Le scepticisme d’un agent du renseignement français après l’alerte d’Emmanuel Macron devant les chefs de partis. « La menace hybride russe existe, mais Emmanuel Macron la surestime. Il n’y a pas eu au cours des dernières semaines d’épisodes nouveaux détectés par les services, dit-il. Pourquoi sort-il alors soudainement du chapeau cette affaire ? Sauf si c’est une stratégie de communication pour orienter les choix des Français avant la présidentielle, en visant Marie Le Pen et Jean-Luc Mélenchon les deux extrêmes qui sont indulgents à l’égard de la Russie ».
Et d'ajouter que « rien n’a changé militairement dernièrement, sauf une chose : Poutine est acculé, il perd trop de monde dans sa guerre contre l’Ukraine. La Russie a reçu encore des renforts nord-coréens et en Afrique, les Russes n’y arrivent pas, ils perdent aussi beaucoup de monde, ils n’arrivent pas à avoir les supports logistiques – avions, hélicoptères – que les Américains ont. Poutine est contraint de mettre le bordel en Pologne ou dans les pays Baltes, plus que chez nous d'ailleurs. Plutôt que de faire de grands discours publics, on ferait mieux de leur pourrir leurs installations télécom ou de leur perturber l’approvisionnement via des pays tiers en pièces détachées d’avions ».
Selon lui, cette stratégie est étayée par une offensive de nos services de renseignements en direction des médias afin d’appuyer la communication élyséenne.
#Menacerusse