đŽđ«”đ» Ils sont invitĂ©s en tant que syndicalistes Ă©tudiants et se prĂ©sentent comme indĂ©pendants. Pourtant, ils ont partagĂ©, en aoĂ»t 2026, une tribune des Amfis â les universitĂ©s dâĂ©tĂ© de La France insoumise â avec Louis Boyard. Le dĂ©calage entre le discours dâautonomie et les faits est net.
Le programme officiel des Amfis place la confĂ©rence au crĂ©neau de Jeanne et Paulette Nardal. IntitulĂ©e « Construire lâautonomie des jeunes : quelles politiques de rupture ? », elle rĂ©unit Ryad Rani, prĂ©sident de lâUnion syndicale lycĂ©enne (USL), Sabrine Kharbach, porte-parole de lâUnion Ă©tudiante, et Louis Boyard, dĂ©putĂ© LFI.
Ce nâest pas une simple invitation de courtoisie : le thĂšme reprend le vocabulaire de rupture qui structure le projet insoumis, et les deux organisations sont les principaux relais syndicaux du mouvement de blocages lycĂ©ens et Ă©tudiants lancĂ© Ă la rentrĂ©e.
Louis Boyard nây est pas un invitĂ© extĂ©rieur. Ancien prĂ©sident de lâUnion nationale lycĂ©enne (2018-2019), il sâest fait connaĂźtre en encourageant les blocages contre Parcoursup et en soutien aux Gilets jaunes, avant dâĂȘtre Ă©lu dĂ©putĂ© LFI du Val-de-Marne en 2022.
Depuis septembre 2026, il multiplie les dĂ©placements devant les lycĂ©es bloquĂ©s, notamment Ă CrĂ©teil, et relaie les mobilisations sur les rĂ©seaux. Sa prĂ©sence aux Amfis aux cĂŽtĂ©s des dirigeants actuels de lâUSL et de lâUnion Ă©tudiante dessine une continuitĂ©, pas une rencontre fortuite.
Lâargument de lâindĂ©pendance syndicale tient mal Ă lâexamen des parcours :
Ryad Rani, qui affirme ne pas ĂȘtre encartĂ©, figurait en troisiĂšme position sur la liste « Wattrelos solidaire et citoyenne » menĂ©e par lâinsoumis Thierry Duel aux municipales de 2026 ; la prĂ©fecture lâa Ă©tiquetĂ©e LFI.
Il a Ă©galement effectuĂ© un stage dans lâĂ©quipe du dĂ©putĂ© LFI David Guiraud.
LâUSL, nĂ©e en 2023 de la fusion de plusieurs structures, se dĂ©finit dans sa charte comme antifasciste, Ă©cologiste, fĂ©ministe et collectiviste ; son premier prĂ©sident, Gwenn Thomas-Alves, est devenu assistant parlementaire et cadre des Jeunes insoumis en Ăle-de-France.
Du cĂŽtĂ© Ă©tudiant, lâUnion Ă©tudiante, issue de lâAlternative (fĂ©dĂ©ration proche de LFI créée en 2019), a soutenu la liste de Manon Aubry aux europĂ©ennes. Plusieurs de ses figures sont passĂ©es sous lâĂ©tiquette insoumise, dont Marie Mesmeur et Hugo PrĂ©vost, Ă©lus dĂ©putĂ©s en 2024.
Le syndicat organise réguliÚrement des conférences de campus avec Jean-Luc Mélenchon et des élus LFI.
Ces liens nâimpliquent pas que chaque lycĂ©en qui bloque son Ă©tablissement soit militant LFI. Ils montrent en revanche que les organisations qui appellent Ă gĂ©nĂ©raliser les blocages, partagent des affiches et fixent le calendrier des « actes » successifs ne sont pas des tiers neutres.
Quand les services de renseignement parlent de « proxys de lâultragauche » et que les intĂ©ressĂ©s parlent de mouvement spontanĂ©, les Amfis dâaoĂ»t et la liste de Wattrelos fournissent des Ă©lĂ©ments vĂ©rifiables plutĂŽt quâune thĂ©orie.ââââââââââââââââââââââââââââââââââââââââââââââââââ
Et tout ça sans parler, des pro-Palestine et des islamo-gauchistes proches de LFI qui se sont joints au mouvement.