J’EN AI PLEIN LE CUL
Je suis promoteur immobilier, et j’aime mon métier
Sauf que :
1) je ne peux pas faire de social, sinon je perds de l’argent et je ne vends pas le non-social de mes projets (personne ne veut vivre au dessus de HLM en ayant payé plein pot)
2) les PLU interdisent quasiment tous des constructions en hauteur, une extension de la ville, ou une trop grande emprise au sol, et imposent 2 places de parking/logements, un coefficient de verdure monstrueux, et des instructions architecturales hors de prix
3) je dois respecter des normes énergétiques draconiennes qui coûtent une blinde et que je ne peux répercuter sur les prix de vente car les gens n’ont plus d’argent
4) les taux d’emprunts flambent. Pour les clients, mais aussi pour moi, car quand je construis, j’emprunte ! Et pas des petits montants… des millions d’euros !
5) des ABF, la MRAE, la DREAL, la DIR, et tant d’autres organismes théobidules ont tous leur mot à dire sur MON PROGRAMME que DES CLIENTS veulent acheter. Et surtout la capacité de bloquer le projet ! Pour des simples opinions personnelles : ça peut aller d’un papillon du coin à un arbre qui a 10 ans, en passant par un ruisseau enfoui depuis des siècles. Je me suis fait traiter d’assassin par un ABF car j’ai coupé UN ARBRE (j’en ai replanté des dizaines) pour loger 50 personnes
6) les assureurs et les banques refusent une après l’autre de m’octroyer une Garantie Financière d’Achèvement, pourtant OBLIGATOIRE, pour lancer un chantier car « on s’est pris trop de gamelles »
Et quand par MIRACLE, j’arrive enfin à trouver un terrain en vente À UN PRIX RAISONNABLE, où je peux potentiellement faire 10% de marge (pas 80% comme certains croient)…
On me refuse mon Certificat d’Urbanisme Opérationnel car il y a une route à 50 de 2 voies DANS LE MÊME SENS, dont je comptais me servir pour rejoindre la voirie… sauf que apparement 45 logements ça fait TROP !
Et après on s’étonne qu’il n’y ait plus de constructions et que les prix des logements montent au ciel…