📉 NATALITÉ : L’EXCÉDENT QUE L’ÉTAT VOUS CACHE
La chute de la natalité est devenue une bonne affaire pour l’État.
Moins d’enfants, ce sont moins de prestations à verser. Mais les prélèvements, eux, ne baissent pas.
Résultat : la branche Famille sera excédentaire de 700 millions d’euros en 2026, puis de 2,4 milliards en 2029.
Et encore, ces chiffres sont calculés après que l’État lui aura retiré 5,7 milliards d’euros de recettes :
➡️ 3,9 milliards pour les retraites
➡️ 1,6 milliard pour l’Assurance maladie
➡️ 200 millions pour l’Autonomie
Autrement dit, les Français sont prélevés bien au-delà de ce qui est nécessaire pour financer la branche Famille.
La conclusion logique serait donc de leur rendre cet argent en diminuant les cotisations et les impôts qui l’alimentent.
Mais l’État ne reconnaît jamais qu’il prélève trop.
Quand une caisse dégage un excédent, il n’existe que deux possibilités :
- Soit l’État récupère l’argent pour combler le déficit d’une autre caisse qu’il a été incapable de gérer correctement.
- Soit il le verse directement au budget général pour financer des dépenses qui n’ont plus aucun rapport avec la raison pour laquelle cet argent avait été prélevé.
Dans les deux cas, le contribuable n’en revoit jamais la couleur.
Ici, les milliards collectés au nom des familles sont redirigés vers les déficits du reste de la Sécurité sociale.
Et pour financer son nouveau congé de naissance, le gouvernement n’a même pas utilisé l’intégralité de cette manne.
Il a repoussé de 14 à 18 ans l’âge ouvrant droit à la majoration des allocations familiales. À terme, cette mesure réduira de 80 % le budget consacré à cette majoration.
Le gouvernement ne crée donc pas réellement une nouvelle aide : il en rabote une ancienne, déplace l’argent et présente le résultat comme une grande politique nataliste.
Pendant ce temps, les 5,7 milliards prélevés en trop servent à éponger les conséquences de sa mauvaise gestion ailleurs.
Au fond, c’est toujours la même arnaque.
L’État prélève de l’argent au nom d’une mission, puis le fait disparaître dans l’immense caisse commune de son modèle socialo-communiste.
Chaque excédent sert à boucher le déficit de la caisse d’à côté. Chaque déficit est maquillé par un nouveau transfert. Et quand toutes les caisses finissent malgré tout dans le rouge, personne ne demande de comptes à ceux qui les ont gérées.