La vérité est sortie aujourd’hui: Radio-Canada nous confirme que la CAQ a manigancé de toutes pièces une mise en scène pour faire peur aux Québécois avec un soi-disant risque d’ingérence étrangère lié au PQ dans la présente élection générale.
N’ayant rien d’autre qu’un obscur billet de blogue, la CAQ a elle-même monté l’histoire auprès des journalistes, tout en ne posant aucun des gestes qui auraient dû l’être s’il s’agissait d’un véritable cas ingérence étrangère.
Ce stratagème est particulièrement choquant pour moi et pour le PQ, parce que nous sommes les seuls à avoir travaillé sérieusement à prévenir les risques d’ingérence étrangère dans les dernières années. Nous avons plusieurs fois soulevé la question tant sur la place publique qu’à l’Assemblée nationale, où nous avons posé des questions sur la gestion des risques d’ingérence étrangères par le gouvernement de la CAQ, sans jamais obtenir de réponse sérieuse. La CAQ s’en remettait essentiellement au fédéral sur cet enjeu pourtant primordial.
Le Parti libéral de Charles Milliard ne trouve quant à lui rien de mieux à faire que d’embarquer dans ce mauvais et dangereux théâtre.
Les Québécois ne seront pas dupes de telles stratégies inacceptables. Ils savent qu’on ne peut pas faire de petite politique partisane avec une question aussi sérieuse que l’ingérence étrangère. Instrumentaliser les médias et les services de renseignement sur des enjeux de sécurité intérieure à des fins de politique partisane, c’est non seulement choquant, c’est immoral.
Les Québécois ont désormais une autre indication claire du choix qu’ils ont devant eux: la CAQ et le Parti libéral qui traitent de manière partisane une question aussi délicate que l’ingérence étrangère, ou le Parti Québécois qui la considère déjà avec sérieux, rigueur et hauteur et qui mise sur une équipe forte et expérimentée pour gérer ces risques et rassurer les Québécois.