ceux que cette même histoire a liés à nous. Regarder notre histoire en face, c’est reconnaître ces liens. C’est accueillir et respecter celles et ceux qui en sont aussi les héritiers, tous ceux qu’elle a faits français, tous ceux qu’elle a conduits jusqu’à nous et tous ceux qui, génération après génération, ont fait la France. On n’est pas français par le sang. On est français parce qu’on appartient à une histoire commune et qu’on choisit d’en construire l’avenir ensemble. La France n’est pas une origine. La France est une idée. Être français, c’est une volonté, une promesse, un avenir partagé. Vous parlez de souche. Je parle de peuple. @RNational_off
Puisque notre simple existence fait débat, voici @MPigasse @BallyBagayoko quelques exemples de Français de souche dans mon livre « Si tu te sens Le Pen ». (1/2)
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Avant de qualifier un débat économique « d’idiot », @ojblanchard1, un peu de modestie intellectuelle ne nuit jamais. Surtout lorsqu’on a été le chef économiste du FMI, responsable des ravages de l’austérité en Grèce. Petit rappel : vous vous êtes trompé lourdement en Grèce sur ce que l'on appelle le multiplicateur budgétaire - ce que vous n'avez reconnu qu’après. Cela signifie que vous avez gravement sous-évalué les effets récessifs de l'austérité budgétaire que vous avez imposée au pays.  En 2010, votre programme FMI/UE prévoyait une contraction du PIB grec de 6,6% sur 2 ans puis un retour de la croissance. En réalité, le PIB grec s'est effondré de 22% en 4 ans, ce que le FMI a lui-même décrit comme l’une des plus profondes récessions en temps de paix. Un autre chiffre ? Vous prévoyiez moins de 15% de chômage en 2012, il a en réalité atteint près de 30% et plus de 60% chez les jeunes.  Je rappelle cet épisode non pour personnaliser le débat, mais parce qu’il devrait précisément nous prémunir contre les affirmations selon lesquelles une question macroéconomique complexe serait une « simple question d’arithmétique ». Venons-en donc à la dette détenue par l’Eurosystème. Vous dites "cela ne changerait rien". C’est précisément ce même raisonnement, "aucun effet", qui vous a conduit à sous-estimer le multiplicateur budgétaire grec. Selon vous, "cela ne changerait rien" parce que les intérêts économisés par le Trésor seraient exactement compensés par une diminution des profits de la Banque de France reversés à l’État. C’est, parfois, vrai d’un point de vue comptable, mais faux économiquement. Or ce qui compte, ce n’est pas la comptabilité, c’est la vie des gens.  Premier point : la nature du passif change. Quand l’Eurosystème achète de la dette publique française, il transforme la structure du passif consolidé du secteur public : à une dette obligataire correspond désormais un passif monétaire liquide, sous forme de réserves bancaires. Ces deux passifs n’ont pas les mêmes caractéristiques. L’obligation doit être refinancée à son échéance et son coût est déterminé lors de son émission ; les réserves n’ont pas la même maturité et leur rémunération dépend des décisions de politique monétaire de la BCE. Dire que cette différence est sans importance au seul motif qu’actifs et passifs peuvent être consolidés revient à confondre comptabilité et économie.  Deuxième point : les intérêts versés par l’État à la Banque de France ne lui reviennent pas mécaniquement et intégralement sous forme de dividendes. Le résultat d’une banque centrale dépend à la fois du rendement de ses actifs et du coût de ses passifs. L’expérience récente l’illustre parfaitement : avec la hausse des taux, les banques centrales de l’Eurosystème ont dû rémunérer beaucoup plus cher les réserves bancaires alors qu’elles détenaient des obligations anciennes acquises à des taux faibles. L’effet financier pour le secteur public consolidé dépend de la rémunération respective de la dette obligataire et des réserves, de leur maturité, de la politique future des taux et de l’évolution du bilan de la banque centrale. "1 euro d’intérêt annulé" n'est donc pas égal à "1 euro de dividende perdu pour toujours".  La Banque de France n’a d’ailleurs versé aucun dividende à l’État depuis 2022, alors même qu’elle continuait à percevoir les revenus des titres publics qu’elle détenait. Troisième point : vous ne parlez que des flux, et vous oubliez le stock et son refinancement. L’Eurosystème détient encore des centaines de milliards d’euros de dette française achetée à l’époque des taux nuls ou très faibles. Ces titres arrivent progressivement à échéance. S’ils ne sont pas réinvestis par l’Eurosystème, l’État doit les refinancer sur les marchés, aujourd’hui à des taux beaucoup plus élevés, supérieurs à 4%. L’annulation change cette situation : le Trésor n’a plus à rembourser ces titres à leur échéance, ni à lever la somme correspondante sur les marchés.
Sur l'annulation de la dette francaise detenue par la BCE. C'est un vieil argument qui ressort regulierement et qui est simplement faux, malgre ce que dit @MPigasse. Contrairement a ce qu'il dit (ce qu'il pense?), annuler la dette francaise detenue par la BCE n'aurait aucun effet. Il y a quelques annees, j'avais eu la meme discussion dans une audience au Senat. Je me permets de la repeter: " La seconde question, sur laquelle je ne suis pas d'accord avec Jézabel Couppey-Soubeyran, est l'annulation de la dette. Il faut procéder par étape. En general, bien sur, l'annulation d'une partie de la dette aurait des implications majeures pour les crediteurs, et par implication, pour le systeme financier. Mais ce dont on parle ici, c'est uniquement l'annulation de la dette détenue par la BCE. Et là, je suis totalement perdu par le débat : certains disent que c'est bien, d'autres que c'est mal ; moi, je dis que cela ne change rien ! C'est un point fondamental que j'expliquerai en deux temps. Imaginons tout d'abord que la Banque de France détienne des obligations du Trésor et décide d'annuler cette dette et les intérêts qui y sont afférents. Cela aboutit à une diminution des profits de la Banque de France qui ne touche plus les interets sur la dette, et donc a une diminution des transferts de la Banque de France au Tresor. Cette diminution des transferts correspond exactement à la diminution initiale des intérêts payes par le Tresor a la Banque de France. Par conséquent, du point de vue des revenus nets de l'Etat, c'est zéro ! C'est une simple question d'arithmétique. C'est un peu plus compliqué dans le cas de la BCE. En effet, si elle décidait d'annuler la dette française et que cela diminuait ses profits globaux, l'Allemagne et d'autres pays en feraient partiellement les frais. Cela étant politiquement impossible, la BCE serait contrainte de diminuer la dette de tous les pays dans les mêmes proportions, et on en revient alors au même argument que j'ai avancé précédemment. Effet nul. Il faut arrêter cette discussion « idiote », si je puis dire - Jézabel Couppey-Soubeyran me pardonnera ce terme." Je rajouterai: Au pire, il peut amener certains partis a defendre des positions erronees et faire de fausses promesses.
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Quatrième point : je ne dis évidemment pas qu’une annulation de la seule dette française détenue par l’Eurosystème puisse être décidée demain matin. Cela fait partie des changements institutionnels à opérer et du rapport de force à instaurer.  La banque centrale, c'est chacun d'entre nous.  La banque centrale est une institution publique. La monnaie est un bien public.  Son fonctionnement et ses missions doivent être au cœur du débat démocratique.
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Le journalisme, ce sont des faits. Sinon, cela porte un autre nom. @SoMabrouk dit : « il n’a pas été question d’annulation sur la dette grecque ». En 2012, 106 milliards d’euros de dette ont été annulés. Près de 75% de décote en valeur économique sur la dette détenue par les créanciers privés. Les créanciers publics ont eux-mêmes allégé leur créance en valeur économique, par des maturités étalées sur plus de 30 ans et des taux réduits — un allègement d’environ 50 % en valeur actuelle nette. Et la bataille fut précisément politique : obtenir l’annulation la plus élevée possible pour alléger la dette et limiter le plus possible l’ajustement budgétaire imposé à la Grèce. Quant à l’origine de la crise : le gouvernement de gauche de Papandréou avait hérité en 2009 de comptes dont le déficit avait été gravement sous-estimé par le gouvernement conservateur précédent. On ne peut bien sûr pas comparer des situations qui ne sont pas comparables. Mais on peut débattre de tout. Encore faut-il commencer par connaître les faits. @BFMTV
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Magnifique résumé de ce qu’est le RN 🤡😂 Le 24 juin, @JphTanguy expliquait au micro de @Ben_Duhamel sur France Inter que j’avais raison et que cette proposition constituait une « révolution ». Aujourd’hui, Jordan Bardella dit le contraire. Et soudain, Jean-Philippe Tanguy découvre que je n’aurais finalement « aucun argument économique » et la révolution est devenue un « élément de langage médiocre » … Économie pour les nuls, suite : annuler des titres de dette publique détenus par la banque centrale revient à transformer cette dette en création monétaire permanente. C’est possible et c’est précisément ce que je dis et écris depuis des années. Le RN, c’est aucune ligne politique, aucune conviction, aucun raisonnement, des contradictions permanentes, et des positions économiques qui changent selon les jours, les chefs et les besoins du moment.@RNational_off @J_Bardella
Évidemment, @J_Bardella a raison et Matthieu Pigasse n’oppose aucun argument économique. La réponse de Pigasse n’est qu’un élément de langage médiocre maquillé par sa vanité d’oligarque n’intéressant que lui-même et les gauchistes ravis d’avoir un oligarque à leur botte.
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