Pas de souci pour échanger des arguments avec vous
@ojblanchard1 mais un tout petit peu moins de condescendance dans l’échange ne serait pas de trop 🔽. Le résultat des politiques économiques que vous avez soutenues depuis des années devrait, je pense, vous amener à un peu plus d’humilité.
Je sais pertinemment ce qui a justifié l’utilisation des OATi en 1998, c’est-à-dire un taux d’intérêt moindre puisque l’investisseur prend moins de risque. Sauf qu’aujourd’hui, avec le contexte international et le dérèglement climatique qui rendent les prix plus volatiles, le coût de ces titres indexés s’accroît.
En résumé, leur coût final est largement supérieur à l’avantage que représente un taux d’intérêt plus faible au départ. C’est ce qui se passe depuis 2022. Prenons deux exemples.
» En 2022, ces OATi représentent 12,5 Md€ sur les 13 Md€ d’augmentation de la charge de la dette ! Et si les montants de dette levés par ces titres indexés l’avaient été grâce à des titres classiques, 10Md€ auraient été économisés.
» En 2026, sur la hausse de 3,6 Md€ du coût de la dette constatée en juin, 2,7 Md€ sont liés à cette indexation.
Dès lors, je maintiens que le choix de poursuivre à émettre des OATi est bien plus intéressant pour les marchés que pour nos propres finances. Les Allemands ont d’ailleurs arrêté d’utiliser ce type d'instrument en novembre 2023. Les raisons du ministère des finances allemand ? « L'État fédéral a décidé de ne plus émettre de nouveaux titres fédéraux indexés sur l'inflation ni d'augmenter l'encours des titres existants à partir de 2024.
Les risques que ces titres font peser sur la prévisibilité de la planification et sur les coûts de l'État l'emportent sur les avantages qu'ils offrent pour le portefeuille de la dette fédérale ». Ça dit tout. Cela devrait a minima autoriser quelques questions, et non vous autoriser à empêcher qu’on en pose.