Gilles William Goldnadel, pilier du Crif et fervent supporter du Likoud, continue de harceler le député Aymeric Caron et généralement tout LFI, coupables à ses yeux de dénoncer depuis le début le génocide des Palestiniens de Gaza. Sa dénonciation se base sur le compte X du harceleur "sword of salomon"
Rappelons qu'une enquête OSINT a permis d'identifier Lyron Abbou, alias Sword of Salomon, comme l’auteur de campagnes de doxxing ciblant les militants pro-palestiniens en France. Gestionnaire immobilier de 32 ans, il publie informations personnelles et captures d’écran, provoquant licenciements et harcèlement en ligne. Un signalement officiel a été adressé au procureur de Paris pour provocation au harcèlement, atteinte à la vie privée et mise en danger d’autrui. Ses liens présumés avec des services de renseignement (Mossad) soulignent l’ampleur de ses activités numériques.
Une enquête en sources ouvertes (OSINT) a permis d’identifier l’homme derrière le pseudonyme Sword of Salomon, un compte anonymisé mais très actif dans les campagnes de doxxing ciblant les militants LFI et les militants pro-palestiniens en France. Ce compte, suivi par plusieurs responsables publics et médiatiques, publie régulièrement des informations personnelles sur des militants, exposant des individus souvent jeunes au harcèlement et à la vindicte numérique.
Il s’agit de Lyron Abbou, âgé de 32 ans, gestionnaire immobilier domicilié dans le 3e arrondissement de Paris. Depuis plusieurs mois, Abbou mène une série d’actions numériques visant à déstabiliser des défenseurs de la Palestine, sous couvert de la lutte contre l’"antisémitisme" ou les propos "haineux".
Diplômé de droit, Abbou effectue ses études supérieures à Créteil, ville où il a également fréquenté l'école Ozar Hatorah, selon le site de mairie. A cette époque, Abbou est présent sur X et son compte s'appelle LyronJew. Il y parle de son père qui est tailleur renommé, assez pour tailler le costume de personnalités, de sa petite sœur admise à l'ESG en 2015.
Les informations publiées sur son compte suffisent à établir un lien direct permettant de remonter jusqu’à son identité.
Ces campagnes ont souvent été relayées par son compte, qui comptabilise à ce jour près de 150 signalements ciblés.
Abbou est un militant pro-Netanyahou et affiche son soutien à l’extrême droite française qui le relaye abondamment. Son engagement numérique, combiné à ses actions publiques sur les réseaux sociaux, révèle une stratégie concertée pour faire pression sur ceux qui défendent la Palestine, jusqu’à provoquer la perte de leur emploi ou leur marginalisation professionnelle.
Le terme doxxing désigne la divulgation publique d’informations personnelles pour nuire à une personne. Dans le cas de Lyron Abbou, alias Sword of Salomon, cette pratique ne se limite pas à la diffusion de noms et prénoms.Elle inclut également la publication de nationalités, liens familiaux, lieux de travail, établissements scolaires, ainsi que des captures d’écrans de publications anonymes jugées problématiques.
Selon plusieurs témoignages, certains messages ont explicitement appelé à des sanctions professionnelles ou universitaires contre les victimes. Dans plusieurs cas, ces campagnes ont conduit à des licenciements ou à des exclusions scolaires, confirmant la dangerosité de cette approche numérique.
Si effectivement dans quelques cas, certaines dénonciations de Lyron Abbou sont bel et bien fondées sur l'antisémitisme, il demeure que dans une proportion non négligeable, pour ne pas dire majoritairement, les personnes ciblées sont des citoyens faisant preuve de solidarité avec Gaza auxquels Sword of Salomon prête des allusions antisémites.
En effet, aucune personne ciblée n'est comparue devant un tribunal et n'a été reconnue coupable d'antisémitisme.
Un signalement officiel adressé au procureur de Paris, dont Nouvelle Aube a eu connaissance, souligne que les agissements de Sword of Salomon pourraient constituer des infractions pénales: provocation au harcèlement, atteinte à la vie privée et mise en danger d’autrui, en violation des articles 222-33-2-2 et 226-1 du Code pénal. Le signalement précise que cette méthode de dénonciation publique va bien au-delà de ce qu’autorise la loi et expose directement les victimes à des risques graves.
"Ces campagnes ciblées mettent des vies en danger, en particulier celles de jeunes militants qui n’ont fait qu’exprimer leur soutien au peuple palestinien", indique le texte du signalement adressé au procureur.
Des liens présumés avec les services de renseignement (Mossad):
Par recoupements de plusieurs informations publiquement disponibles, il a été avancé que Lyron Abbou pourrait entretenir des liens avec des services de renseignement français et israéliens. Si ces connexions étaient confirmées, elles pourraient relever des articles 411-6 à 411-8 du Code pénal, relatifs à la trahison et à la collaboration avec une puissance étrangère, passibles de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.
Ces allégations restent pour l’instant à confirmer devant la justice, mais elles soulignent l’ampleur potentielle des ramifications de ses actions. Le fait que ses campagnes de doxxing ciblent systématiquement les militants pro-palestiniens laisse penser à une coordination méthodique, plutôt qu’à des actes isolés.
Un financement via l’immobilier:
Pour financer ses activités en ligne, Lyron Abbou utiliserait des fonds transitant par l’agence immobilière GEMBNM, domiciliée en région parisienne. Ces fonds serviraient à maintenir les infrastructures numériques, à financer les opérations de recherche sur les cibles et à assurer la diffusion de contenus sur les plateformes sociales.
Le recours à des structures professionnelles légitimes pour financer des actions numériques pouvant nuire à autrui constitue un élément aggravant selon le Code pénal, et pourrait ouvrir la voie à des enquêtes financières et fiscales parallèles.
Signalement au Procureur:
Le signalement au procureur de Paris détaille les pratiques de Sword of Salomon et met en avant plusieurs infractions pénales potentielles :
- Provocation au harcèlement: en incitant à la vindicte contre des individus, certains jeunes et vulnérables.
- Atteinte à la vie privée: en publiant nom, prénom, lieu de travail et autres informations personnelles notamment les liens familiaux.
- Mise en danger d’autrui: en exposant ces personnes à des conséquences graves, professionnelles et psychologiques.
Le signalement précise que le compte Sword of Salomon, bien qu’anonyme, est actif depuis plusieurs années et que ses actions ont été répétitives et méthodiques. À travers ce signalement, l’auteur appelle la justice française à ouvrir une enquête afin de mettre un terme à ces pratiques et de protéger les victimes.
"La justice doit se saisir de ces faits avant que d’autres vies ne soient irrémédiablement affectées", conclut le texte adressé au procureur.
L’impunité face au doxxing pro-israélien:
Malgré la gravité de ses actes et son soutien affiché à la politique de Netanyahou, Lyron Abboud n’a jusqu’à présent fait l’objet d’aucune procédure judiciaire. Cette impunité soulève de sérieuses interrogations sur la tolérance accordée aux individus qui, à travers des actions en ligne, participent à la répression des voix solidaires du peuple palestinien .... tolérance en France, largement due la soumission de tout le gouvernement français, une grande majorité des députés de l'Assemblée Nationale, tous les médias mainstream, tout le show business, au Crif et à la communauté qu'il ne faut pas nommer ...
Des spécialistes du numérique et des droits civiques rappellent que le harcèlement en ligne ciblé constitue un risque majeur pour la démocratie et pour la liberté d’expression. Les campagnes de doxxing, lorsqu’elles ne sont pas sanctionnées, créent un climat de peur qui dissuade les citoyens de s’exprimer et protège ceux qui agissent pour des intérêts géopolitiques spécifiques.
Source :
yenisafak.com/fr/internation…