PSPP : Jour 1 : la monarchie. Les cancers attendront.
6 octobre au matin : Bravo Québec ! Vous avez réussi l’impossible : même si 70 % d’entre vous ne voulaient rien savoir de lui, PSPP a battu tout le monde et se trouve votre Premier Ministre !
L’ère PSPP débute.
🔵Un calcul démagogique et malhonnête
Jour 1; Heure 1: Priorité au pire, la monarchie ! Pas les urgences qui débordent, les cancers qui croissent et rongent les chairs en attendant d’être opérés, les dépressions qui s’enveniment au point d'abandonner... Non ! Le cancer à exciser, c’est celui – symbolique – de la monarchie !
La chimiothérapie de PSPP pour cette tumeur couronnée : l’asphyxier !
Il va couper l’oxygène de l’organisme, qui sape le budget du Québec : 1,3 million pour financer le poste de lieutenant-gouverneur l’an dernier alors que les dépenses budgétaires de la provinces cumulent 141 000 G$ .
Soit un ratio de 0,0000092, ou 0,00092 % du budget total du Québec.
Des économies faramineuses, comme vous voyez !
Qui, bien sûr, vont être attribuées à une juste et noble cause, l’itinérance !
Oh, PSPP, quel habile calcul politique -chantage émotionnel cousu de fil blanc- faites-vous ainsi en associant cette épargne ridicule au dossier, grave et complexe, de l’itinérance !
Vous croyez pouvoir ainsi argumenter : « Quoi, vous préférez le roi à nos malheureux itinérants ? Quels mauvais Québécois ! »
Mais, c’est vous, PSPP, qui démontrez votre cynisme, votre opportunisme... et votre inquiétant manque de sérieux : l’itinérance requiert des investissements de plusieurs centaines de millions de dollars, un plan étudié !
Prétendre que ce million va faire la différence, et qu’il doit ABSOLUMENT venir de l’abolition de ce poste de dépenses- et aucun autre- vraiment ? Vraiment ?
Cousu de fil blanc, donc.
🔵Une déconnexion face aux véritables priorités économiques
Entre les tarifs, l’inflation, l’endettement et la crise du logement, les Québécois arrivent tout juste à garder la tête hors de l’eau. Leurs priorités dans les sondages reflètent la précarité de leur situation financière : les préoccupations économiques (coût de la vie et logement) captent plus de 53 % de l'attention des électeurs, suivies par les services publics (santé et éducation) à 46 %.
Quant à la monarchie et les enjeux constitutionnels, ils peinent à faire la liste, avec 1 ou 2 % des répondants les identifiant comme priorités. (Source : Léger 360, 22 septembre 2026).
Mais, pour PSPP, au jour 1 de son règne, rien n’appert plus urgent que d’empêcher Manon Jeannotte de prononcer son traditionnel discours du lieutenant-gouverneur (L-G) lors de l’ouverture des travaux de la nouvelle législature! Dès la première minute, il attaque Ottawa frontalement !
🔵L'impasse juridique et le chaos législatif
Aucune loi de passée, aucun budget d’alloué, aucune dépense coupée, mais une crise constitutionnelle en marche, et toute une !
Le PQ ne peut pas abolir unilatéralement la Couronne (représentée par le L-G) selon les experts en droit constitutionnel (source : Radio-Canada). Son poste est protégé par la Constitution et toute modification à sa charge doit être approuvée par le Parlement canadien (et les provinces !).
Quant à l’assertion de PSPP qu’il peut, par une loi de l’Assemblée nationale, contourner la Constitution, il se trompe du tout au tout, démontrant soit son ignorance ou sa malhonnêteté.
En effet, la Cour suprême a tranché clairement à ce sujet selon les experts : elle interdit de faire « indirectement ce que la Constitution empêche de faire directement ». (Source : CBC)
Revenons au Jour 1.
PSPP, n’écoutant que son propre conseil ou celui de son éminence grise, Mathieu Bock-Côté , depuis son salon parisien, a montré la porte du parlement de Québec à la L-G .
Nous voilà dans un vortex constitutionnel destructeur.
Seule la L-G peut donner force de loi au texte des projets de loi proposé par le gouvernement !
Sans elle, qui les sanctionne ? Sans sa signature, le texte n’a aucune valeur juridique, la loi ne peut s’implanter ni être exécutée !
Comment PSPP va-t-il régler ça ?
Gouverner sans légiférer ?
Absurde et irresponsable sont des qualificatifs qui ne suffisent pas à décrire ses intentions.
🔵Rhétorique belliqueuse, confrontation
PSPP dirige donc délibérément le Québec vers un mur juridique.
Le refus de la sanction royale risquerait d'invalider l'ensemble des lois votées par l'Assemblée nationale, plongeant la province dans une insécurité juridique totale. Et en confrontation immédiate avec Ottawa.
Sa rhétorique, sans même être élu, se radicalise : l'utilisation de mots incendiaires comme « domination par la force » et « par les armes », pour décrire le rôle symbolique et bénin de la Couronne, vise à jeter de l’huile sur le feu des relations Québec-Ottawa.
Que ça flambe, et maintenant!
On en vient presque à se demander si son référendum, qu’il avait promis de remettre après le départ de Trump de la présidence, ne sera pas soumis plus tôt aux Québécois.
Chose certaine, la gestion de l’État n’est pas la priorité de PSPP.
Il alloue ses premières énergies et ressources à la quête référendaire, à la souveraineté du Québec.
Ce faisant, il se pose en total décalage avec TOUS les Québécois, et non pas « seulement » les 70 % d’entre eux qui n’auront pas voté pour lui.
Et ses ornières idéologiques mettent le Québec en danger à l’heure où le Québec et le Canada n’ont jamais été autant menacés dans leur intégrité souveraine, l’ombre de l’annexion américaine planant sur eux.
🔵🔵🔵En conclusion
PSPP est la mauvaise personne pour diriger le Québec dans ce moment périlleux de son histoire.
Le Québec a besoin de saine gestion des fonds, pas de gaspillage de rares et précieuses ressources à des fins référendaires.
Le Québec a besoin de concret, d’argent en santé, de médecins et d’infirmières ; pas d’idéologues se disputant pour de vains symboles.
Enfin, le Québec a besoin de renforts, besoin d’Ottawa, pas de couper les ponts, se renfermer sur soi.
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