L'article 130 ne dit absolument pas cela.
Il protĂšge la banque centrale du pouvoir politique, pas le pouvoir politique de la banque centrale:
« Dans l'exercice des pouvoirs et dans l'accomplissement des missions et des devoirs qui leur ont Ă©tĂ© confĂ©rĂ©s par les traitĂ©s et les statuts du SEBC et de la BCE, ni la Banque centrale europĂ©enne, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de dĂ©cision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions, organes ou organismes de l'Union, des gouvernements des Ătats membres ou de tout autre organisme. Les institutions, organes ou organismes de l'Union ainsi que les gouvernements des Ătats membres s'engagent Ă respecter ce principe et Ă ne pas chercher Ă influencer les membres des organes de dĂ©cision de la Banque centrale europĂ©enne ou des banques centrales nationales dans l'accomplissement de leurs missions. »
L'article sert, dans les deux cas, Ă la mĂȘme chose. Sur la dette, il interdit au gouvernement d'ordonner Ă la Banque de France d'annuler les titres publics qu'elle dĂ©tient. Il n'interdit pas au gouverneur de dire ce qu'il pense des finances publiques.
Villeroy de Galhau le faisait d'ailleurs chaque année dans sa lettre au président...
Un gouverneur de la Banque de France ne devrait pas dire ça.
LâindĂ©pendance de la banque centrale lui interdit dâintervenir dans le dĂ©bat politique,
Câest le sens de lâarticle 130 du TraitĂ© europĂ©en, que lâon nous oppose sur la dette. Soudain oubliĂ© pour la politique ?