Ils ont tout vendu, et on devrait s’en inquiéter !
Un gérant japonais de Sumitomo Mitsui DS Asset Management, Shinji Kunibe, a liquidé l’intégralité de sa position en obligations françaises. L’argent part donc vers les Bunds allemands et, pour une part, vers des titres japonais à court terme.
Sa justification est d’une clarté rare : les OAT offraient un rendement attractif, mais « vu les développements récents » il a tout cédé. Et il insiste sur un point : le degré auquel les gouvernements s’engagent à la discipline budgétaire. Contrairement à la France, dit-il, le Japon commence à parler aux marchés, et cela rassure.
Les créanciers étrangers ne « spéculent » donc pas. Ils comparent simplement, arbitrent, et ils partent dès que la crédibilité budgétaire s’effondre.
Tant que la dépense publique restera hors de contrôle, d’autres suivront.