Le contraste obligataire devient spectaculaire.
À 10 ans, les rendements souverains français ont atteint leur plus haut depuis 2008, les allemands depuis 2009 et les américains depuis 2007.
En Chine, le 10 ans reste proche de ses plus bas historiques, autour de 1,7 %, alors même que la dette publique bat des records.
(En taux réel, l'analyse change légèrement, l'Allemagne est à 0,6%, la Chine à 0,9%, les États-Unis à 1,7% et la France 2,3%).
Et, cela, alors que la dette publique chinoise bat tous les records.
La différence tient en partie à la répression financière : épargne abondante, contrôle des capitaux et système bancaire domestique permettent d’absorber la dette à très bas coût.
Le risque est nationalisable et se déplace vers le taux de change et l’inflation, ce qui ne pose pas de problème au pouvoir chinois.
Aux États-Unis et en Europe, le coût de la dette est fixé par des marchés de capitaux ouverts. Mais avec une grosse différence. Aux États-Unis, ces marchés sont domestiques, 90% de la dette des 12 derniers mois à été achetée par des américains. Pour la France et l'Allemagne, c'est plutôt la proportion inverse. C'est la pire situation.