La terreur idéologique a assez duré. Je sais que nous sommes nombreux à avoir subi la même chose.
Quand j’ai défendu avec vigueur la laïcité comme un rempart contre tous les fanatismes et l’islamisme ils m’ont traité d’islamophobe et de raciste.
Quand j’ai refusé la NUPES et le NFP au profit du front républicain il m’ont dit tu es « plus Hitler que le font populaire ».
Quand j’ai cru salutaire de prévenir les Français que les crises que nous allions affronter étaient vertigineuses ils m’ont expliqué que je faisais le jeu de Macron et que je soutenais le gouvernement de la peur.
Quand je rappelle à longueur de temps que la crise budgétaire et financière est extrêmement grave et que nous devons agir, pour nous et nos enfants, avec sérieux, courage et détermination ils m’expliquent que je suis la droite soumise aux marchés et à l’austérité.
Quand face aux insupportables violences et au chaos que nous venons de subir je rappelle que l’ordre, la fermeté et l’autorité républicaine doivent l’emporter, ils m’expliquent que je suis complice des « violences policières ».
Et puis à la fin, à bout d’argument, ils finissent irrémédiablement par dire « t’es qui? », « t’es rien ». Le mépris petit bourgeois aux lèvres.
« Ils » se sont les casseurs de l’extrême gauche qui ont saccagé la gauche, tous ceux qui ont ricané et fait des selfies avec eux, ceux qui ont profité de leur pillage systématique de notre histoire collective pour la revendre à la sauvette et faire la fortune des vendeurs de désespoir de l’extrême droite.
Ils ont, par leur inculture, laissé dans les réserves ce qui leur semblait sans intérêt et qui pourtant fonde la gauche républicaine et sa richesse: le courage, les valeurs et l’honneur.
À nous, éparpillés que nous sommes, de nous déployer et de nous multiplier, de parler fermement, sans cris ni fureur, de réparer et nettoyer les vitrines de la gauche digne, de remettre l’essentiel en lumière et d’ouvrir grand les portes.
La France n’a jamais eu autant besoin d’une gauche républicaine. Où que nous soyons, arborons la comme une fierté commune retrouvée.