Des militants syndicalistes de gauche qui volent au secours de leurs collègues « journalistes » de gauche : quoi de plus naturel ?
Ils sont visiblement tous très déçus que leurs deux champions, n’aient pas réussi leur coup ce matin lors de leur matinale qui avait tout d’un guet-apens et presque rien d’une interview politique. Je comprends qu’ils aient besoin d’être défendus.
Ces militants, payés par nos impôts, ne m’avaient manifestement pas invitée pour parler de mon livre, qu’ils n’ont pas lu, ni pour entendre ma réaction à l’attentat de Trappes, qui ne semblait pas les intéresser.
Leur bandeau préparé à l’avance : « Sarah Knafo répond aux accusations » dit tout de leur préméditation d’un simulacre d’interview, véritable procès politique.
Mais quand on tend un guet-apens, il vaut mieux réussir son coup ! Car, manque de chance pour eux, je ne suis pas du genre à me laisser intimider par leurs coups de menton, pas du genre à me défiler face à l’agressivité, pas du genre à laisser passer la malhonnêteté ni le mensonge.
Alors même à deux contre une, même avec l’oreillette vissée à l’oreille qui leur soufflait des réparties poussives, rien n’y a fait. Ils ont manqué leur cible. Ils ont voulu me couvrir d’opprobre, ils n’ont réussi qu’à se couvrir de ridicule.