ALERTE ROUGE À LA POMPE : LA TEMPÊTE DU DIESEL MENACE LE CANADA ⛽️🚨
Pat Laliberté - Les voyants rouges s’allument un à un sur le tableau de bord de notre économie, et la situation risque de devenir hors de contrôle très rapidement.
Si vous pensiez que les prix actuels du carburant étaient insoutenables pour nos transporteurs et nos entreprises, attachez votre ceinture : la véritable crise n'a pas encore frappé, mais elle approche à grands pas.
La menace vient directement du sud de la frontière.
Devant la flambée des coûts et le manque à gagner mondial, le président américain envisage de bannir les exportations de diesel des États-Unis pendant 90 jours.
Une mesure protectionniste qui, loin de régler le problème, risque de faire exploser la crise à l'échelle internationale, et particulièrement ici, au Canada.
Le contexte mondial est déjà extrêmement tendu. Avec les volumes d'exportation en baisse au Moyen-Orient en raison du conflit avec l'Iran et les sanctions frappant la Russie, les États-Unis sont devenus le pilier central de l'approvisionnement mondial en diesel.
Si Washington ferme le robinet pour tenter de protéger son marché national, l'effet domino sera catastrophique : les raffineries réduiront leur cadence, le prix de l'essence grimpera en flèche, et le Canada subira des hausses dévastatrices sur tous les fronts.
Bien que le Canada produise une grande quantité de diesel, notre autonomie énergétique demeure une illusion.
Certains jours, notre production suffit à peine à nos besoins directs ; d'autres jours, nous sommes entièrement dépendants des importations américaines pour combler le manque.
Les prévisions font déjà froid dans le dos : les experts anticipent un prix moyen de 3 $ le litre de diesel cet hiver.
Si l'interdiction américaine entre en vigueur, ce chiffre déjà record sautera en éclat pour atteindre des sommets inédits.
Face à cette crise imminente, la marge de manœuvre de nos gouvernements est extrêmement mince.
Si l'opposition réclame un plan d'urgence et la fin des taxes sur le diesel, et que plusieurs provinces (comme l'Alberta, l'Ontario, Terre-Neuve-et-Labrador et le Manitoba) ont déjà réduit leurs taxes sur le carburant, ces mesures ne sont que des pansements temporaires sur une plaie béante.
Le message est clair : la tempête financière s'en vient, et il est urgent que nos dirigeants préparent le pays à encaisser le choc avant que l'économie tout entière ne se retrouve paralysée.