La France a plus que jamais besoin de la révolution du bon sens que porte
@davidlisnard.
Notre dette continue de croître. Elle atteint des niveaux inédits en temps de paix et les taux auxquels on la finance s’envolent et atteignent des niveaux de temps de crise. Une situation plus préoccupante chaque jour.
Pourtant, l’Etat ne manque pas de ressource : le pays bat tous les records en matière d’impôts et de prélèvements obligatoires.
De l’avis général, les services publics n’en finissent plus de se dégrader. Notre insécurité atteint un niveau inégalé dans l’Union européenne. Nous dégringolons dans tous les classements internationaux en matière d’éducation. Et qui est confronté à notre système de santé peut juger de son état, souvent préoccupant, autant que de l’accélération de sa dégradation.
Et pourtant, le pays détient le record mondial de la dépense publique.
On attribue à Albert Einstein, qui n’était pas le plus idiot d’entre nous, cette citation : « La folie, c’est faire toujours la même chose et s’attendre à un résultat différent. »
Il faut être fou, démagogue ou totalement ignorant de la réalité de notre situation pour expliquer que le pays ira mieux en continuant à dépenser toujours plus, et à le faire aux frais des plus jeunes et des générations futures, ce qui ajoute à la chose l’immoralité.
Et pourtant, c’est ce programme qui figurera dans le projet de loi de finances qui sera présenté dans quelques heures. Un document établi par des individus, politiques et fonctionnaires, qui dirigent le pays depuis des années et qui se présentent comme les garants d’une ligne raisonnable et responsable.
Et pourtant, à l’heure où j’écris ces lignes, les deux principales forces d’opposition mesurées par les sondages ont le projet de faire à peu près pareil, ou de promettre de faire pire. Elles auraient tort de s’en priver, tant elles font écho à la rue, d’une part, et, d’autre part, au concert des éditorialistes qui s’est fait de longue date le garant du conformisme le plus absolu.
Tout cela en est devenu kafkaïen.
L’addition de ces « pourtant », c’est la démonstration que le bon sens n’a plus cours dans ce pays. Et tant qu’on continuera dans cette voie, le pays continuera d’accélérer sur la voie de son déclassement.
Le seul qui dénonce avec constance et cohérence, depuis des années, cette situation ubuesque et, surtout, qui lui oppose des solutions radicales, c’est-à-dire qui vont à la racine de nos problèmes, c’est
@davidlisnard.
Le temps est venu de le faire gagner, pour faire gagner le pays.