Président de CafeIA. #AI 7 startups, 4 exits et 7 livres Sur Linkedin désormais linkedin.com/in/gillesbabine…

Paris, Ile-de-France
Longtemps, je me suis situé dans le camp des techno-optimistes. Lorsqu'Internet est apparu dans les années 90, j'ai comme beaucoup pensé qu'il s'agissait d'un facteur essentiel de progrès pour l'ensemble de l'humanité. Et il a été un facteur de diffusion de la connaissance comme nul autre : les techniques sont plus rapidement adoptées, nos économies sont devenues plus efficaces, etc. Mais rares étaient ceux qui auraient alors pu énoncer qu'internet serait source de graves menaces sur la démocratie, qu'il serait un facteur de concentration sans pareil des richesses (il y a quinze ans, l'homme le plus riche du monde possédait de l'ordre de 60-70 milliards de dollars. aujourd'hui plusieurs d'entre eux ont, au moins momentanément, franchi le seuil des 300 milliards, tous issus du monde de la technologie), qu'il créerait d'importants enjeux de santé mentale, de cognition (ces deux derniers points à différencier l'un de l'autre), de cybersecurité, avec les conséquences que cela peut avoir dans le monde réel... On m'a rapporté récemment que certains disent que je suis devenu "techno-réac". Même si je trouve la définition assez injuste, je reconnais ne plus avoir un enthousiasme univoque à l'égard des technologies. Et puis, si moi j'ai probablement évolué, il me semble que beaucoup de ceux qui font la technologie ont eu ont énormément changé. Dans la Silicon Valley, contrer le techno-optimisme, être décroissant, a toujours été un peu comme s'auto-désigner hérétique face au tribunal du saint Office de l'inquisition au XVIème siècle. Peter Thiel le résume d'ailleurs très bien : sans explicitement le dire, il compare la nécessité de l'accélération comme une quête messianique, et quiconque conteste cela a tôt fait de se faire labelliser par lui d'antéchrist, comme l'ont été Greta Thunberg et Eliezer Yudkowsky. L'accélération y est devenue une fin en soi et l'IA est emblématique de cette accélération (certains suspectent qu'en souhaitant dépasser l'humain, ceux-là réglent leurs compte à tous ceux qui les ont renvoyé à leurs propres limites, leurs frustrations). Désormais quiconque s'oppose au progrès technologique, en particulier de l'IA est plus ou moins un ennemi de Yarvin, Thiel, Andressen, Sacks, représentant la sainte inquisition technologique connue pour son absolutisme, son rejet de la démocratie et leur souhait de voir advenir une dictature technologique... .  Je conçois qu'il n'y ait d'ailleurs pas que des inconvénients à cet absolutisme ; il a le mérite de maintenir une ferveur religieuse - Thiel ne s'y trompe d'ailleurs pas et utilise à dessein ce corpus théologique. Dans un livre à paraitre d'ici quelques jours, je me suis posé la question de la finalité de l'accélération : est-ce que l'on sera plus heureux lorsque l'on vivra 120 ans ? lorsqu'on aura tous un QI de 145 ? Lorsqu'on aura envoyé des humains sur Mars ? Ces questions ne sont jamais posées ; et pourtant elles ont une incidence directe sur notre réel : car c'est maintenant qu'il faut faire des choix de société forts.
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Brookings just published a brutally honest paper on what the AI buildout is costing America. A Columbia economist added up every data center, chip, power line and cooling system the US plans to build for AI, and the total reads like a warning to anyone with a pension. $10.3 trillion between 2025 and 2032. That's 3.6% of the entire US economy, every year, for eight years. No American infrastructure boom has come close. The railroad boom of the 1800s, the usual benchmark, peaked at about 2.2% of GDP. Canals, electrification, the interstate highways and the internet all came in smaller. The numbers are rough. Big tech's spending on AI infrastructure went from $97 billion in 2020 to about $400 billion in 2025, and it's on track for $800 billion next year. Over $1.3 trillion in debt is already committed to it. A growing share of that money moves through private credit, special-purpose vehicles and off-balance-sheet deals, where outsiders struggle to see who holds the risk. The economist stopped short of calling it a bubble. He said it's too early to compare it to the credit booms that ended in crashes, and he still doubts the payoff. "Silicon Valley wants all of us to believe that this is a miracle technology... it has to generate trillions of dollars of revenues to be financeable. I'm just not sure how likely it is." His main recommendation is to measure the exposure and make it public now, while the money is still moving, before a downturn reveals where it sits. I've been asking the AI labs for the same thing all week. Show us the incidents, show us the debt, show us who's exposed. Whose savings are underneath it when the bill comes due?
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红杉的一位合伙人 Pat Grady 昨天直接把他们和自己的一个 LP meeting(Boston College)的内容录制发了出来,信息密度非常高,强烈推荐大家去看一下: - JEV 在过去的 7 天里从零增长到了 100 million 的收入。在此之前 The Information 刚刚爆出来,他们现在估值是在 10 billion。 - 现在 AI 公司的增速,比历史上的都要快很多。Instinct 发布以来,保持了 day over day 10% 的增长率。 - 200 到 700,指的是某一个 high-value knowledge work company 从去年年底 200M 增长到今年预测 700M 的收入。(后面那个 2 到 50 和 0 到 70%,他说还是跳过吧,可能还是有些敏感。) - 在 AI 公司,现在有一个连融两轮的行业惯例或风气:把"陪你建公司的"和"只出钱的"拆开。他拿红杉内部的数据(过去 12 个月里的 7 个案例)来举例: 红杉作为陪建的那一方进场,平均的投后估值是 1.1 亿;而仅仅一个月后,只出钱的那一方给的下一轮平均估值就达到了 34 亿。他自己的说法是以前从没见过,这就是泡沫。 - 很多企业想 own 自己的 intelligence:基础模型厂商只给你 Pareto frontier 上有限的几个点(大中小几档),但企业自己的 workload 需要的往往不是这几个点,所以要自己训、自己部署、专门为自己的 workload 优化。这也是为什么他说专用架构的 lab 在跑赢通用的 lab。 - 应用层公司每 4 个月就要 reinvent 一次自己,因为底层模型一直在变,地板一直在抬。 - 组织从 hierarchy、command and control 往 network of agents 走:AI 负责信息流转,人相对自主地工作。他说没有 Jack Dorsey 几个月前那篇帖子说得那么夸张,但方向就是这个。 - labs 内部:模型去年大部分时间已经在自己造自己,最近才意识到 alignment 没被当回事;都在押 custom silicon、新架构和 continual learning,算力全员紧缺;为了抢 API token,一边降价,一边派 consultant 去给 Fortune 500 定制吃 token 的工具 - 模型能力和实际落地之间有很大的 diffusion gap,这就是应用层的机会。 - hyperscaler 今年开始借钱做 capex,不再靠 free cash flow。 而且我特别喜欢他这种说话方式,他每句话就是只说一遍,说过去就过去,所以信息密度很高。推荐大家可以直接去看原视频, 总共视频时长只有 15 分钟:loom.com/share/c016702964a04…
The @BostonCollege Investment Committee (an LP and my beloved alma mater) asked for a few thoughts on what's happening in AI. I recorded a test run yesterday morning and then shared it with my partners, who encouraged me to share it more broadly... so here you go! This is not a sales pitch, it's just a reflection on what we're seeing. And it wasn't intended to be shared, so please pardon the rough edges. loom.com/share/c016702964a04…
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My hot take is that if your company builds software that it cannot stop from hacking into other systems, your company is a malware company and should be treated as such
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"AI can't control the physical infrastructure needed to create a virus"
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"Whoever wins AI wins" : c'est à nouveau l'affirmation que vient de faire Trump à la tribune de l'ONU : celui qui réussi à faire une super-intelligence gagne une suprématie totale sur... tout : l'économie, le militaire, le champ cognitif, le contrôle des masses etc. L'idée est qu'à un moment, l'IA est si performante qu'elle est capable de s'améliorer elle-même, modifier son architecture, ses modèles, choisir ses données d'entrainement, modifier et améliorer ses microprocesseurs. On parle de Récursive Self Improvement ou d'autoamélioration continue. Avant Trump, des gens comme Horowitz, R. Kurstweil, D. Sacks, E. Schmidt, V. Poutine, Kissinger... ont joué avec cette idée. En théorie on comprend assez bien : l'intelligence devenant soudainement exponentielle, elle déjoue toute tentative de l'arrêter, crée des cyber-armes qui dominent totalement l'ennemi, accélére l'économie de façon radicale, etc. Son exponentialité la rend pour ainsi dire irrattrapable dans la mesure où elle tend vers l'infini. Trump défend donc l'idée que la possibilité de battre l'archirival chinois de façon définitive est à portée de main. Il y a cependant quelques légers obstacles sur ce chemin, comme l'observe Mustafa Suleiman dans ce podcast. Le premier est qu'existent dès aujourd'hui d'importants problèmes d'alignements de ces modèles et qu'au fur et à mesure que leur vélocité et autonomie se développe, ils sont tentés de prendre des chemins de traverse que l'on n'avait initialement pas prévus avec les conséquences que cela peut avoir (Hugging Face). Ainsi retirer toutes formes de contrôle sur l'IA induit nécessairement que ces risques se transforment en incident plus ou moins graves, les acteurs économiques ayant une propension inégalée à "aller jusqu'au bout de leur pouvoir" : Accident cyber, troubles sociaux, économiques, etc. Mais au delà : si l'on pousse jusqu'au bout l'hypothèse de Trump, que se passerait il ? Car dans l'hypothèse où les USA atteignent la super-intelligence, comment exprimer leur domination sur le reste du monde ? La première mesure, en toute logique, consisterait à empêcher tout autre pays d'accéder à la même forme d'intelligence. Or, la Chine étant réputée quelques mois derrière en matière d'IA, la passivité n'est pas de mise. Il faudrait donc détruire ses moyens d'y parvenir, par exemple en créant une cyber-arme appelée à annihiler datacenters, chercheurs, producteurs de GPU, etc. Ce serait un acte d'une extraordinaire agressivité, vraisemblablement perçue comme une déclaration de guerre totale par un Etat disposant par ailleurs de l'arme nucléaire. La conclusion s'impose donc : soit c'est totalement irréaliste (sans parler de la probabilité que RSI soit une possibilité crédible) soit les américains sont prêts à envisager une confrontation radicale avec la Chine, ce qui n'est pas plus rassurant. Ecrit 100% par un vrai humain. open.spotify.com/episode/5u0…
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Vous êtes forts Samuel. Vous donnez des leçons de morale alors que votre comportement sous forme de dénonciation anonyme est tout de même abject pardonnez moi. Tout cela aurait pu être plus crédible si vous aviez été transparent. Je ne sais pas si il a utilisé l’IA. Ou comment il l’a utilisé. Car il y a plusieurs façons. Ce que je sais est que j’ai aimé ce roman, IA ou pas, et que j’ai détesté vos méthodes, même si le débat que vous soulevez doit exister. Mais pas comme cela, vous lui rendez le pire service à ce débat. Vous pourriez lancer un débat sur l’anonymat des réseaux sociaux et ses conséquences immondes, débat qui mérite au moins autant d intérêt public que celui sur l’IA et la littérature.
Quelques mots sur « Balance ton Claude », projet à travers lequel nous avons révélé que « C’était ça ou mourir », livre phénomène de la rentrée littéraire, est sans doute très largement rédigé par une IA. 1) Je n’étais pas seul ; il s’agissait d’un projet collectif. Les autres révéleront leur identité en temps voulu s’ils le souhaitent. 2) À tous ceux qui nous reprochent d’avoir nui à Orélien, pensez plutôt à l’auteur qui a passé des centaines d’heures sur son manuscrit pour écrire un magnifique livre, qui aurait mérité le Goncourt, et qui ne l’aurait pas eu. Aurait-il été plus juste de laisser cet auteur être floué ? Et des milliers de lecteurs être trahis ? Nous avons évidemment de la compassion pour les jours difficiles que doit vivre Orélien, et nous espérons qu’il est soutenu. Mais il nous a semblé être de notre devoir de lancer l’alerte. 3) Quelles étaient nos motivations ? Ceux qui me lisent savent que je mène, depuis un an, une reflexion sur les effets de l’IA sur nos vies. Pourtant plutôt techno-optimiste, je redoute qu’après plusieurs millénaires de civilisation fondée sur l’écrit, l’IA provoque la disparition de la lecture et de l’écriture. L’IA peut, et pourra de plus en plus (les tics d’écriture disparaîtront avec le progrès des modèles) produire des oeuvres exceptionnelles, en quasi autonomie. Le contenu humain sera (est déjà ?) noyé dans un océan de contenu IA d’excellente qualité. Un jour l’écrivain humain se dira : à quoi bon ? À quoi bon passer des centaines d’heures à me documenter, à réfléchir, à choisir mes mots pour être dans tous les cas soupçonnés d’avoir copié-collé Chat GPT (parce que certains trompent leurs lecteurs, le soupçon se généralisera) et pour ne pas être lu (l’attention humaine est une ressource finie ; plus elle est absorbée par du contenu IA, moins elle est allouée aux productions humaines) ? Pour preserver les incitations à écrire dans ce nouveau monde, il faudrait que les lecteurs puissent savoir s’ils ont affaire au texte d’un humain ou d’un robot, pour pouvoir, si tel est leur souhait, allouer disproportionnellement leur attention aux productions humaines. Je chéris donc l’existence de Pangram (entreprise dans laquelle je ne suis pas investisseur, même si cette théorie est amusante), tout en redoutant que le logiciel soit dépassé par les progrès des modèles. En disant ça, je ne pense pas uniquement aux écrivains, mais avant tout aux lecteurs. Les lecteurs semblent aimer lire un roman rédigé par une IA, mais uniquement… lorsqu’ils ne savent pas qu’il s’agit d’IA ! Or on peut collectivement s’aveugler un certain temps, mais le jour où la plupart des écrivains humains auront abandonné, le jour où chaque lecteur comprendra qu’il fait face, avec une forte probabilité, à la prose de Chat GPT, il cessera sans doute de lire. En effet, ce qui comble, dans la lecture d’un bon roman, voire d’un essai, n’est pas uniquement le fait de lire une suite de mots intéressante (même si cela compte !), mais aussi le fait de lire des mots qu’un autre humain a pensés, pesés, qui reflètent sa subjectivité et sa singularité. Et ainsi d’entrer, par cette lecture, en contact avec un autre esprit. L’être humain n’est pas fait pour rester longtemps isolé de ses semblables, or la lecture d’un roman rédigé par un humain le lie à l’un de ses semblables ; la lecture d’un roman produit par Chat GPT ne fait rien de tel. C’est pourquoi il est important de dénoncer les auteurs qui proposent un copié-collé de Chat GPT en prétendant qu’il s’agit de leur plume. Non seulement ils trahissent le pacte moral qui les lie à leur lectorat, mais en plus, ils contribuent à retirer, de façon déloyale (car ils mentent sur la nature de leur produit !) des lecteurs à ceux qui font encore l’effort de choisir leurs mots (et donc à décourager cet effort). Et surtout, ils contribuent à la généralisation du soupçon, ils érodent la présomption d’humanité dont bénéficie un texte face à de potentiels lecteurs. Ils précipitent l’avénement d’un monde où plus personne ne lira et n’écrira, avec toutes les regressions cognitives et culturelles que cela implique. (Je m’étonne d’ailleurs de voir certains écrivains ne pas comprendre qu’en défendant la démarche d’Orélien, ils scient la branche qui a permis à la littérature d’exister.) Entendons-nous bien : si des producteurs de contenu IA souhaitent concurrencer les écrivains humain, c’est leur droit le plus strict *du moment qu’ils ne mentent pas sur la nature de leur travail et qu’ils laissent donc les lecteurs choisir en connaissance de cause*. S’il se trouve que dans ces conditions, l’attention des lecteurs se porte toute de même massivement vers l’artificiel plutôt que l’authentique, les écrivains humains auront perdu à la loyale. Mais les réactions à l’affaire Orélien montrent que les lecteurs semblent avoir une forte préférence pour l’authentique. Le projet est donc né de ces préoccupations. Ni les idées politiques d’Orélien ni le thème de son livre ne nous importaient (ceux qui me lisent savent que mon combat contre le slop n’a rien de politiquement partisan). Il se trouve que des lecteurs attentifs nous ont parlé d’importants soupçons sur ce livre en particulier. Nous avons testé beaucoup d’autres livres ; aucun n’atteignait de tels scores d’IA. 4) Je pense (cela n’engage que moi, pas les autres membres du collectif) qu’un mauvais procès est fait aux jurys des prix littéraires et aux critiques ayant encensé ce livre. Le style du texte pouvait être pénible pour quiconque a l’habitude de discuter avec des LLM, mais pour les autres, l’admiration est compréhensible : si chaque mot de ce livre avait été choisi par un humain, il aurait sans doute fallu saluer une forme de génie dans le rythme de cette écriture, soutenue ainsi sur 250 pages. L’angle le plus profond dans cette polémique n’est pas la naiveté des jurys (nous serons tous, à un moment ou un autre, dépassés par les progrès de ces modèles), mais justement, cette vitesse de progression, illustrée ici par la capacité des IA non seulement à passer le test de Turing mais à remporter nos prix littéraires les plus prestigieux. Cela donne le vertige et soulève des questions existentielles sur la place de l’homme dans ce nouveau monde. 5) Merci à tous les médias, parmi lesquels Libération, France Info, France Inter, Le Huffington Post ou Les Échos, qui ont fait un travail d’enquête honnête et rigoureux pour établir la fiabilité de Pangram.
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Quand j'entends le patron du PS dire que l'une de ses priorités c'est l'abolition de la réforme des retraites je me dis qu'on n'a pas la même perception de ce qu'est une société solidaire .
Petite illustration de ce qui se passe sur le marché de l'emploi du fait de l'IA. On aimerait d'ailleurs que ce soit un sujet politique central, plutôt que les sujets qui sont traités sur les chaines de news pour la prochaine présidentiel. Comment faire une société solidaire là où (i) ce sont les séniors qui votent et décident de l'orientation politique, ce sont eux qui mobilisent 60 à 70 de la ressource sociale, notamment du fait de retraite unique dans le monde (iii) que l'on déshabille le futur en diminuant drastiquement le budget du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et (iv) désormais ce sont eux qui sont privilégiés sur l'emploi du fait de l'IA. Si on veut construire une société où il n'y a plus de solidarité intergénérationnelle, on continue comme ça. Merci NextStarterIA pour l'infographie.
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L'IA devient moins chère, plus rapidement que toute autre techno transformatrice. À un niveau de performance donné, le coût a chuté de 47% par trimestre depuis 2023 C’est 4× plus rapide que le séquençage de l’ADN, 54× plus rapide que l’électricité buff.ly/fJvH9hU
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Pour ceux qui n'ont pas encore réalisé qu'on a changé de monde : l'école éduque désormais 670 000 enfants par classe d'âge : c'est 150,000 de moins qu'il a quelques années. Une chronique de @GerminetF letabli.education/revue/1/la…
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Petite illustration de ce qui se passe sur le marché de l'emploi du fait de l'IA. On aimerait d'ailleurs que ce soit un sujet politique central, plutôt que les sujets qui sont traités sur les chaines de news pour la prochaine présidentiel. Comment faire une société solidaire là où (i) ce sont les séniors qui votent et décident de l'orientation politique, ce sont eux qui mobilisent 60 à 70 de la ressource sociale, notamment du fait de retraite unique dans le monde (iii) que l'on déshabille le futur en diminuant drastiquement le budget du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et (iv) désormais ce sont eux qui sont privilégiés sur l'emploi du fait de l'IA. Si on veut construire une société où il n'y a plus de solidarité intergénérationnelle, on continue comme ça. Merci NextStarterIA pour l'infographie.
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Using AI in many cases means sending your most sensitive thoughts to a server where they can be exploited as training data, sold to ad brokers, or even handed to law enforcement. So I assembled this guide to using AI with your privacy intact. wired.com/story/how-to-use-a…
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New from me in @Nature. I discuss the need to look to regulated industries on how to govern AI, and not give into AI companies' self-regulation. Those actually serious about safety and security would start by applying safety critical and security techniques and legislation first.
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Fascinating AI swarm dynamics: a few agents spontaneously emerge as highly connected hubs, while most remain locally connected. The swarm develops a strongly heterogeneous interaction topology with a long-tailed degree distribution - an emergent organizational structure arising from initially decentralized local interactions. There is no central planner assigning roles; the swarm builds its own coordination architecture, with information brokers and increasingly global integration emerging from local behavior.
We built recursive meta-intelligence, an AI that creates its own scientific instruments, turns them into persistent worlds that an agent ecology with hundreds of AIs inhabits, and uses those worlds to discover mechanistic principles in one of the hardest classes of physical problems: how complex hierarchical materials (nested structures of matter that give rise to new function through organization) evolve and fail. The AI reasons across enormous spaces of possible physical trajectories, where every rupture changes what can happen next, and compresses those histories into principles (which humans can understand and design with) - complex chains of causal events, highly nonlinear, and intricate. Scientific superintelligence is tangible here - machine-scale exploration opening cognitive channels into complexity that has been extremely difficult for humans to traverse directly. AI builds the spaces in which its next level of reasoning becomes possible; a representation becomes an instrument, the instrument becomes an executable world, and that world becomes the substrate for further intelligence. Intelligence then grows by constructing new spaces to think in. The task we explored started from a seemingly simple prompt to explore a biological material system - the AI then chose the representation, mechanics and experiments, built a fracture laboratory to push materials to their limit, tested hypotheses and generated scientific conclusions. The swarm explored a combinatorial universe in which architecture controls function and every rupture changes the future state of the material. The AI discovered a compact principle that defines how multiscale material architecture can program the evolution of failure. Material placement and geometric order determine how forces redistribute, whether damage cascades or remains distributed, and whether function survives substantial flaws. For this discovery to happen the AI had to reason across long path-dependent histories, simulate alternative futures and compress them into generative invariants (model-based causal reasoning, counterfactual simulation and temporal abstraction applied to an evolving physical world). It is incredible to witness this transition to a new form of intelligence and capability through scaling swarms. A lot of positive will come out of this because it expands the human epistemic horizon as AI can traverse thousands of possible histories and return mechanisms compact enough for us to understand, test and build from. Intelligence compounds through its artifacts! A few lessons we learned: ▶️ Learning and discovery are flows through spaces of possibility. Early work has shown how backpropagation flows through parameters, reinforcement learning through action and consequence, and autonomous swarms through representations, instruments and executable worlds, bringing it all together. Flows create structure; structure redirects future flows in the recursive instrument. ▶️ Nonlinear physics actually defines a larger principle, where high-dimensional dynamics generate stable invariants; invariants become effective variables; those variables become the substrate for a new level of cognition. ▶️ Recursion then becomes level creation - one possibility space compresses into a principle, and that principle opens a larger space above it.
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🚨 BREAKING: China recently released its AI Safety Governance Framework 3.0, and it's a MUST-READ amid the recent rise in AI safety incidents. Published in both Chinese and English, the framework addresses new trends in AI development and responds to new challenges in AI safety governance. Version 3.0 of the Framework follows the core approach of risk classification > technical response > comprehensive governance and is based on the following principles: - Be inclusive and prudent to ensure safety - Risk-oriented and agile governance - Integrating technology and management for coordinated response - Promoting openness and cooperation for joint governance and shared benefits - Ensuring trustworthy application and preventing loss of control Below are some of the recommended governance measures described in Framework 3.0 to address AI safety risks: - Improving top-level design of AI safety governance - Enhancing AI safety governance capacity - Establishing a flexible, dynamic, and controllable AI regulatory sandbox mechanism - Strengthening measures for AI safety management - Deepening consensus on AI safety governance Most companies are unprepared for the rising number of AI safety incidents, which are expected to get worse in the coming months and years. This is the time to review, update, and strengthen internal AI governance policies, risk assessments, and response mechanisms, especially those focused on safety. This is one of the most up-to-date and comprehensive frameworks on the topic, as it considers emerging AI risks, addresses governance and response mechanisms comprehensively, and also includes an agentic AI risk management framework (do not miss Appendix 2). Read alongside other developments, version 3.0 of this framework signals that China wants to position itself as a global leader in AI safety (a strategic position the U.S. is also interested in holding). I will keep you posted. 👉 Download the framework and join my newsletter's 100,700+ subscribers using the link below.
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le sujet désormais qui agite aussi bien Sam Altman que Demis Hassabis, c'est la régulation des IA frontières au fur et à mesure que le RSI (l'auto-amélioration IA) devient une hypothèse crédible. giftarticle.ft.com/giftartic…
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Un papier intéressant, qui souligne que la baisse des résultats PISA dans de très nombreux pays (42 sur 74) est en partie dû à une baisse (quantifiée par l'étude PISA) de l'appétence à l'effort. Et en cela, l'hypothèse que l'habitude d'avoir accès à des contenus pré-mâchés sur RS et IA génératives prend corps. Les enseignants ont beau chercher à recommander à leurs élèves d'utiliser leurs IA comme un tuteur plutôt que comme un "perroquet stochastique", la lutte semble inégale. Une première conclusion pourrait être que cela accroisse le différentiel de niveau entre classes sociales : ceux qui ont les moyens pour apprendre à leurs enfants à s'éloigner des pratiques délétères et ceux qui ne les ont pas. Le sujet est central, car dans un monde où l'addiction est un facteur de création de revenus pour bien des plateformes, c'est une lutte entre les revenus des uns et la qualité de l'éducation des autres dont il est question. L'IA générative ne fait que renforcer cette situation dans la mesure où cette capacité addictive est évidemment accrue. Non pas qu'il faille s'y opposer, mais bien faire en sorte de créer le contexte qui empêche ces situations de durablement structurer nos sociétés pour le pire. ft.com/content/b30eb538-b5a3…
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Jensen Huang told CBS News that AI executives like Dario Amodei and Sam Altman promote doomsday scenarios to escape existing legal liabilities. Huang said the public should read between the lines: AI developers aren’t asking for stricter oversight. They’re lobbying to be exempt from existing laws covering product liability, enforcement of contracts and unauthorised access. I made the same point when the first security incident was reported. Jensen said that existing laws already cover computer misuse, damage caused by software and system failures. Promoting fear of existential threats is a deliberate public relations tactic because it helps companies replace corporate liability with laws written specifically for AI and approved by governments. Those laws protect developers from responsibility when their systems fail or cause harm. Politicians reinforce this protection by invoking competition between countries. Ted Cruz uses the AI race against China to excuse harms before they happen, saying that regulatory delays will leave the United States behind its foreign rivals. I described this as giving tech companies a get out of jail free card for every harm they cause and every law they break in the name of a so-called race against China. Cruz said if there are going to be killer robots, he wants American killer robots. That treats the prospect of harm as acceptable provided America produces the technology first. By presenting AI development as an urgent national security priority, politicians give tech companies permission to bypass safety standards, disregard environmental damage and avoid legal accountability. Huang’s statements deserve scepticism because he has his own commercial interests. However, his assessment of executives’ motives is accurate. Tech developers and politicians manufacture fears of existential threats and competition over national security to replace normal legal liability with specially written regulations that protect their power.
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