Jacques Chirac est mort il y a sept ans, le 26 septembre 2019.
L'année de son bac, il s'est engagé comme matelot sur un cargo, à Dunkerque. 3 mois en mer, direction l'Algérie. Il avait 17 ans.
On est en 1950. La même année, il signe l'appel de Stockholm, une pétition contre la bombe atomique lancée par des mouvements proches du Parti communiste. Il vend L'Humanité dans la rue.
À 19 ans, il traduit Eugène Onéguine, le grand roman en vers de Pouchkine. En russe, une langue apprise auprès d'un émigré. Il ne le fera jamais publier.
En 1953, il part aux États-Unis. Cours d'été à Harvard, traversée du pays, fiançailles avec une Américaine. Les deux familles font tout annuler.
En 1956, élève à l'ENA, l'école des hauts fonctionnaires, il pourrait échapper à la guerre d'Algérie. Il se porte volontaire. 18 mois comme sous-lieutenant, une blessure au visage.
La suite, tout le monde la connaît. Les ministères, la mairie de Paris, 12 ans à l'Élysée. Et un personnage : l'homme de la bière et des marches militaires.
Pendant 40 ans, il cache presque tout ce qui le passionne. Une cinquantaine de voyages au Japon, pour le sumo et le théâtre nô. Les arts d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques.
Président, il leur ouvre une aile du Louvre en 2000, puis un musée entier en 2006, quai Branly.
Le musée porte aujourd'hui son nom. Sa traduction de Pouchkine n'a jamais été imprimée.