Comment ne pas être indigné devant ça?
Mark Carney répète depuis des mois qu'il faut mettre fin aux chicanes, favoriser la collaboration et travailler ensemble. Très bien. Mais alors, quelqu'un peut-il m'expliquer en quoi empêcher le premier ministre du Québec de prendre la parole lors d'un sommet international tenu à Montréal, sur le territoire du Québec, va dans ce sens?
En quoi refuser au Québec une voix dans un événement où il sera question d'ententes stratégiques et économiques qui touchent parfois directement ses champs de compétence est-il un geste de collaboration?
Le message envoyé est exactement l'inverse de ce que prêche Ottawa.
La citation de Marie-Claude Sarrazin résume parfaitement le problème : « Lorsque vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu, nous disait le premier ministre Carney. Le gouvernement fédéral fait le choix d’empêcher le Québec d’avoir un droit de parole sur son propre territoire. »
Voilà toute l'ironie.
On nous dit que le dialogue est important. On nous dit qu'il faut travailler ensemble. Mais lorsqu'arrive le moment de laisser le Québec s'exprimer dans sa propre métropole, Ottawa ferme le micro.
Le Québec est invité à assister, à écouter, à s'adapter... mais pas nécessairement à parler.
Et après, on se demande pourquoi tant de Québécois ont l'impression que les décisions importantes se prennent au-dessus de leur tête.
En quoi est-il cohérent avec le discours que Mark Carney répète depuis son arrivée?
Parce qu'à première vue, ça ressemble davantage à une démonstration de pouvoir qu'à un exercice de partenariat.