Une alerte passe presque inaperçue dans le débat public : hier après-midi, la France a emprunté à près de 4,8 % à dix ans, contre 3,5 % il y a un an. Il faut remonter à 2008 pour retrouver un tel niveau.
Les tensions énergétiques poussent les taux à la hausse dans de nombreux pays. En France, l’incertitude politique à l’approche de la présidentielle ajoute à cette pression. N’ajoutons pas de l’instabilité à ces difficultés.
Davantage d’intérêts à payer, c’est moins de moyens pour les priorités du pays. Cette réalité s’impose à tous : Gouvernement, Parlement, candidats à la présidentielle. Le réel nous rattrape.
Le Gouvernement présentera en Conseil des ministres un budget de redressement. Nous serons à la disposition de chacun pour construire les compromis nécessaires et aboutir. La France a besoin de décisions et de perspectives.
L’intérêt général nous oblige.