Monsieur Lecornu,
Vous avez joué avec le feu. En comptant sur le pourrissement, vous n'avez réussi qu'à solidariser toute la jeunesse et les syndicats de salariés. Puis vos consignes de répression sauvages révélées par le Canard enchaîné ont déclenché une mobilisation sans précédent du pays.
En vous enfermant dans une polémique politicienne avec moi, vous montrez que vous n'êtes pas un homme d'État. Juste un commis qui est en train de provoquer une crise de régime. Vous ne vous rendez pas compte de vos dégâts ? Vous n'avez rien de mieux à faire que cette querelle politicienne et ces leçons de morale à cette heure ?
Quant aux policiers, vous devriez vous interroger : ce pouvoir a organisé le désordre par ses décisions aberrantes et incompétentes. Il vous abandonnera à la première occasion.
Faire porter aux chefs de la police la responsabilité des violences, c’est une inversion dangereuse et cynique des responsabilités.
Vous appelez celles et ceux qui partagent votre combat à ne pas participer aux pillages. Commencez donc par désigner clairement les responsables, c’est-à-dire ceux qui pillent et qui saccagent.
On ne peut pas appeler à cesser les violences tout en fournissant des excuses à ceux qui les commettent.
C’est VOTRE responsabilité politique.