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😄😄😉 Mais oh combien important, pour moi !
« Je ne suis pas ton Kirikou »
Il aura fallu une librairie pour donner à toute la droite française une leçon de courage.
Menacée par des « antifascistes » parce qu'elle osait inviter un auteur classé à droite, La Librairie africaine n'a ni plié, ni déprogrammé, ni présenté d'excuses.
Elle a répondu par une affiche, cinq mots qui valent tous les traités de science politique : « Je ne suis pas ton Kirikou ».
Mais ce coup d'éclat dit surtout autre chose, de bien plus grave.
Si une poignée de militants peut encore dicter qui a le droit de parler, c'est qu'on lui a accordé un pouvoir que les urnes ne lui ont jamais donné.
La gauche est minoritaire dans le pays.
Elle a pourtant pris ce pouvoir, parce qu'elle est militante, active, organisée, et souvent brillante dans l'art d'occuper le terrain.
Et elle l'a pris d'autant plus facilement qu'en face, la droite la plus conne du monde l'a laissée faire.
LES FAITS : DÉBATTRE EN FRANCE, MAIS EN CACHETTE !
La Librairie africaine est une plateforme qui fait connaître la littérature et la culture afro.
Elle avait prévu pour le 10 octobre, à Ivry-sur-Seine, la première édition de sa rencontre publique, Telema Talk.
Son invité : Julien Rochedy, auteur de "Qui sont les Blancs", qu'elle avait déjà reçu sur sa chaîne avec un réel succès.
Au programme, la souveraineté, la Françafrique, la présidentielle, le vivre-ensemble. Un débat, rien de plus.
C'en était trop pour un groupuscule se réclamant de l'antifascisme.
Rochedy y est décrété "néo-nazi", et la librairie est sommée de le priver de parole.
Les menaces sont assez sérieuses pour que l'événement soit reporté pour raisons de sécurité, déplacé dans un lieu tenu secret et signalé à la préfecture.
Mais la librairie n'a rien cédé sur le fond.
Même invité, même contenu, même esprit. Elle rappelle qu'elle n'est sous la tutelle de personne et qu'elle discutera avec qui elle veut.
Elle invoque Malcolm X, qui dénonçait déjà cette prétention d'une certaine gauche blanche à dicter aux Noirs ce qui est bon pour eux.
Retenons l'essentiel : en France, en 2026, une librairie doit se cacher pour organiser un débat.
Ce ne sont pas les "fascistes" qui l'y obligent, mais ceux qui prétendent les combattre.
LE RACISME DE CEUX QUI SE CROIENT ANTIRACISTES
Regardons la scène en face. Des militants, le plus souvent blancs, diplômés, urbains, expliquent à des Africains qui ils ont le droit de recevoir chez eux.
Ils décident à leur place quelles idées ils peuvent entendre et avec qui ils peuvent débattre.
Comme si ces hommes et ces femmes n'étaient pas des adultes capables de juger par eux-mêmes.
Comment appeler cela autrement que du paternalisme ?
C'est la vieille posture coloniale, repeinte aux couleurs de l'antifascisme : le Blanc éclairé qui guide le « bon sauvage » pour son propre bien.
La gauche qui a fait profession de dénoncer le colonialisme en reproduit exactement le réflexe.
L'Africain n'a de valeur à ses yeux que s'il reste dans le rôle qu'elle lui a écrit : victime, docile, électeur captif.
Qu'il pense par lu-même, et le voilà suspect.
C'est tout le génie de "Je ne suis pas ton Kirikou".
Kirikou, c'est l'enfant africain du dessin animé, petit, gentil, inoffensif.
La librairie dit à ces militants : vous ne voyez en nous que des enfants à protéger, nous sommes des adultes libres.
La formule est drôle, cinglante et imparable. Aucun antifa ne peut y répondre sans se démasquer.
Il y a là une intelligence rare. D'habitude, tout le monde se couche.
Les salles annulent, les éditeurs reculent, les universités déprogramment, le élus s'excusent.
La Librairie africaine, elle, a tenu. Elle mérite d'être saluée, soutenue et imitée.
SUITE DANS LE TWEET CI-DESSOUS
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