Le Soir rĂ©ussit lâexploit de faire le procĂšs politique dâun chef dâorchestre israĂ©lien pour avoir dirigĂ©, le 22 octobre 2023, un concert de solidaritĂ© avec IsraĂ«l.
Quoi, câest dĂ©sormais controversĂ© dâĂȘtre fier dâĂȘtre israĂ©lien ? De rendre hommage aux 1.200 victimes du 7 octobre et aux otages, quinze jours aprĂšs le massacre ?
Jâen ai parlĂ© fin mai, et lĂ câest encore pire.
Le journal insiste sur les « bombardements intensifs contre Gaza », mais explique à peine pourquoi ils ont commencé.
Pendant ce temps, on scrute le passeport dâun musicien israĂ©lien pendant que les ambiguĂŻtĂ©s envers lâislamisme et le Hamas dans certains milieux politiques, mĂ©diatiques et militants de gauche sont beaucoup moins questionnĂ©es.
Franchement, qui doute encore du parti pris éditorial du Soir sur cette question ?
Un chef dâorchestre israĂ©lien vient Ă Bruxelles et des militants pro-đ”đž dĂ©missionnent du CA sous prĂ©texte des actions dâIsraĂ«l Ă Gaza.
Question du jour : est-ce quâon peut aussi boycotter des artistes musulmans sous prĂ©texte des politiques menĂ©es dans certains pays musulmans ?
Parce que la lapidation, lâexcision, la persĂ©cution de chrĂ©tiens ou la pĂ©nalisation des LGBT, câest pas ouf en vrai.
Non ? Ăvidemment que non.
Parce quâon ne juge pas un artiste sur sa religion ou son origine.
Sauf quand il est juif et que son pays mĂšne une guerre contre le terrorisme.