Dix mois après Novembre 1954, la France croyait avoir étranglé la Révolution, affaiblie par la mort de Didouche Mourad et l’arrestation de plusieurs chefs historiques.
Mais le 20 août 1955, Zighoud Youcef renversa la donne. À midi, paysans et gens du peuple, armés de faucilles, de haches et de fusils, frappèrent plus de 39 objectifs militaires de l’occupant dans le Nord Constantinois.
Ce jour là, le monde comprit que l’Algérie ne connaissait pas une rébellion passagère, mais une révolution portée par tout un peuple.
Zighoud Youcef venait de rendre à la Révolution son second souffle et de déjouer les espoirs coloniaux de la voir sombrer dans le sort des résistances d’antan.